Le secret acoustique des Incas
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Cette structure est tout à fait particulière. Elle se compose de seulement trois murs et possède une ouverture assez large à l’une de ses extrémités. Les experts pensent aujourd’hui qu’elle a été spécifiquement conçue pour ses propriétés acoustiques uniques. C’est une tout autre manière de voir ces bâtisseurs.
Le mystère du « Carpa Uasi »
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On pourrait se demander comment une telle fonction a pu passer inaperçue pendant tant d’années ! Mais l’hypothèse est là, et elle est solide : l’architecture inca était aussi une architecture sonore.
Une hypothèse sonore audacieuse
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Stella Nair, professeure agrégée d’histoire de l’art à UCLA et responsable de ces recherches, l’explique très clairement. Elle affirme : « Nous explorons la possibilité que le carpa uasi ait amplifié les sons à basse fréquence, comme les tambours, avec une réverbération minimale. » En fait, grâce à cette recherche, les spécialistes vont pouvoir déterminer pour la première fois ce que les Incas valorisaient d’un point de vue sonore dans un tel bâtiment. Une pure merveille d’ingénierie.
Plus que de la simple pierre : L’ingénierie éphémère
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Le son, voyez-vous, était profondément valorisé, c’était même une partie incroyablement importante de l’architecture andine et inca. À tel point, semble-t-il, que les bâtisseurs ont toléré une certaine instabilité dans la structure, et ce, juste pour son potentiel acoustique. Céder un peu sur la stabilité pour gagner en sonorité… Avouez que c’est une preuve de sophistication qui force le respect!
L’impact de l’invasion espagnole
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Pour comprendre à quoi ressemblait la structure avant d’être modifiée, et comment le son y circulait, l’équipe utilise une combinaison de dessins faits à la main et de modèles 3D. Le site est situé à Huaytará, au Pérou. C’est une collaboration vraiment multidisciplinaire, qui réunit des experts en archéologie, en musique, et qui inclut même un archéologue péruvien local ainsi que le prêtre de l’église elle-même. C’est ça, la science d’aujourd’hui, tout le monde y participe.
Conclusion : Un héritage d’ingénierie sonore
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Mme Nair, qui travaille actuellement sur son troisième livre sur l’architecture andine (dans et autour de la cordillère des Andes, vous savez), insiste sur ce point : nous devons regarder au-delà des pierres. Les Incas n’étaient pas seulement de grands maçons. Ils étaient aussi, manifestement, de très grands ingénieurs acoustiques. C’est un héritage qui mérite d’être écouté, si je puis dire.
Selon la source : iflscience.com