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Comment ces anciennes traditions celtiques et aztèques ont créé l’Halloween et le Jour des Morts

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L’improbable fusion culturelle du début novembre

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C’est fou de penser que deux cultures séparées par un océan immense, par des millénaires d’histoire, n’ayant absolument jamais eu le moindre contact, ont fini par influencer nos fêtes d’automne les plus chères. Vraiment, quand on y pense, le Jour des Morts (ou Día de los Muertos) et Halloween, ils sont juste le résultat d’une fusion culturelle massive.

Comme le disait l’auteur original, nous sommes tous un peu des païens déguisés, n’est-ce pas ? Cette histoire, elle montre à quel point les croyances, même quand on essaie de les éradiquer, elles s’accrochent. Elles se transforment, elles se cachent, mais elles persistent. Voici comment les traditions aztèques et celtiques se sont entremêlées, forgeant les célébrations que nous connaissons aujourd’hui.

Samhain : Les racines profondes d’Halloween

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Bon, commençons par nos amis les Celtes. Ces gens-là vivaient dans le nord de l’Europe, principalement, durant la fin de l’âge du bronze et l’époque romaine. Quand les nuits commençaient à s’allonger sérieusement, annonçant l’arrivée rude de l’hiver – fin octobre, quoi –, ils célébraient Samhain.

C’était pas juste une soirée costumée, hein. Les Celtes croyaient que cette nuit-là, la frontière entre le monde des vivants et celui des morts devenait mince, vraiment, vraiment mince. On pouvait presque la traverser. C’était l’occasion idéale d’accueillir leurs ancêtres. Comment faisaient-ils ça ? En allumant d’énormes feux de joie, en se couvrant de déguisements pour, je suppose, se fondre dans la masse des esprits ou peut-être pour les effrayer ? Ils racontaient aussi des histoires de fantômes et d’esprits. Une tradition forte, c’est certain.

L’Église et l’assimilation de la fête païenne

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Puis, bien sûr, le christianisme est arrivé, balayant l’Europe. L’Église avait une mission claire : éliminer les pratiques païennes et les coutumes comme Samhain. C’était la règle. Mais Samhain était trop ancrée. Elle persistait, impossible de la faire disparaître complètement. Alors, que fait-on quand on ne peut pas battre une tradition ? On l’adopte, pardi !

Au VIIIe siècle de notre ère, le Pape Grégoire III a eu l’idée de génie, ou du moins l’idée pragmatique. Il a fixé le 1er novembre comme la Toussaint – All Hallows’ Day, aussi appelée Jour de Tous les Saints – pour honorer les morts et les saints, coïncidant parfaitement avec le festival celtique. Malin, non ? Ça permettait d’intégrer Samhain dans le calendrier chrétien, en lui donnant un nouveau costume religieux.

La nuit d’avant, le 31 octobre, est devenue mécaniquement All Hallows’ Eve, qui, avec le temps, a évolué pour devenir notre Halloween moderne. L’origine, avouons-le, reste profondément païenne.

Rencontre des mondes : L’héritage aztèque et l’au-delà

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Cinq siècles plus tard, l’histoire se répète de manière étrange, mais sur un autre continent, sous un soleil beaucoup plus chaud. Les conquistadores espagnols débarquent au Mexique, s’emparant de l’Empire aztèque. Là aussi, ils rencontrent une culture riche, avec une vision très spécifique de la mort. Et quelle vision !

Pendant tout un mois de l’année, les Aztèques célébraient des festins en l’honneur de Mictēcacihuātl, la redoutable reine de l’inframonde. On parle ici de pratiques qui précèdent sans doute la montée de l’Empire aztèque au XVe siècle. Encore une fois, les Européens ont tout essayé pour imposer le christianisme et effacer ces rites indigènes.

Mais, comme avec les Celtes, impossible d’éliminer complètement les pratiques entourant Mictēcacihuātl et le culte des ancêtres. La solution fut identique : fusionner cette tradition forte avec la Toussaint chrétienne. Cela a créé une fête des morts au début de novembre, une célébration soutenue par l’Église, mais lourdement teintée par les coutumes aztèques.

La Catrina : Le symbole de la satire et de la résistance culturelle

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Avec les siècles, la figure de Mictēcacihuātl, aussi puissante soit-elle, s’est estompée. Le visage emblématique du Jour des Morts a été remplacé par une image tout autre, mais tout aussi forte : La Catrina. Cette dame squelette élégante, vêtue de vêtements européens fleuris, est le fruit de l’imagination du caricaturiste politique José Guadalupe Posada.

Il l’a conçue vers 1910, au moment de la Révolution mexicaine. Quel était son but ? Principalement se moquer des élites mexicaines qui, par snobisme, aspiraient à paraître trop européennes, en oubliant leurs propres racines indigènes – l’héritage aztèque. La satire était très claire : le crâne indigène sous les atours français.

D’ailleurs, les crânes étaient un motif culturel majeur chez les Aztèques. Ils voyaient souvent leurs dieux comme des squelettes et utilisaient les tzompantli, des râteliers remplis de crânes humains, installés près de leurs temples. Une tradition… comment dire… très présente. Très concrète.

Conclusion : Un héritage partagé entre citrouilles et calaveras

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Aujourd’hui, bien sûr, nous n’avons plus de tzompantli. Heureusement, ils ont été remplacés par des crânes en sucre (les candy skulls) ou des citrouilles d’Halloween. C’est là où l’histoire devient fascinante, vraiment, car elle nous relie tous à ces pratiques ancestrales.

Que vous soyez en train de traquer des bonbons de porte en porte ou de préparer un autel vibrant pour vos proches disparus pour le Día de los Muertos, vous participez sans le savoir à une tradition qui a voyagé à travers les âges et les océans. C’est l’héritage d’une fusion improbable, celle du Samhain celtique et de la fête aztèque de Mictēcacihuātl.

C’est une preuve que la mémoire des morts, quelle que soit la culture, trouve toujours un moyen de revenir nous saluer au début du mois de novembre. Et je crois que c’est une très belle chose, tout compte fait.

Selon la source : iflscience.com