L’Algie Vasculaire de la Face, un surnom terrible
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La cousine de la migraine, mais en bien plus violent
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On parle de véritables crises qui arrivent subitement, sans prévenir. Leur durée, objectivement, est relativement courte : elles vont généralement de 30 minutes à 1 heure. Je dis « objectivement » car, lorsque l’on subit une souffrance pareille, le temps ne passe plus du tout de la même manière ; ça semble interminable. Ces crises peuvent d’ailleurs se déclencher même la nuit, tirant les personnes de leur sommeil. Parfois, elles se répètent jusqu’à huit fois en une seule journée ou une seule nuit. Quel cauchemar.
Une douleur qui dépasse l’entendement humain
Contrairement aux personnes souffrant de migraines qui cherchent souvent le calme et l’obscurité pour s’allonger, les patients atteints de l’AVF ne peuvent pas rester immobiles. Au contraire, on les voit souvent tourner en rond, incapables de trouver le moindre répit, et parfois même se cogner contre les murs, cherchant désespérément à fuir cette sensation insupportable.
Symptômes et mécanismes : le nerf trijumeau en cause
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L’origine exacte de l’AVF reste mystérieuse, mais les chercheurs estiment que la cause est à chercher du côté des vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau et le visage. Lorsqu’ils se dilatent, ils exerceraient une pression forte sur le nerf trijumeau. Ce nerf, très important, provient du cerveau et permet la sensibilité de la face. C’est lui qui transmet ces stimuli de dilatation au cerveau, les transformant en cette douleur extrême. On a aussi noté qu’une activité intense se produit dans l’hypothalamus pendant les crises, ce qui suggère qu’il pourrait jouer un rôle déclencheur, même si on ne sait pas encore pourquoi.
Une pathologie rare, mais souvent sous-diagnostiquée
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Le problème, et c’est là que le bât blesse, c’est que le nombre réel de cas est sans doute plus important. Pourquoi ? Parce que cette maladie est mal connue, y compris dans le milieu médical généraliste. De nombreux patients sont donc en errance médicale. Il faut parfois attendre des années avant qu’un diagnostic précis soit posé. C’est généralement un neurologue qui, après des tests rigoureux comme des IRM cérébrales, peut confirmer l’existence de cette « maladie du suicide ».
Un vrai handicap invisible et le casse-tête du traitement
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Puisqu’il n’y a pas de remède miracle, on s’appuie sur des médicaments pour soulager l’urgence de la douleur. L’oxygénothérapie peut aussi aider, mais ces solutions sont souvent insuffisantes. Certains patients se tournent vers un traitement, l’Emgality, utilisé notamment aux États-Unis, qui contient des anticorps monoclonaux censés réduire la fréquence des crises. Mais attention, la Haute Autorité de Santé (HAS) en France n’a pas encore complètement validé son efficacité dans ce cadre. Il peut être prescrit, mais il n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale, ce qui représente une somme considérable : près de 500 € à débourser tous les 28 jours !
L’importance de consulter un centre spécialisé
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Si jamais vous reconnaissez ces symptômes, ou si vous avez le moindre doute, la règle d’or est de ne pas rester seul. Il faut absolument consulter un centre spécialisé dans la prise en charge des migraines et des céphalées. C’est souvent là, avec les neurologues experts, que vous trouverez enfin un diagnostic précis et des pistes de soulagement. Il est essentiel de ne pas laisser l’errance médicale ajouter au fardeau de cette maladie si violente.
Selon la source : science-et-vie.com
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