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Ce manchot rare de Nouvelle-Zélande n’est pas une, mais trois espèces cachées !

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Le mystère du manchot aux yeux d’or enfin percé

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Ah, le manchot aux yeux jaunes, ou « hoiho » comme l’appellent les Néo-Zélandais. Franchement, quel animal magnifique, n’est-ce pas ? On le reconnaît immédiatement à ses marques jaune-orangé éclatantes qui courent le long de ses yeux, lui donnant cet air à la fois curieux et un peu sévère. Mais derrière cette beauté singulière se cache une vérité écologique un peu tragique : c’est l’un des manchots les plus rares du monde. Et croyez-le ou non, figurez-vous que cette espèce si précieuse et si menacée est en réalité… trois sous-espèces distinctes, dissimulées sous un même nom.

Une récente analyse génétique a révélé ce secret inattendu, une découverte capitale qui pourrait bien changer la façon dont nous essayons de le sauver. Parce que oui, malheureusement, il ne reste plus que 2 600 à 3 000 individus matures dans la nature. C’est dramatiquement peu.

Ces yeux jaune-orangé que vous ne pouvez ignorer

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Le hoiho (Megadyptes antipodes) est déjà fascinant par nature. On le trouve seulement sur le continent de la Nouvelle-Zélande, ainsi que sur l’île Enderby et l’île Campbell. Ce n’est pas votre manchot typique ; en plus de cette couleur d’œil incroyable, il a un cri aigu qu’on ne peut pas rater et, ce qui est vraiment inhabituel, il choisit d’établir ses nids sous une végétation très dense. Il est incroyablement timide, on dirait qu’il évite les regards, ce qui complique souvent les études.

Pour vous donner une idée de son importance culturelle là-bas, il a même été élu deux fois Oiseau de l’année en Nouvelle-Zélande. C’est une vraie star locale, mais une star en grand danger, évidemment.

Pourquoi la population décline-t-elle si vite ?

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C’est une chute qui donne le vertige. Depuis une trentaine d’années, leur nombre ne cesse de baisser. Si on regarde l’île principale, le tableau est franchement sombre : il reste moins de 150 couples reproducteurs. C’est peu, vraiment très peu. Le risque d’extinction pour cette population du Nord est loin d’être théorique, c’est une menace imminente, comme l’a si bien dit Lisa Argilla, une vétérinaire impliquée dans l’étude.

Alors, qu’est-ce qui cause tout ce mal ? Plusieurs facteurs se cumulent, je suppose. Il y a la perte d’habitat, bien sûr, car l’aménagement humain grignote l’espace où ils peuvent nicher tranquillement. Mais il y a aussi la mortalité par capture accidentelle, le fameux « bycatch », lorsque ces oiseaux se retrouvent piégés dans les filets de pêche.

La maladie des poussins et l’importance de l’ADN

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En plus de tous ces problèmes habituels, un mal nouveau est apparu en 2019 : le syndrome de détresse respiratoire (RDS). Cette maladie frappe durement les poussins hoiho, causant des ravages dans les nichées. Et c’est là que la science entre en jeu. Pour sauver une espèce menacée, il faut vraiment comprendre son « plan biologique », son ADN. Comprendre sa génétique, c’est essentiel pour savoir s’il peut résister aux maladies comme le RDS, ou s’il est capable de s’adapter à un environnement qui change très vite.

C’est dans cet esprit que des chercheurs de l’Université d’Otago, du Département de la conservation et de Ngāi Tahu ont décidé d’analyser l’ADN de 249 manchots, pris un peu partout sur le continent et les îles.

L’analyse génétique révèle un secret ancestral

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Imaginez la surprise de l’équipe ! Ils s’attendaient à apprendre des choses, bien sûr, mais ils ont découvert des preuves inattendues révélant que ces manchots ne forment pas une, mais bien trois sous-espèces distinctes. Oui, trois lignées, comme si un seul manchot portait trois manteaux.

Une analyse poussée, qui a comparé leurs génomes avec ceux de deux espèces de manchots aujourd’hui disparues, a montré que ces trois lignées sont profondément divergentes. Elles se seraient séparées il y a bien longtemps, entre 5 000 et 16 000 ans. Cela veut dire qu’elles ont évolué de manière très différente pendant tout ce temps, même si elles se ressemblent beaucoup à l’œil nu.

Pourquoi certains manchots résistent-ils au RDS ?

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Cette découverte génétique aide peut-être à élucider un mystère que les scientifiques se posaient depuis un moment. Les populations de hoiho du Nord souffrent terriblement du RDS, cette maladie respiratoire qui tue les poussins. Or, étonnamment, la population du Sud ne montre presque aucun signe de ce syndrome. Pourquoi ?

L’étude suggère que ces différences génétiques pourraient être la clé de la résistance. Est-ce que les manchots du Sud possèdent un gène qui leur donne une immunité naturelle ? C’est une piste sérieuse, mais les auteurs de l’étude sont prudents. Ils affirment que la question de savoir si les différences génétiques sont directement impliquées dans cette résistance au RDS reste une question ouverte qui nécessite encore beaucoup, beaucoup de travail.

Des stratégies de protection sur mesure

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Quoi qu’il en soit, cette nouvelle classification génétique est incroyablement utile pour les efforts de conservation. On ne peut plus traiter l’espèce comme un seul bloc. Il faut absolument adapter les mesures de protection pour chacune des trois lignées, surtout que la population continentale est si vulnérable.

Dr Mel Young, qui a participé à l’étude au Département de la conservation, l’a bien dit : Reconnaître trois sous-espèces tient compte de la diversité culturelle et biologique au sein du hoiho et garantit des efforts de conservation adaptés à chaque population. On ne peut pas appliquer le même remède à trois maladies légèrement différentes, c’est logique, non ?

C’est une question d’urgence vitale. Il faut agir vite. Car, comme l’a souligné Lisa Argilla, pour la population du Nord, l’extinction n’est pas une possibilité lointaine, c’est une menace immédiate. Sans une action rapide, audacieuse, et surtout coordonnée, nous risquons de perdre ces oiseaux absolument précieux pour toujours.

Conclusion : sauvons ces oiseaux précieux avant qu’il ne soit trop tard

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La science nous a donné une information essentielle : le manchot aux yeux jaunes est plus diversifié et plus complexe que nous ne le pensions. Cette découverte de trois lignées anciennes, qui ont réussi à survivre jusqu’à aujourd’hui, ajoute une dimension de diversité biologique et culturelle à protéger. Mais attention, cela ne signifie pas qu’ils sont plus nombreux.

Au contraire, ce sont désormais trois groupes distincts qui nécessitent une attention particulière et des stratégies sur mesure pour éviter la disparition. L’urgence est réelle, et tous les efforts, qu’ils soient locaux, gouvernementaux ou scientifiques, doivent maintenant se concentrer à la fois sur la compréhension de leur génome et sur la protection immédiate de leurs habitats. Nous avons encore une chance de les sauver, mais l’horloge tourne, surtout pour ceux du Nord.

Selon la source : iflscience.com