Le mimétisme extrême : Ces petites araignées qui sentent le caca d’oiseau pour ne pas finir en collation
Richard Davis - 2025-10-31 18:36
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Le maître incontesté du camouflage répugnant

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Je vous parle des fameuses araignées « crotte d’oiseau ». Elles appartiennent à la famille des Thomisidae, et plus précisément au genre Phrynarachne. Leur technique est simple : elles ne cherchent pas seulement à se cacher, elles veulent carrément ressembler aux déjections de leurs propres prédateurs, principalement les oiseaux. Quand on y pense, qui aurait envie de grignoter des excréments? Absolument personne, je suppose. C’est le mimétisme poussé à son paroxysme.
L’art de ressembler à des fientes : du corps à la texture

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Et pour pousser l’illusion encore plus loin ? Certaines espèces, très malines, tissent même une petite plaque de soie blanche sur la feuille où elles se tiennent. Cela amplifie l’effet visuel de la crotte fraîchement tombée sur le vert du feuillage. C’est l’attention aux détails qui fait toute la différence, franchement.
Quand l’odeur s’en mêle : la double stratégie olfactive

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Prenez par exemple Phrynarachne ceylonica. Cette odeur terrible a un double avantage stratégique. D’abord, elle attire de quoi manger, principalement des mouches. C’est un peu dégoûtant comme méthode de chasse, mais efficace : les mouches pensent trouver un festin et paf, elles finissent au menu de l’araignée. Ensuite, et c’est le plus important, cette puanteur repousse les créatures qui, elles, aimeraient bien la manger, comme certaines araignées sauteuses. C’est une défense olfactive parfaite. On dirait presque que l’évolution a dit : « Si tu ne peux pas être invisible, sois juste immangeable. »
De nouvelles espèces identifiées : un genre mal documenté

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Heureusement, une étude récente est venue éclaircir tout ça en identifiant deux nouvelles espèces. Les auteurs de cette étude ont noté, et c’est très technique, que « les organes copulateurs de beaucoup d’entre elles sont bien illustrés », ce qui a permis de différencier ces nouveaux spécimens de manière très fiable. C’est la preuve qu’en science, même les détails les plus intimes peuvent être cruciaux pour la classification.
Deux découvertes et des hommages entomologiques

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La seconde, Phrynarachne storozhenkoi, vient de Bornéo, dans une région malaisienne. Elle est plus jaune, avec des taches noires et des marques brun foncé. Elle rend hommage à Sergei Storozhenko, également entomologiste russe, pour son 70e anniversaire. Tiens, c’est amusant de voir ces hommages, une belle manière de remercier les gens qui passent leur vie à chercher ces petites créatures, non ?
Bornéo, une première officielle, grâce à la science citoyenne

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Mais attendez, il y a de l’espoir pour de futures identifications. La plateforme de science citoyenne iNaturalist, où tout un chacun peut poster des photos de nature, regorge déjà d’observations qui pourraient bien signifier qu’il y a encore d’autres espèces cachées dans ce genre un peu puant, je suppose. C’est génial de voir à quel point les gens ordinaires, avec un simple téléphone ou un appareil photo, peuvent aider à faire progresser la zoologie. Qui sait combien d’autres créatures se cachent en se faisant passer pour des déchets ?
Conclusion : L’ingéniosité sans limites de la nature

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Le monde naturel est plein de surprises, et franchement, mieux vaut ne pas s’y fier à l’apparence, ni à l’odeur, d’ailleurs, si vous vous promenez en Asie du Sud-Est !
Selon la source : iflscience.com