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Le retour des changements : ce que l’administration Trump prépare pour la loi sur les espèces en danger

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Un air de déjà-vu pour l’Acte sur les Espèces en Danger

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Tiens donc, c’était dans l’air depuis un moment, n’est-ce pas ? L’administration Trump a remis ça cette semaine avec une proposition qui vise à modifier de nouveau l’Acte sur les Espèces en Danger (ESA). C’est une législation cruciale pour la protection de la biodiversité. Ça paraît compliqué, mais l’idée générale est simple : elle veut limiter les protections accordées aux plantes et animaux, tout en donnant beaucoup plus de poids aux considérations purement économiques dans les décisions.

Ces propositions, à vrai dire, ne sont pas une surprise totale. Elles cherchent surtout à rétablir les changements qui avaient déjà été adoptés en 2019 et 2020 sous la précédente administration républicaine, avant d’être annulés ou modifiés par l’équipe Biden. C’est un va-et-vient politique fatigant, mais qui a des conséquences très réelles sur la faune.

Rétablir l’intention originale ? La justification de l’administration

Le Secrétaire de l’Intérieur, Doug Burgum, a mis les pieds dans le plat avec une déclaration bien ficelée. Il assure que cette démarche sert à ramener l’ESA à son « intention originale », garantissant la protection des espèces à travers des standards clairs et légaux.

Il parle également de respecter « les moyens de subsistance des Américains qui dépendent de nos terres et de nos ressources ». Ah, l’éternel débat entre la conservation et les besoins économiques ! L’administration dit que ça met fin à des années de « confusion légale » et de « réglementation excessive ». Oui, d’accord, mais pour qui est-ce excessif, hein ? On sent bien que derrière ces mots policés, il y a une volonté de donner plus de marge de manœuvre aux entreprises des secteurs de l’énergie et de l’exploitation des ressources.

L’ESA, ce pilier de la conservation que l’on oublie parfois

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Peut-être que certains d’entre vous ne se rappellent plus très bien ce que représente l’ESA. C’est une loi qui date de 1973, un texte historique signé par le Président Richard Nixon, un Républicain, ce qui est quand même un fait marquant quand on y pense.

La loi est vue comme l’une des plus importantes au monde pour la conservation. Elle donne un cadre pour protéger les espèces menacées et leur habitat. En gros, elle interdit le « take » – terme qui veut dire harceler, blesser, tuer, chasser, capturer – d’espèces en danger, sauf exception très précise. Tenez-vous bien : une étude estime que cette loi a empêché l’extinction de près de 300 espèces depuis sa mise en place. C’est plus de 99 % des espèces sous sa protection qui ont été sauvées. C’est un bilan impressionnant, n’est-ce pas ?

Le coup de grâce à la « règle générale »

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Alors, qu’est-ce qui va changer concrètement dans le fonctionnement de la loi ? Il y a quatre grandes propositions qui touchent au processus de désignation des espèces, à la détermination de leur habitat critique, et à leur protection effective.

La plus visible, et peut-être la plus inquiétante pour les écologistes, c’est le retrait de la fameuse « règle générale » (ou « blanket rule »). Avant, si une espèce était classée comme « menacée » (un cran avant « en danger »), elle recevait automatiquement les mêmes protections que les espèces déjà « en danger ». C’était simple et ça garantissait une intervention rapide. Maintenant, chaque nouvelle espèce menacée devra attendre des protections spécifiques. C’est une attente qui pourrait être fatale dans des situations urgentes. Heureusement, celles qui sont déjà protégées maintiendraient leurs protections en place, du moins jusqu’à ce que de nouvelles règles spécifiques soient déterminées pour elles.

L’influence grandissante des facteurs économiques sur la biodiversité

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Un autre changement fondamental touche à l’argent, comme cela arrive souvent en politique. L’idée est de donner beaucoup plus d’importance aux facteurs économiques et de sécurité nationale lorsque l’on décide de l’avenir d’une espèce ou de son habitat critique. C’est là que le bât blesse, non ?

Imaginez ceci : si un terrain a une valeur financière élevée, par exemple pour une exploitation quelconque, ce bénéfice pourrait désormais l’emporter sur l’intérêt de le désigner comme « habitat critique ». La proposition autoriserait « l’exclusion de zones » si les bénéfices de l’exclusion l’emportent sur les bénéfices de la désignation. Cela veut dire que l’évaluation financière pourrait primer sur la survie d’un écosystème entier. De plus, on assiste à un changement dans la définition de l’« avenir prévisible », ce qui enlève des garde-fous pour les menaces futures, comme celles liées au changement climatique. Une vision très à court terme, je trouve.

Une vague de réactions, entre soutien industriel et consternation écologiste

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Bien sûr, l’annonce a soulevé des réactions très différentes. Du côté de l’industrie énergétique, on applaudit. Melissa Simpson, de la Western Energy Alliance, a déclaré que ces changements réduisaient les fardeaux réglementaires. C’est ce qu’ils demandent depuis longtemps, c’est logique.

Mais du côté des défenseurs de la nature, c’est la consternation pure et simple. Stephanie Kurose, du Center for Biological Diversity, n’y va pas par quatre chemins. Elle a affirmé que si ces propositions avaient existé dans les années 70, l’aigle chauve ne serait aujourd’hui qu’un lointain souvenir. Elle qualifie ce plan de « incroyablement cruel » et de « feu de poubelle » (« dumpster fire »). Elle rappelle que les Américains soutiennent très majoritairement l’ESA et veulent qu’elle soit renforcée, pas affaiblie. C’est un combat que nous avons mené auparavant et que nous mènerons encore, a-t-elle insisté.

Quel est le calendrier de ces propositions ?

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Alors, ces changements vont-ils être appliqués demain matin ? Probablement pas. C’est une procédure longue. Les propositions sont ouvertes au public pour commentaires à partir du 19 novembre. Après cette phase, il faut généralement deux à trois ans pour que les règles soient officiellement adoptées ou rejetées. Ce n’est donc pas encore gravé dans le marbre.

Le point essentiel à retenir, c’est que l’administration cherche clairement à favoriser les intérêts économiques au détriment de la protection automatique des espèces, en particulier pour les espèces qui sont seulement classées comme « menacées » et non pas encore « en danger ». L’ESA est un pilier fondamental de la conservation, et l’issue de ce nouveau combat sera déterminante pour l’avenir de la biodiversité.

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.