La mousse, cette grande survivante : des spores reviennent de l’espace après neuf mois, prêtes à germer

La mousse, cette grande survivante : des spores reviennent de l’espace après neuf mois, prêtes à germer credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

L’humble plante qui défie le cosmos

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On parle beaucoup de « terraformation » quand on imagine établir la vie humaine sur d’autres planètes. Souvent, on pense à des serres sophistiquées, ou peut-être aux fameuses pommes de terre. Mais qui aurait cru que la modeste mousse pourrait être notre première pionnière interstellaire ? Elle nous paraît fragile, n’est-ce pas ? Pourtant, cette petite plante est une véritable héroïne de la survie. Récemment, un exploit scientifique incroyable est venu le prouver.

Des spores de mousse, qui sont restées exposées au vide spatial et aux radiations pendant neuf longs mois à l’extérieur de la Station Spatiale Internationale (ISS), ont réussi à se reproduire une fois revenues sur Terre. C’est fascinant ! Jusqu’à présent, seuls des organismes unicellulaires avaient démontré une telle capacité. C’est la première fois qu’une plante terrestre montre de tels pouvoirs de survie dans ces conditions extrêmes.

Le défi de l’espace est colossal

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Si l’humanité veut s’aventurer au-delà de notre planète natale, nous devrons emporter la vie avec nous. Or, l’espace est une zone de danger permanent pour toute espèce ayant évolué sous la « couverture » protectrice de notre atmosphère. Pensez-y : le vide, les températures extrêmes, les rayons cosmiques… La plupart des organismes vivants, y compris nous, ne pourraient pas survivre brièvement à un vide comme celui-là.

Cependant, si nous voulons établir de nouvelles colonies sur Mars ou ailleurs, il nous faudra des espèces capables d’endurer des conditions quasi spatiales à leur arrivée. C’est là que la mousse entre en scène. Bien avant l’apparition des arbres ou même des fougères, ces petites forêts primitives dominaient déjà la Terre. Si elles ont été les pionnières terrestres, pourraient-elles l’être aussi ailleurs ?

Des tests impitoyables avant le grand voyage

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Le professeur Tomomichi Fujita de l’Université d’Hokkaido, ainsi que ses collègues, étaient inspirés par la capacité naturelle de la mousse à survivre là où presque rien d’autre ne peut, comme dans l’Antarctique ou dans les hautes altitudes himalayennes. Leur sujet d’étude était la Physcomitrium patens, que l’on nomme communément la mousse de terre étalée.

Transporter le moindre échantillon vers l’ISS coûte une fortune, c’est pourquoi ils ont d’abord procédé à des tests draconiens en laboratoire. Ils ont soumis les spores à de multiples dangers que l’on retrouve dans l’espace : des températures glaciales de -196 °C, des pics de chaleur à 55 °C, un vide quasi parfait et des doses massives de rayonnement UV. Les jeunes pousses de mousse n’ont pas survécu à ces UV, et les cellules de propagation ont perdu 70 % de leurs effectifs. Mais qu’en est-il des sporophytes, c’est-à-dire les capsules contenant les spores ?

L’étonnante survie dans le vide spatial

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C’est un peu comme envoyer un enfant sans manteau en Sibérie, mais en pire ! L’équipe s’attendait à ce que la combinaison des stress – microgravité, variations extrêmes de température, radiations et vide – cause des dégâts bien supérieurs aux stress pris individuellement. Après 283 jours passés directement fixés à l’extérieur de l’ISS, le verdict est tombé.

« Nous nous attendions à une survie quasi nulle, mais le résultat fut l’inverse : la plupart des spores ont survécu », a confié le professeur Fujita. Imaginez leur surprise ! En fait, 86 % des spores envoyées dans l’espace ont germé. Ce taux monte même à 97 % pour celles qui étaient protégées uniquement des UV, mais pas du reste des conditions spatiales. « Nous avons été sincèrement étonnés par l’extraordinaire durabilité de ces minuscules cellules végétales. » C’est une preuve frappante que la vie terrestre possède, au niveau cellulaire, des mécanismes intrinsèques pour endurer l’environnement spatial.

Pourquoi la mousse est-elle si forte ?

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Alors, quel est leur secret ? L’équipe pense que cette réussite s’explique par la structure que la mousse construit autour de ses spores. C’est cette enveloppe qui parvient notamment à absorber les rayons UV les plus violents. C’est une adaptation formidable !

Les chercheurs suggèrent que cette résilience est un héritage très, très ancien. Il faut se souvenir que les mousses furent les tout premiers organismes à s’aventurer hors de l’eau il y a environ 500 millions d’années, pour devenir les premières plantes terrestres. Elles ont donc une longue histoire d’adaptation aux conditions difficiles et changeantes. Elles sont programmées pour l’extrême, en quelque sorte.

Le rêve martien et les défis à venir

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Évidemment, l’équipe a seulement testé la capacité à germer, et non s’il y avait des conséquences génétiques à long terme de ce voyage intersidéral. Mais, sur la base du taux de survie impressionnant observé, les chercheurs estiment qu’un nombre suffisant de spores survivrait à un voyage d’environ 15 ans dans l’espace pour pouvoir établir un « jardin » de mousse sur une nouvelle planète. C’est quand même un délai encourageant !

Bien sûr, il reste un obstacle de taille avant que la mousse de terre étalée ne puisse coloniser la planète rouge : les conditions à l’arrivée. C’est une chose de survivre et de germer en revenant sur Terre, mais c’en est une autre de devoir pousser sur Mars. Là-bas, certains dangers similaires attendent les spores, et les sols martiens pourraient bien se révéler toxiques pour cette petite plante. Néanmoins, comme le dit le professeur Fujita, ce travail ouvre « une nouvelle frontière vers la construction d’écosystèmes dans des environnements extraterrestres ».

L’espoir est dans le minuscule

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Les futurs aventuriers martiens espèrent sans doute que des plantes plus tardives, comme les fameuses pommes de terre, se montreront aussi robustes. Mais en attendant, nous avons la mousse. C’est une leçon d’humilité, n’est-ce pas ? Parfois, la solution aux plus grands défis se trouve dans le plus petit des organismes.

Cette découverte prouve de manière éclatante qu’il existe une « résilience cosmique » au sein même de la vie terrestre. Nous pourrions potentiellement expédier ces spores de manière non encapsulée, en sachant qu’elles ont une chance de survie extraordinaire, pourvu qu’elles soient protégées des radiations UV. L’avenir de la biosignature extraterrestre pourrait bien passer par un simple, mais ô combien tenace, tapis de mousse.

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.