Une mutation génétique rare découverte chez un donneur de sperme danois, à l’origine de plusieurs cancers infantiles
Richard Davis - 2025-12-11 12:23
credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)
Un cas troublant au Danemark

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Une histoire qui fait froid dans le dos et qui nous rappelle que la médecine, même la plus avancée, doit toujours rester humble. Au Danemark, on vient de découvrir qu’un donneur de sperme anonyme, à l’origine de la naissance de près de 200 enfants, était porteur d’une mutation génétique rare. Le problème ? Cette mutation peut entraîner l’apparition de cancers chez l’enfant.
Ça vous paraît incroyable ? Moi aussi, j’ai eu du mal à y croire. C’est pourtant la triste réalité qui touche des familles du monde entier. Avant de plonger dans ce dossier complexe, il faut peut-être rappeler un contexte plus large : celui de l’infertilité, un problème qui touche de très nombreux couples et qui explique pourquoi on a si souvent recours à des dons de gamètes.
L’infertilité, un mal répandu
En France, selon un rapport de l’Inserm publié en 2019, c’est entre 15% et 25% des couples qui rencontrent des difficultés à concevoir un enfant après douze mois de tentatives. C’est ce délai qui définit, pour les médecins, le terme d’infertilité. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, la cause n’est pas toujours du côté de la femme.
Chez les femmes, les problèmes peuvent venir des ovaires qui ne libèrent pas bien les ovules, ou de trompes bouchées qui empêchent la rencontre avec le spermatozoïde. Du côté des hommes, les explications sont diverses : une faible quantité de spermatozoïdes, des soucis hormonaux, ou encore… des anomalies génétiques. C’est justement là que le bât blesse dans notre histoire danoise.
La banque de sperme européenne et le donneur « Kjeld »

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Pour pallier ces problèmes, le recours au don de sperme est une solution répandue. Et le Danemark est un acteur majeur dans ce domaine, avec la fameuse Banque de sperme européenne, l’une des plus grosses au monde. C’est là que notre donneur, connu sous le pseudonyme de « Kjeld », a officié.
Entre 2006 et 2022, son sperme a été vendu à pas moins de 67 cliniques, réparties dans 14 pays différents. Résultat ? Il est le père biologique de quasiment 197 enfants à travers la planète, dont 99 rien qu’au Danemark. Des chiffres qui donnent le vertige et qui montrent l’ampleur du système.
L’alerte et la découverte de la mutation

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Le rêve d’une famille s’est donc réalisé pour beaucoup… mais le cauchemar a commencé pour quelques-uns. En avril 2020, la banque de sperme est alertée : un enfant conçu grâce à ce don a développé un cancer et est porteur d’une mutation génétique particulière. Trois ans plus tard, en 2023, un second cas identique est signalé.
L’alerte est sérieuse. La banque décide alors de ré-analyser le sperme du donneur « Kjeld ». Et là, le pot aux roses est découvert : une anomalie génétique était bien présente, mais elle n’avait tout simplement pas été détectée lors des tests de dépistage effectués avant le don. Un ratage qui a eu des conséquences dramatiques.
Le gène TP53, « gardien du génome » défaillant

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La mutation en question touche un gène bien précis : le gène TP53. Pour faire simple, ce gène est comme le chef d’orchestre de la sécurité dans nos cellules. Il donne les instructions pour fabriquer la protéine p53, qu’on surnomme souvent le « gardien du génome ».
Son rôle ? Surveiller l’ADN. Si elle détecte des dégâts, elle arrête la division de la cellule le temps de faire des réparations. Et si les dommages sont trop graves, elle ordonne carrément à la cellule de s’autodétruire. C’est un mécanisme crucial pour empêcher les cellules abîmées de se multiplier et de former des tumeurs cancéreuses.
Une mutation rarissime et partielle
Quand le gène TP53 est muté, la protéine p53 devient défectueuse. Elle ne fait plus son travail de surveillance, et la porte est ouverte aux cancers. Mais dans le cas de notre donneur danois, ce n’était pas une mutation classique. La banque de sperme européenne a précisé qu’il s’agissait d’une mutation TP53 rare et non décrite auparavant.
Et il y a un détail encore plus troublant : cette mutation ne se trouvait que dans une petite partie de ses spermatozoïdes, et pas dans le reste de son corps. C’est pourquoi le donneur lui-même n’était pas malade et n’a jamais développé de cancer. Il était porteur sain, mais a transmis ce risque à certains de ses descendants biologiques.
Conclusion : Des questions en suspens

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Tous les enfants nés du sperme de « Kjeld » n’ont heureusement pas hérité de cette anomalie. Mais pour ceux qui l’ont reçue, le risque était bien réel. Cette affaire soulève des questions éthiques et médicales brûlantes sur les limites du dépistage génétique dans le cadre des dons de gamètes.
Elle nous rappelle aussi, de façon tragique, l’incroyable complexité de la génétique humaine. Un seul gène défectueux, passé inaperçu, peut changer le destin de dizaines de familles. On espère que les leçons de ce drame serviront à renforcer la sécurité pour l’avenir.
Selon la source : science-et-vie.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.