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Le mystère des tigres d’Indochine : ce que leurs colliers GPS nous apprennent sur leur régime alimentaire inattendu en Thaïlande

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une course contre la montre pour les tigres d’Asie du Sud-Est

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La survie du tigre d’Indochine est, il faut bien le dire, une préoccupation majeure pour tous les défenseurs de la faune sauvage. Cette sous-espèce magnifique est incroyablement menacée, et l’effort pour la protéger est constant. En Thaïlande, spécifiquement dans le complexe forestier de Dong Phayayen–Khao Yai, l’un des derniers havres pour ces grands félins, une initiative technologique assez fascinante a été lancée : équiper certains individus de colliers GPS. Pourquoi faire cela? Pour les aider, purement et simplement, en comprenant mieux leurs vies secrètes et leurs habitudes, notamment ce qu’ils mettent dans leur assiette. Et croyez-moi, ce qu’ils mangent est loin de ce que l’on imaginait.

Le tigre d’Indochine : une espèce classée ‘en danger’

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Il existe seulement six sous-espèces de tigres encore en vie à l’état sauvage dans le monde, ce qui est déjà peu, n’est-ce pas ? Parmi elles, le Panthera tigris corbetti, mieux connu sous le nom de tigre d’Indochine, est originaire des forêts tropicales et subtropicales d’Asie du Sud-Est. Découverte en 1968, cette population occupait autrefois un territoire immense, s’étendant de la Chine au Vietnam, en passant par le Laos, le Cambodge, le Myanmar et la Thaïlande. Malheureusement, leur aire de répartition a fondu comme neige au soleil au fil des décennies.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) les classe désormais officiellement comme une espèce « en danger ». Les raisons de ce déclin sont tristement habituelles : le braconnage (pour la médecine traditionnelle, pour les peaux ou les os), bien sûr, mais aussi la destruction de leur habitat et, chose drôlement importante, un manque criant de proies. Pourtant, il y a une lueur d’espoir : c’est en Thaïlande que la situation semble la plus encourageante. CNN rapporte que les populations y auraient plus que triplé entre 2007 et 2023. Un succès remarquable, enfin presque partout.

Le mystère du complexe forestier Dong Phayayen–Khao Yai

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Les tigres d’Indochine se regroupent dans quelques bastions clés. Le plus important est le Western Forest Complex (WEFCOM), où les effectifs augmentent bien. Mais il y a aussi le Dong Phayayen–Khao Yai Forest Complex (DPKY-FC). Et c’est là que le bât blesse. Malgré les efforts, les populations de tigres au DPKY-FC ne suivent pas la même tendance positive que celles du WEFCOM. C’est un vrai casse-tête pour les équipes sur place.

Pour comprendre cette stagnation, le personnel du complexe s’est associé à des experts comme l’association Panthera et le Département des parcs nationaux thaïlandais. Leur solution? Attraper quelques tigres, le temps de les équiper de colliers GPS non nocifs. Comme l’expliquait Rattapan Pattanarangsan de Panthera Thailand, « Nous obtenons des données primaires grâce aux pièges photographiques — combien d’entre eux se trouvent ici et là. Mais nous voulons des données plus approfondies, pour connaître l’écologie des tigres : comment ils se dispersent, comment ils vivent, comment et ce qu’ils mangent. » Il fallait creuser plus loin, vous voyez.

Srikosa, Chantra et Pianporn, les sujets d’étude

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Pour cette opération délicate, trois tigres ont été sélectionnés pour porter ces fameux colliers. Nous avons un mâle adulte, nommé Srikosa, et deux jeunes femelles, Chantra et Pianporn, qui sont sœurs. Les colliers en question sont des bijoux de technologie ; ils sont d’un poids minime et possèdent une autonomie qui pourrait s’étendre jusqu’à deux ans, ce qui est impressionnant pour de l’électronique embarquée dans la jungle !

Le système enregistre les coordonnées toutes les heures et transmet les données par satellite. Au cas où la transmission serait compliquée (ce qui arrive souvent en forêt dense, j’imagine), un disque dur intégré stocke les informations pour un téléchargement ultérieur. Ce travail a commencé début 2025. Ces appareils ont permis de cartographier leur territoire, leurs habitudes de mouvement, bien sûr, mais surtout les emplacements exacts de leurs « festins », c’est-à-dire là où ils avaient tué leurs proies.

La grande surprise révélée par le suivi GPS

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C’est le dernier point que je viens de mentionner – l’analyse des proies – qui a provoqué une surprise générale au sein des équipes du DPKY-FC. C’est même un peu sidérant. Quand on pense au tigre, on imagine tout de suite qu’il s’attaque à du gros gibier, n’est-ce pas ? Historiquement, l’alimentation des tigres est censée se composer d’animaux massifs comme le gaur, le banteng ou le cerf sambar, des bêtes qui peuvent peser jusqu’à 350 kg !

Or, les données récoltées ont montré que Srikosa, Chantra et Pianporn se nourrissent principalement de proies beaucoup, beaucoup plus petites. Nous parlons ici de petits mammifères comme des sangliers et des muntjacs. Certains de ces muntjacs ne pèsent même pas plus de 10 kilogrammes. Ce n’est pas tout. Ces tigres consomment également des proies encore plus insolites : des tortues à carapace molle et des varans, une sorte de gros lézard. On dirait presque qu’ils mangent ce qu’ils trouvent, faute de mieux. Une drôle de révélation, qui pourrait bien expliquer pourquoi la population ne progresse pas si l’accès aux proies principales est compromis.

Les menaces persistantes : braconnage et infrastructures humaines

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Ces informations sur leur régime alimentaire, même si elles sont surprenantes, ne font que souligner la pression exercée sur ces animaux. Si les tigres se rabattent sur des proies de 10 kg, c’est probablement parce que les grands herbivores se raréfient dans leur zone. Et c’est là que les menaces réelles ressurgissent.

Le complexe forestier DPKY-FC ne compte pas s’arrêter là. Il est prévu de collaborer étroitement avec un expert en criminalité faunique afin d’analyser en détail toutes les menaces qui pèsent sur Srikosa et ses congénères. Cela inclut, bien entendu, le braconnage, mais aussi la fragmentation de leur habitat due aux activités humaines. Des infrastructures comme l’autoroute 304, ou même un projet de barrage, risquent de couper les couloirs de déplacement naturels des tigres, facilitant du même coup l’accès des chasseurs. Il est absolument vital de comprendre comment ces aménagements affectent leur survie et leurs déplacements.

L’importance vitale de ces données pour l’avenir

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Ce projet de surveillance par colliers GPS en Thaïlande nous rappelle à quel point il est difficile de sauver une espèce comme le tigre d’Indochine. Les données récoltées, transmises par satellite ou récupérées sur le disque dur des colliers de Srikosa, Chantra et Pianporn, sont une mine d’or. Elles dévoilent une réalité écologique imprévue : ces grands félins subsistent grâce à un régime de petits mammifères, voire de reptiles, ce qui n’est clairement pas optimal pour assurer la croissance de la population.

Cette compréhension fine de leur quotidien, de leur menu de survie et des pressions exercées par la fragmentation de la forêt, est indispensable. Ces efforts conjoints entre la Thaïlande, Panthera et les autres organisations prouvent que la technologie, mise au service de la conservation, peut vraiment faire la différence et nous donner les clés pour protéger ces animaux magnifiques, avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.