Vent de colère glaciale à Minneapolis : quand l’arrestation d’un enfant de 5 ans met le feu aux poudres

Vent de colère glaciale à Minneapolis : quand l’arrestation d’un enfant de 5 ans met le feu aux poudres credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une mobilisation massive malgré le froid polaire

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Il faisait un froid de canard ce vendredi 23 janvier 2026, mais ça n’a clairement pas suffi à refroidir les esprits, bien au contraire. On a assisté à une scène assez incroyable à Minneapolis, dans le Minnesota. Imaginez des milliers de personnes, emmitouflées mais déterminées, qui descendent dans la rue pour crier leur ras-le-bol contre les méthodes de l’ICE, la police de l’immigration américaine. C’est le genre de moment où l’indignation prend le pas sur la météo.

Pourquoi tant de colère ? Tout part de l’histoire poignante d’un petit bonhomme de 5 ans, Liam Conejo Ramos, détenu par les autorités, et du souvenir encore vif de Renee Good, une femme de 37 ans tuée par un agent le 7 janvier dernier. Les autorités tentent tant bien que mal de calmer le jeu, mais la foule, elle, réclame l’abolition pure et simple de l’ICE. C’est tendu, vraiment tendu.

Le cortège a traversé le centre de la plus grande ville de l’État pour finir sur le terrain de l’équipe locale de NBA. J’ai pu entendre des témoignages assez forts sur place. Un manifestant, qui a préféré ne pas donner son nom – on peut le comprendre vu l’ambiance –, m’a dit droit dans les yeux : « Je suis ici parce que, si nous ne nous battons pas, (…) le fascisme l’emportera ». Un autre, prénommé Aron, n’y est pas allé par quatre chemins en qualifiant la police de l’immigration de brutale.

Tensions à l’aéroport et arrestations en série chez les religieux

credit : votrequotidien.ca (image IA)

La contestation ne s’est pas arrêtée au centre-ville, loin de là. Ça a débordé, si je puis dire. D’autres rassemblements ont éclaté autour d’un bâtiment de l’ICE et, fait marquant, à l’aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul. C’est un lieu symbolique, c’est de là que partent les vols expulsant les migrants vers les centres de rétention. Et là, ça a chauffé.

On parle quand même d’une centaine de membres du clergé arrêtés. Oui, vous avez bien lu, 100 religieux menottés pour avoir manifesté. La pasteure Mariah Funess Tollgaard, qui était sur les lieux, a raconté qu’ils ont été accusés de violation de lieu privé et de désobéissance. Ses mots sont touchants, elle explique que sa foi lui enseigne que « chaque personne est à l’image de Dieu » et mérite la sécurité. Pour elle, c’est un devoir moral de résister.

Ce mouvement a pris une ampleur assez folle avec un mot d’ordre clair : « Pas de travail. Pas d’école. Pas de magasinage ». Résultat ? Des magasins et des restaurants sont restés portes closes. C’est une ville à l’arrêt, ou presque, pour protester contre ce qu’ils appellent des rafles.

L’affaire Liam Conejo Ramos : une photo virale et deux versions qui s’affrontent

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Au cœur de cette tempête, il y a ce petit garçon, Liam. Une photo de lui a fait le tour du web et honnêtement, elle fend le cœur. On y voit le gamin de 5 ans, terrorisé, avec un petit bonnet bleu à oreilles de lapin et son sac à dos, tenu par une silhouette noire menaçante. Il a été arrêté alors qu’il partait pour l’école et se trouve détenu depuis mardi dans un centre au Texas. Son père, Adrian Conejo Arias, est aussi enfermé là-bas, bien que les bases de données fédérales ne listent pas les moins de 18 ans.

C’est là que ça devient compliqué, car on a deux sons de cloche totalement opposés. D’un côté, les officiels. Le vice-président J.D. Vance, qui était de passage à Minneapolis jeudi, affirme que le père a pris la fuite et que l’enfant a été récupéré devant la maison. Marcos Charles, un dirigeant de l’ICE, insiste en disant : « Nous ne visions pas l’enfant ». Il raconte même une histoire un peu surréaliste où ses agents auraient emmené le petit manger au restaurant et auraient passé des heures à s’occuper de lui après que la famille a soi-disant refusé d’ouvrir la porte.

Mais de l’autre côté, c’est l’indignation. Zena Stenvik, la responsable du réseau scolaire, a une version bien plus sombre : elle accuse les autorités d’avoir utilisé l’enfant comme « appât » pour faire sortir les gens de la maison. L’avocat de la famille, Marc Prokosch, assure que la mère et le frère aîné ont suivi toutes les règles. Qui croire ? C’est la parole des uns contre celle des autres, mais le résultat est là : une famille déchirée.

Conclusion : Un climat politique et juridique explosif

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Cette affaire dépasse largement le cas du petit Liam. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU s’est dit « sidéré » par ces mauvais traitements devenus quotidiens. L’ONU demande d’ailleurs une enquête indépendante sur la mort de Renee Good, rappelant que la force létale ne doit être qu’un dernier recours. Pourtant, le policier impliqué n’a même pas été suspendu, et la thèse de la légitime défense est contestée par tout le monde ici.

Les chiffres donnés par la ministre de la Sécurité Intérieure, Kristi Noem, donnent le vertige : plus de 10 000 étrangers en situation irrégulière accusés de crimes ont été arrêtés dans le Minnesota, dont 3000 rien que ces six dernières semaines. Parmi eux, au moins quatre autres enfants de la même école que Liam. C’est systémique.

L’État du Minnesota, qui se veut souvent un sanctuaire pour les migrants, ne compte pas se laisser faire. Une action en justice a été lancée contre cette opération fédérale, et une audience est prévue dès ce lundi. On sent bien que le bras de fer ne fait que commencer.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.