Retour sur la Lune : Le Duel NASA-Musk met-il en péril l’échéance de 2029 ?
Richard Davis - 2025-10-25 19:29
credit : freepik
La grande ambition d’Artémis III face à la réalité des conflits

credit : freepik
Mais, permettez-moi d’émettre un doute profond. Ce scénario idéal risque bien de ne pas se concrétiser. Pourquoi ? Entre les retards techniques et ce qui ressemble de plus en plus à une petite guerre publique entre Elon Musk, le PDG de SpaceX, et Sean Duffy, l’administrateur par intérim de la NASA (qui, bizarrement, est aussi secrétaire aux Transports et ancien animateur chez Fox News), l’ambiance est tendue.
Pourquoi cette course contre le temps est si difficile

credit : freepik
La première date envisagée, souvenez-vous, c’était 2024. Puis, on a glissé à cette année (2025), puis à l’année prochaine (2026). Enfin, fin 2024, on s’était mis d’accord pour ce fameux milieu de 2027. Sauf que, selon une analyse publiée il y a plus d’un an par le Bureau de la responsabilité gouvernementale (GAO), la mission pourrait bien être repoussée jusqu’à 2028. On avance, on recule, c’est la valse habituelle des grands projets spatiaux, n’est-ce pas ?
Starship : Les explosions passées et les défis techniques à venir

credit : freepik
Ce fameux transfert de propergol cryogénique de grande envergure, de Starship à Starship, est une capacité critique, absolument nécessaire pour Artémis III et IV. C’est ce que la NASA nous disait l’an dernier. Après cette démonstration de transfert, la NASA devra examiner les résultats et certifier le système d’atterrissage, ce qui est essentiel pour la sécurité de nos astronautes. Et ça, ce n’est pas une mince affaire, car il faut que ça fonctionne parfaitement, sans la moindre erreur.
L’offensive de Sean Duffy et la riposte d’Elon Musk

credit : freepik
Ce qui est un peu étrange, c’est qu’Elon Musk faisait partie de l’administration Trump jusqu’à l’été. Son Département avait même supervisé une proposition budgétaire qui aurait pu dévaster plusieurs programmes scientifiques de la NASA, tout en prévoyant l’annulation future du SLS et d’Orion. L’idée était de forcer la NASA à dépendre exclusivement du secteur privé pour aller sur la Lune et vers Mars. Mais, soyons honnêtes, aucune entreprise n’est prête à faire ça toute seule pour l’instant.
Suite à l’interview de Duffy, Musk n’a pas tardé à répliquer avec une querelle d’écoliers, le traitant de « Sean Dummy » et allant jusqu’à dire que « la personne responsable du programme spatial américain ne peut pas avoir un QI à deux chiffres. » Duffy a rétorqué, avec une certaine classe, que « les grandes entreprises ne devraient pas avoir peur d’un défi. »
Blue Origin peut-il sauver la mise ? La pression politique est forte

credit : freepik
Pourquoi cette urgence politique ? L’administration Trump voit le programme lunaire chinois comme une véritable menace. La Chine prévoit d’envoyer des taïkonautes sur la Lune d’ici 2030 – un calendrier qui imite grossièrement celui d’Artémis. Duffy, poussé par la politique, veut absolument que l’atterrissage ait lieu pendant l’administration Trump, soit avant le 20 janvier 2029, jour de la prochaine investiture présidentielle américaine.
Les dernières étapes : Quand tout doit aller parfaitement

credit : freepik
Un autre élément fondamental sera l’expérience de la mission Artémis II. Ce sera la première mission habitée d’Artémis, qui emmènera quatre astronautes — Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen — faire le tour de la Lune. Ce sera la première fois en plus de cinq décennies que l’humanité s’éloignera autant de la Terre. Le succès et les leçons tirées d’Artémis II seront une étape indispensable pour valider la suite du programme.
Conclusion : Le temps presse et les enjeux sont énormes

credit : freepik
Pour que la prochaine décennie ne commence pas par un échec, il faudra que les partenaires commerciaux, qu’ils s’appellent SpaceX ou Blue Origin, fassent preuve d’une efficacité redoutable. Le succès de notre retour durable sur la Lune dépend désormais de la capacité à transformer les promesses techniques en réalité certifiée, et vite !
Selon la source : iflscience.com