Marcher, un remède naturel contre la fatigue liée au cancer du côlon

Marcher, un remède naturel contre la fatigue liée au cancer du côlon credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

Un simple pas pour lutter contre l’épuisement du cancer

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Quand on parle de cancer, on pense souvent aux traitements lourds et à leur cortège d’effets secondaires. Parmi eux, la fatigue est souvent le compagnon le plus tenace, celui qui s’installe et vole la qualité de vie. Mais voilà qu’une étude toute récente, présentée au congrès de l’American Society of Clinical Oncology à San Francisco, apporte une lueur d’espoir aussi simple qu’accessible : la marche.

En fait, il ne s’agit même pas de courir un marathon, loin de là. Seulement de marcher régulièrement. Les chercheurs du Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles ont découvert que cette activité apparemment anodine pouvait changer la donne pour les patients atteints d’un cancer du côlon, en réduisant considérablement leur sensation d’épuisement. Et c’est une découverte majeure, parce que la fatigue, c’est vraiment le mal-être numéro un dont se plaignent les survivants du cancer, comme le souligne le Dr Joel Saltzman de la Cleveland Clinic. On a presque envie de se dire : « Pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt ? »

L’étude : Marcher, oui, mais surtout au bon moment

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Alors, comment s’est déroulée cette étude, exactement ? Elle n’est pas sortie de nulle part. L’équipe a analysé les données de plus de 1 700 patients qui participaient déjà à une vaste étude internationale sur les traitements du cancer du côlon. L’âge moyen de ces participants était de 67 ans, et près de la moitié (soit 48%) étaient des femmes. C’est une population assez représentative, vous voyez.

Ce qui est intéressant, c’est leur méthode. Ils n’ont pas juste demandé aux gens une fois ce qu’ils faisaient. Non. Ils ont mesuré leur niveau d’activité physique à plusieurs moments clés : au moment même du diagnostic, puis six mois après, un an après, et enfin deux ans après. Ça permet de voir l’évolution, c’est beaucoup plus fiable.

Et quand on parle d’activité, ils ont bien défini les choses. Une activité modérée, c’était par exemple marcher d’un bon pas ou passer l’aspirateur. Une activité vigoureuse, c’était plutôt courir, faire du vélo, ce genre d’efforts plus intenses. C’est clair, ça évite les confusions.

Les résultats : Une fenêtre d’opportunité claire, surtout pour certains

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Et les résultats, alors ? Ils sont plutôt parlants. Les chercheurs ont constaté que les scores de fatigue s’amélioraient de manière significative en l’espace de deux ans pour ceux qui avaient adopté un programme d’exercice. Mais le plus frappant, c’est le timing.

Les patients qui ont déclaré marcher pour faire de l’exercice entre six et douze mois après leur diagnostic sont ceux qui en ont tiré le plus de bénéfices. Moins de fatigue, et une qualité de vie globalement meilleure. On dirait presque qu’il y a une période critique, une sorte de fenêtre d’opportunité après le traitement, où se mettre à bouger peut vraiment ancrer des améliorations durables.

Il y a aussi une nuance importante, presque une subtilité que l’étude révèle. L’amélioration est la plus nette pour les personnes dont le cancer ne s’était pas propagé à d’autres parties du corps (les cancers non métastatiques, pour employer le terme médical). Pour ceux dont la maladie avait déjà essaimé ailleurs, la fatigue diminuait aussi, certes… mais cette amélioration n’était pas statistiquement significative. C’est un détail technique, mais il compte. Ça veut peut-être dire que l’intervention doit être adaptée selon le stade de la maladie.

Autre point capital, et un peu surprenant : le niveau d’activité d’une personne au moment du diagnostic ne permettait pas de prédire si elle souffrirait de fatigue à long terme. Vous voyez ce que ça implique ? Peu importe si vous étiez très sédentaire ou très actif avant la maladie. Ce qui compte, c’est ce que vous faites *après*. C’est un message d’espoir formidable, non ? Ça veut dire qu’il n’est jamais trop tard pour agir et changer la donne.

Conclusion et perspectives : Un futur plus actif contre la fatigue

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Alors, où est-ce qu’on va à partir de là ? L’étude, dont les résultats complets sont publiés dans le Journal of Clinical Oncology (DOI: 10.1200/JCO.2026.44.2_suppl.16), a été validée par les pairs, ce qui est gage de sérieux. Le Dr Louisa Liu du Cedars-Sinai a présenté ces travaux, qui ouvrent une piste tellement logique qu’elle en paraît évidente.

Maintenant, l’équipe ne compte pas s’arrêter là. Elle prévoit d’explorer les mécanismes biologiques par lesquels l’activité physique réduit la fatigue chez les patients atteints de cancer. Comprendre le « pourquoi » et le « comment » en profondeur, c’est la prochaine étape. Est-ce une question d’hormones, d’inflammation, de circulation ? L’avenir nous le dira.

En attendant, le message pour les patients, leurs familles et les soignants est limpide. Intégrer une marche régulière, même modeste, dans la période qui suit le traitement d’un cancer du côlon, n’est pas juste une « bonne idée » en général. C’est une stratégie concrète, soutenue par la science, pour reprendre le contrôle sur sa fatigue et sa vie. C’est une prescription naturelle, sans effet secondaire, qui mérite toute sa place dans le parcours de soins. Comme le dit si bien le résumé automatique de l’article : les bénéfices sont là, surtout si on commence tôt. Alors, à vos baskets, prêts ? Marchez.

Selon la source : medicalxpress.com

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