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Le secret des origines : comment l’astéroïde Bennu pourrait prouver que la vie est venue d’ailleurs

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Un fragment d’univers pour réécrire nos origines

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Honnêtement, je ne pensais pas qu’une simple poignée de poussière venue de l’espace pourrait tant bouleverser notre vision du monde. Et pourtant. Ce n’est ni une histoire de science-fiction, ni une comète qu’on aurait vue filer au loin. Non, c’est bien un fragment d’Univers réel, que des scientifiques ont méticuleusement ramené ici, qui est en train d’ouvrir une brèche, une vraie, dans notre compréhension de l’apparition de la vie sur Terre.

Cet objet, c’est l’astéroïde Bennu, un bloc rocheux vieux de 4,5 milliards d’années. Figurez-vous qu’il conservait des secrets que même les météorites, pourtant déjà fascinantes, n’avaient jamais voulu nous livrer. Et le plus grand de ces secrets est une petite molécule, capitale pour nous, les humains : le tryptophane. Jamais, je dis bien jamais, on n’avait pu observer un acide aminé essentiel de cette importance dans un échantillon spatial parfaitement intact. Cela change tout, absolument tout, sur d’où nous venons.

Bennu, un messager intact de l’aube du système solaire

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Mais d’où sort-il, ce Bennu ? C’est un petit corps rocheux, seulement 500 mètres de diamètre, un peu comme une montagne flottante. Il est en fait le vestige d’un astre beaucoup plus grand qui a volé en éclats entre Mars et Jupiter il y a des centaines de millions d’années. Depuis, il dérive gentiment sur une orbite qui, de temps en temps, l’amène tout près de notre planète. C’est idéal, n’est-ce pas ?

La NASA ne s’y est pas trompée. En 2020, sa mission OSIRIS-REx a déployé un bras articulé pour y prélever délicatement 121,6 grammes de poussière et de roches. Trois ans plus tard, la capsule est revenue sur Terre. L’intérêt scientifique de Bennu est colossal. C’est que, voyez-vous, les météorites ont déjà traversé notre atmosphère, elles ont été altérées, contaminées peut-être. Bennu, lui, est intact, pur, non contaminé. Un véritable témoin direct des conditions du système solaire ancien, parfaitement documenté dans sa composition et ses altérations géologiques.

Le tryptophane : cet acide aminé essentiel que l’on n’attendait pas dans l’espace

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Dans le laboratoire du Goddard Space Flight Center, les chercheurs ont mis les mains dans le cambouis, enfin, dans la poussière cosmique. Ils ont analysé ces fragments, notamment le signal d’un échantillon spécifique, baptisé OREX-800107-0. Qu’ont-ils trouvé ? Un signal clair, un signal que nous connaissons très bien sur Terre : celui du tryptophane.

Le tryptophane est absolument fondamental. Il est l’un des vingt acides aminés dits « protéinogènes », ceux qui construisent nos protéines. Mais il ne s’arrête pas là : il est aussi crucial pour la production de sérotonine, ce fameux neurotransmetteur souvent lié à notre humeur et notre bien-être. C’est pourquoi la découverte est si incroyable : jusqu’ici, il n’avait jamais été vu dans une météorite ou dans un autre échantillon spatial. Je suppose qu’il s’était bien caché !

Une preuve renforcée contre toute contamination terrestre

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Évidemment, quand on trouve une molécule terrestre dans un échantillon spatial, la première question que l’on pose est : est-ce que les scientifiques n’auraient pas contaminé la poussière ici, sur Terre ? C’est la question que l’étude publiée dans PNAS, dirigée par Angel Mojarro, a tenté de tuer dans l’œuf.

Les chercheurs ont redoublé de prudence. Ils ont trouvé la molécule complexe à l’état de traces dans plusieurs réplications du même échantillon et surtout, ils ont vérifié son absence totale dans les échantillons témoins. Les conditions de prélèvement étaient tellement strictes qu’elles garantissaient la non-contamination terrestre. Avec cette première mondiale, le nombre d’acides aminés essentiels détectés dans Bennu grimpe à 15, ce qui est tout de même vertigineux.

Comme l’explique José Aponte, co-auteur de l’étude, cette présence renforce une idée qui fait son chemin depuis longtemps : les acides aminés peuvent se former naturellement là-haut, dans l’espace, et les conditions chimiques nécessaires à leur synthèse existaient bel et bien avant même l’apparition de la Terre. Ça donne à réfléchir, non ?

Le code génétique complet est sur cet astéroïde

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Mais attendez, ce n’est pas juste le tryptophane. La richesse chimique de Bennu est tout simplement sidérante. D’après une autre étude, parue cette fois dans Nature Astronomy, les échantillons contenaient 14 des 20 acides aminés protéinogènes, les cinq nucléobases qui forment notre code génétique, et même une grande quantité d’ammoniac. Imaginez : près de 10 000 composés azotés différents !

Et ce n’est pas tout. Ces molécules possèdent des signatures isotopiques, notamment une forte concentration en azote-15, ce qui est totalement incompatible avec une origine terrestre. C’est la preuve chimique irréfutable. De plus, les acides aminés sont présents sous forme « racémique », c’est-à-dire qu’il y a autant de versions droitières que gauchères des molécules. Sur Terre, la vie utilise principalement la version gauchère. Cette absence de biais, appelée chiralité, prouve que la synthèse s’est faite de manière abiotique, c’est-à-dire sans l’intervention du vivant. Une usine à chimie cosmique, en somme.

L’hypothèse d’une vie venue des astéroïdes n’a jamais été aussi forte

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L’hypothèse que les astéroïdes aient servi de transporteurs, livrant à la Terre les ingrédients de base nécessaires à la vie, la fameuse théorie de la panspermie, n’a jamais semblé aussi crédible. Bien sûr, Bennu n’est pas le seul. Des chercheurs avaient déjà trouvé des acides aminés sur l’astéroïde Ryugu, mais la diversité et l’état de conservation sur Bennu sont d’une autre dimension.

C’est cette combinaison inédite de complexité moléculaire, de conservation parfaite et de diversité chimique qui rend l’échantillon de Bennu si décisif. En nous révélant un tryptophane né peut-être dans les glaces cosmiques et préservé depuis l’aube du système solaire, Bennu enrichit la liste des témoins d’une chimie prébiotique universelle. Une chimie qui, il faut bien le reconnaître, n’a peut-être pas eu besoin de la Terre pour commencer à écrire le scénario du vivant. C’est à la fois fascinant et un peu vertigineux de se dire que nous pourrions être, au fond, des enfants des étoiles.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.