L’improbable fusion culturelle du début novembre
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Comme le disait l’auteur original, nous sommes tous un peu des païens déguisés, n’est-ce pas ? Cette histoire, elle montre à quel point les croyances, même quand on essaie de les éradiquer, elles s’accrochent. Elles se transforment, elles se cachent, mais elles persistent. Voici comment les traditions aztèques et celtiques se sont entremêlées, forgeant les célébrations que nous connaissons aujourd’hui.
Samhain : Les racines profondes d’Halloween
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C’était pas juste une soirée costumée, hein. Les Celtes croyaient que cette nuit-là, la frontière entre le monde des vivants et celui des morts devenait mince, vraiment, vraiment mince. On pouvait presque la traverser. C’était l’occasion idéale d’accueillir leurs ancêtres. Comment faisaient-ils ça ? En allumant d’énormes feux de joie, en se couvrant de déguisements pour, je suppose, se fondre dans la masse des esprits ou peut-être pour les effrayer ? Ils racontaient aussi des histoires de fantômes et d’esprits. Une tradition forte, c’est certain.
L’Église et l’assimilation de la fête païenne
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Au VIIIe siècle de notre ère, le Pape Grégoire III a eu l’idée de génie, ou du moins l’idée pragmatique. Il a fixé le 1er novembre comme la Toussaint – All Hallows’ Day, aussi appelée Jour de Tous les Saints – pour honorer les morts et les saints, coïncidant parfaitement avec le festival celtique. Malin, non ? Ça permettait d’intégrer Samhain dans le calendrier chrétien, en lui donnant un nouveau costume religieux.
La nuit d’avant, le 31 octobre, est devenue mécaniquement All Hallows’ Eve, qui, avec le temps, a évolué pour devenir notre Halloween moderne. L’origine, avouons-le, reste profondément païenne.
Rencontre des mondes : L’héritage aztèque et l’au-delà
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Pendant tout un mois de l’année, les Aztèques célébraient des festins en l’honneur de Mictēcacihuātl, la redoutable reine de l’inframonde. On parle ici de pratiques qui précèdent sans doute la montée de l’Empire aztèque au XVe siècle. Encore une fois, les Européens ont tout essayé pour imposer le christianisme et effacer ces rites indigènes.
Mais, comme avec les Celtes, impossible d’éliminer complètement les pratiques entourant Mictēcacihuātl et le culte des ancêtres. La solution fut identique : fusionner cette tradition forte avec la Toussaint chrétienne. Cela a créé une fête des morts au début de novembre, une célébration soutenue par l’Église, mais lourdement teintée par les coutumes aztèques.
La Catrina : Le symbole de la satire et de la résistance culturelle
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Il l’a conçue vers 1910, au moment de la Révolution mexicaine. Quel était son but ? Principalement se moquer des élites mexicaines qui, par snobisme, aspiraient à paraître trop européennes, en oubliant leurs propres racines indigènes – l’héritage aztèque. La satire était très claire : le crâne indigène sous les atours français.
D’ailleurs, les crânes étaient un motif culturel majeur chez les Aztèques. Ils voyaient souvent leurs dieux comme des squelettes et utilisaient les tzompantli, des râteliers remplis de crânes humains, installés près de leurs temples. Une tradition… comment dire… très présente. Très concrète.
Conclusion : Un héritage partagé entre citrouilles et calaveras
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Que vous soyez en train de traquer des bonbons de porte en porte ou de préparer un autel vibrant pour vos proches disparus pour le Día de los Muertos, vous participez sans le savoir à une tradition qui a voyagé à travers les âges et les océans. C’est l’héritage d’une fusion improbable, celle du Samhain celtique et de la fête aztèque de Mictēcacihuātl.
C’est une preuve que la mémoire des morts, quelle que soit la culture, trouve toujours un moyen de revenir nous saluer au début du mois de novembre. Et je crois que c’est une très belle chose, tout compte fait.
Selon la source : iflscience.com