Jusqu’où la vie peut-elle aller ?
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Cette découverte, menée par l’équipe du professeur Alan Jamieson en 2023, ne fait pas que battre un record, non. Elle nous force à revoir notre copie sur les limites du vivant. Ce petit poisson, un Pseudoliparis, est la preuve que nous sommes peut-être très, très près de la profondeur maximale qu’un poisson peut supporter. Ça, c’est une information qui donne à réfléchir, n’est-ce pas ?
Un nouveau champion dans la fosse Izu-Ogasawara
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Le record précédent était fixé à 8 178 mètres, dans cette fameuse fosse des Mariannes. Mais là, dans l’Izu-Ogasawara, ils ont filmé une espèce encore inconnue de poisson-limace, ou Pseudoliparis, à 8 336 mètres ! Et ce n’est pas tout : ils ont même réussi à capturer un autre spécimen, Pseudoliparis belyaevi, à 8 022 mètres. Une prouesse qui prouve, d’après le Professeur Jamieson, que l’affirmation selon laquelle « nous ne savons rien des grands fonds marins » est tout simplement fausse.
L’influence cachée de la température
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La fosse Izu-Ogasawara s’avère être la plus chaude de ces tranchées profondes. Moins d’un degré de différence, cela peut sembler dérisoire pour nous, mais c’est suffisant pour changer complètement l’écologie locale et la rendre plus accueillante pour la vie. C’était d’ailleurs le raisonnement de l’équipe avant de partir explorer : si c’est plus chaud, on devrait trouver des créatures capables de vivre plus profondément. Et ils ont eu raison.
Abondance et richesse japonaise
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Pensez-y : lorsque les créatures vivant près de la surface meurent, leurs restes mettent des semaines, voire des mois, à s’enfoncer jusqu’à 8 000 mètres. Ce matériel forme la base de la chaîne alimentaire des abysses. S’il y en a plus qui tombe dans cette fosse que dans la fosse des Mariannes, eh bien, vous obtenez un environnement plus riche. C’est ce qui fait des fosses japonaises, selon Jamieson, des « endroits incroyables à explorer, si riches en vie ».
Le long voyage des eaux antarctiques
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Chaque fois que cette eau de fond rencontre une tranchée, elle s’y engouffre. Au moment où elle atteint la fosse Izu-Ogasawara, elle a eu juste assez de temps pour gagner ce petit degré de chaleur qui fait toute la différence écologique. C’est une merveille de circulation océanique, non ? On voit bien que tout est lié, même ce qui se passe sous les glaces influence la survie d’un poisson minuscule à des milliers de kilomètres de là. Il faut dire que le réchauffement climatique pourrait bien, d’ailleurs, venir perturber ce processus naturel…
Le poisson-limace, un mangeur de fond surprenant
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À ces profondeurs incroyables, ces poissons, qui mesurent environ 20 à 25 centimètres (8 à 10 pouces), se nourrissent de petits crustacés. Ces crustacés, à leur tour, se régalent du « matériel » qui tombe du ciel (enfin, de la surface). Ils mangent tout ce qu’ils peuvent récupérer, sans faire attention à la date de péremption, et ainsi construisent un réseau alimentaire étonnamment résistant malgré les conditions extrêmes. C’est la preuve, s’il en fallait une, de l’ingéniosité de la nature.
Conclusion : une limite bientôt atteinte ?
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« Si quelqu’un trouve des poissons à des profondeurs encore plus grandes, cela ne sera pas de beaucoup », a-t-il affirmé. Il est fort probable que nous soyons très proches du plafond de survie maximal pour les vertébrés dans les océans. Cette pression incroyable combinée aux autres facteurs crée une barrière quasi infranchissable. C’est une pensée incroyable : la vie s’arrête net, et nous savons maintenant, à quelques dizaines de mètres près, où se situe cette frontière. Une découverte marquante pour la science, vous ne trouvez pas ?
Selon la source : iflscience.com