Une trouvaille historique au fond du port
credit : votrequotidien.ca (image IA)
Sous la direction de Franck Goddio, de l’Institut Européen d’Archéologie Sous-Marine, l’équipe a mené des investigations minutieuses. Le bateau gisait non loin des ruines submergées d’un temple dédié à la déesse Isis. Ce contexte immédiat laisse immédiatement supposer une fonction bien plus que simplement utilitaire. Ce n’est pas un simple cargo, c’est un vestige d’une époque où le sacré et le quotidien se mêlaient intimement.
Une architecture navale unique et inédite
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Les analyses révèlent l’absence totale de mât ou de système de voile. Le navire devait être propulsé uniquement par la force des rames, probablement manœuvrées par une vingtaine de rameurs. Au centre, les chercheurs supposent qu’un pavillon richement décoré devait trôner. C’était sans doute là que l’élite se réunissait pour des banquets ou des cérémonies. L’état de conservation est remarquable, protégé par une couche de sédiments de plus d’un mètre.
Un lien sacré avec le temple d’Isis
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La datation du navire, estimée au premier siècle après J.-C., coïncide avec un événement tragique : la destruction du temple par un séisme vers l’an 50. Peut-être le bateau a-t-il sombré lors de cette catastrophe. Des inscriptions en grec sont encore visibles sur la carlingue. Elles n’ont pas encore été totalement déchiffrées, mais pourraient révéler le nom du navire ou une dédicace aux dieux.
Une datation précise qui ancre l’épave dans l’histoire
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L’architecture du bateau, assemblée sans le moindre clou métallique, utilise la technique locale des tenons et mortaises. Cette méthode était connue, mais la voir si bien conservée est exceptionnel. Des vestiges de mobilier intégré, des traces de sculptures ou de peintures, suggèrent une cabine luxueuse. Tout indique un navire d’apparat, conçu pour le faste et la représentation, et non pour le transport de marchandises.
Un laboratoire flottant pour comprendre le passé
Le travail de l’IEASM, avec ses technologies de pointe comme la photogrammétrie 3D, permet d’étudier le navire sans le déplacer. Cette approche respectueuse ouvre une nouvelle fenêtre sur l’archéologie du quotidien. Là où les textes anciens sont souvent silencieux sur les fêtes et les loisirs, ce bateau nous en livre des traces concrètes. Il nous rappelle, enfin, à quel point la mer et le fleuve étaient au cœur de la spiritualité et de la vie sociale dans l’Antiquité.
Selon la source : science-et-vie.com
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