Une course contre la montre pour les tigres d’Asie du Sud-Est
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Le tigre d’Indochine : une espèce classée ‘en danger’
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L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) les classe désormais officiellement comme une espèce « en danger ». Les raisons de ce déclin sont tristement habituelles : le braconnage (pour la médecine traditionnelle, pour les peaux ou les os), bien sûr, mais aussi la destruction de leur habitat et, chose drôlement importante, un manque criant de proies. Pourtant, il y a une lueur d’espoir : c’est en Thaïlande que la situation semble la plus encourageante. CNN rapporte que les populations y auraient plus que triplé entre 2007 et 2023. Un succès remarquable, enfin presque partout.
Le mystère du complexe forestier Dong Phayayen–Khao Yai
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Pour comprendre cette stagnation, le personnel du complexe s’est associé à des experts comme l’association Panthera et le Département des parcs nationaux thaïlandais. Leur solution? Attraper quelques tigres, le temps de les équiper de colliers GPS non nocifs. Comme l’expliquait Rattapan Pattanarangsan de Panthera Thailand, « Nous obtenons des données primaires grâce aux pièges photographiques — combien d’entre eux se trouvent ici et là. Mais nous voulons des données plus approfondies, pour connaître l’écologie des tigres : comment ils se dispersent, comment ils vivent, comment et ce qu’ils mangent. » Il fallait creuser plus loin, vous voyez.
Srikosa, Chantra et Pianporn, les sujets d’étude
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Le système enregistre les coordonnées toutes les heures et transmet les données par satellite. Au cas où la transmission serait compliquée (ce qui arrive souvent en forêt dense, j’imagine), un disque dur intégré stocke les informations pour un téléchargement ultérieur. Ce travail a commencé début 2025. Ces appareils ont permis de cartographier leur territoire, leurs habitudes de mouvement, bien sûr, mais surtout les emplacements exacts de leurs « festins », c’est-à-dire là où ils avaient tué leurs proies.
La grande surprise révélée par le suivi GPS
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Or, les données récoltées ont montré que Srikosa, Chantra et Pianporn se nourrissent principalement de proies beaucoup, beaucoup plus petites. Nous parlons ici de petits mammifères comme des sangliers et des muntjacs. Certains de ces muntjacs ne pèsent même pas plus de 10 kilogrammes. Ce n’est pas tout. Ces tigres consomment également des proies encore plus insolites : des tortues à carapace molle et des varans, une sorte de gros lézard. On dirait presque qu’ils mangent ce qu’ils trouvent, faute de mieux. Une drôle de révélation, qui pourrait bien expliquer pourquoi la population ne progresse pas si l’accès aux proies principales est compromis.
Les menaces persistantes : braconnage et infrastructures humaines
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Le complexe forestier DPKY-FC ne compte pas s’arrêter là. Il est prévu de collaborer étroitement avec un expert en criminalité faunique afin d’analyser en détail toutes les menaces qui pèsent sur Srikosa et ses congénères. Cela inclut, bien entendu, le braconnage, mais aussi la fragmentation de leur habitat due aux activités humaines. Des infrastructures comme l’autoroute 304, ou même un projet de barrage, risquent de couper les couloirs de déplacement naturels des tigres, facilitant du même coup l’accès des chasseurs. Il est absolument vital de comprendre comment ces aménagements affectent leur survie et leurs déplacements.
L’importance vitale de ces données pour l’avenir
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Cette compréhension fine de leur quotidien, de leur menu de survie et des pressions exercées par la fragmentation de la forêt, est indispensable. Ces efforts conjoints entre la Thaïlande, Panthera et les autres organisations prouvent que la technologie, mise au service de la conservation, peut vraiment faire la différence et nous donner les clés pour protéger ces animaux magnifiques, avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
Selon la source : science-et-vie.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.