Quand 14 galaxies tournent ensemble : une découverte cosmique qui bouscule nos théories sur l’évolution galactique
Richard Davis - 2025-12-05 09:00
credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)
Le mystère de la rotation galactique

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Imaginez : ils ont trouvé un filament cosmique long de 5,5 millions d’années-lumière, composé de 14 galaxies, et devinez quoi? Toute cette structure tourne en bloc. C’est franchement dingue, non ? Une découverte inédite publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, qui utilise notamment les données de MeerKAT. Ça change notre perception de la dynamique cosmique, et ça nous montre que les grandes structures de l’Univers ont une influence bien plus directe que ce que nous supposions sur l’orientation et l’évolution des galaxies.
Un filament d’une ampleur exceptionnelle, fin comme une lame

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Ce filament relie 14 galaxies, toutes particulièrement riches en hydrogène, ce qui est important. L’analyse des vitesses et des distances a confirmé qu’elles forment bien un ensemble physique cohérent, liées entre elles par une structure gazeuse continue. Cette connexion gazeuse a pu être vue indirectement grâce au radiotélescope MeerKAT, situé en Afrique du Sud, qui est exceptionnel pour détecter l’émission de l’hydrogène neutre (HI). On a ensuite complété ces informations avec les relevés optiques, comme ceux des projets DESI et SDSS.
L’observation : la cohérence spatiale et dynamique

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Pourquoi une chance ? Parce que ce filament semble représenter un environnement encore peu perturbé. C’est comme regarder un fossile bien préservé. Il pourrait être un vestige intact du réseau cosmique primitif, le lieu où la matière — ce fameux gaz — s’alignait le long de ces filaments pour pouvoir, éventuellement, alimenter les futures galaxies. C’est le berceau des galaxies, si vous voulez, encore à l’état brut.
Le mouvement inédit : la plateforme tournante du cosmos

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Ils l’ont constaté par le mouvement opposé des galaxies : celles d’un côté de l’axe s’éloignent de nous, tandis que celles de l’autre côté s’en rapprochent. Ce n’est pas juste un petit effet gravitationnel de voisinage. C’est un mouvement de rotation de masse, à l’échelle de plusieurs millions d’années-lumière !
Ce qui est encore plus fascinant, c’est que les 14 galaxies tournent elles-mêmes dans le même sens que le filament qui les relie. C’est la double cohérence. Les co-autrices Lyla Jung et Madalina Tudorache ont comparé ça à une plateforme tournante de fête foraine : chaque galaxie tourne sur elle-même tout en étant entraînée par la rotation collective. Cela suggère que le filament n’est pas juste un support passif. Il transmet activement l’élan angulaire à ses galaxies. C’est une idée assez nouvelle, je trouve.
Un « fossile » cosmique jeune et stable

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Cette stabilité est précieuse. Elle fait du filament une sorte d’« archive naturelle » des mécanismes de structuration du cosmos. Madalina Tudorache l’a même décrit comme un véritable « fossile des flux cosmiques ». Il montre, de manière très concrète, comment la matière, en suivant les grandes lignes du réseau cosmique, transfère le gaz et le moment angulaire aux galaxies individuelles. C’était une hypothèse théorique, mais maintenant, on a une preuve directe. Et l’absence d’effondrement gravitationnel majeur suggère que cette structure est encore en croissance passive. C’est une cible de choix, par exemple pour le futur Vera C. Rubin Observatory.
Une révision des modèles d’acquisition du spin galactique

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Cela signifie que l’élan angulaire d’une galaxie ne dépend pas seulement de ce qui se passe juste à côté d’elle, mais de l’immense « tapis roulant » cosmique qui la nourrit. Ce phénomène donne beaucoup plus de poids aux modèles dits de galaxy spin alignment. Ces modèles postulent qu’il y a un lien entre la structure à grande échelle du cosmos et la rotation des galaxies. Si ce type de rotation de filament est courant — et on n’en sait rien pour l’instant, il faudra chercher — cela veut dire que l’orientation des galaxies que nous observons aujourd’hui est peut-être un héritage de la dynamique initiale de leur filament d’origine. C’est une perspective passionnante pour les astronomes, et pour nous, l’occasion de réaliser à quel point l’Univers est orchestré à des échelles que nous commençons à peine à saisir.
Selon la source : science-et-vie.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.