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Le sport sans danger ? Nos vêtements techniques, une source cachée de perturbateurs endocriniens

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une menace qui s’infiltre à travers nos vêtements

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On les a longtemps traqués dans les boîtes en plastique ou les flacons de crème. Mais qui aurait cru que nos propres vêtements, ceux que l’on enfile pour transpirer et se dépasser, pouvaient être une source cachée de perturbateurs endocriniens ? C’est pourtant le constat plutôt glaçant qui ressort de nouvelles recherches. Ces composés chimiques, capables de jouer les trouble-fêtes dans notre système hormonal, ont trouvé un nouveau terrain de jeu : les fibres techniques de nos tenues de sport.

Respirants, légers, imperméables… ces vêtements sont devenus la norme. On ne jure plus que par eux. Mais derrière cette performance textile, il y a une réalité bien moins glorieuse. Des études commencent à mettre en lumière comment certains tissus, au contact de notre peau, peuvent libérer des substances problématiques. C’est une porte d’entrée qu’on avait peut-être sous-estimée, et qui commence sérieusement à inquiéter.

Le cocktail chimique de nos fibres de sport

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Alors, que cachent vraiment ces vêtements si performants ? Tout part de leur composition. Pour être aussi souples, élastiques ou résistants à la transpiration, les tissus comme le polyester, le nylon ou l’élasthanne ont besoin d’un petit coup de pouce… chimique. Des additifs sont intégrés lors de la fabrication. Et parmi eux, on retrouve des membres d’une famille tristement célèbre : les perturbateurs endocriniens.

Je parle de molécules comme les phtalates, les bisphénols ou encore les retardateurs de flamme bromés. Leur point commun ? Ils sont des imposteurs. Ils imitent nos hormones naturelles, ou au contraire, les bloquent. Résultat, ils peuvent ficher un sacré bordel dans notre équilibre hormonal. Ça peut se traduire par des soucis de fertilité, des problèmes de thyroïde, des anomalies du développement chez les petits, ou même favoriser certains cancers.

On a longtemps cru que ces substances se limitaient aux emballages ou aux crèmes de beauté. Grave erreur. L’industrie textile en utilise des quantités astronomiques. Un article de BBC Science Focus le confirme : ces composés sont partout dans les fibres synthétiques techniques, ajoutés pour leurs propriétés anti-taches, anti-transpiration, ou simplement pour l’élasticité. Et le pire, c’est que notre peau n’est pas une forteresse. Loin de là.

Transpiration et crème : l’effet cocktail qui aggrave la situation

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Le danger n’est pas seulement d’avoir ces produits dans le tissu. C’est surtout qu’ils peuvent s’en échapper et pénétrer notre corps. Une étude parue dans Environmental Science & Technology a montré le mécanisme. Des plastiques contenant des substances comme les polybromodiphényléthers (PBDE) ou l’hexabromocyclododécane (HBCDD) libèrent leurs additifs au contact du film hydrolipidique de notre peau – ce mélange de sueur et de sébum. Et ensuite, hop, notre peau absorbe le tout.

Et là, les conditions de la salle de sport sont un véritable terrain propice à l’absorption. Quand on s’active, on transpire, notre température monte… et cette chaleur et cette humidité favorisent la libération des composés chimiques. C’est un peu le scénario parfait pour eux.

Mais ce n’est pas tout. Les crèmes qu’on met avant de faire du sport jouent aussi un rôle. Les anti-transpirants, les fonds de teint, les écrans solaires… ils modifient la composition de notre peau et peuvent, selon l’étude, accentuer l’absorption de ces perturbateurs. La quantité de produits chimiques relargués varie énormément selon la molécule et la formulation de la crème. C’est un véritable effet cocktail.

Dernier point inquiétant : la taille des particules. Plus elles sont fines, plus la surface de contact avec la peau est grande. Les chercheurs ont observé que les microfibres provenant de l’usure des vêtements synthétiques libèrent jusqu’à deux fois plus de substances perturbatrices que des matériaux plus grossiers. On est littéralement enveloppé dans un nuage microscopique de produits chimiques.

Exposition quotidienne et gestes pour se protéger

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Bon, et concrètement, on en absorbe combien ? Les chercheurs ont fait des simulations. Pour un adulte, l’exposition cutanée quotidienne pourrait atteindre plusieurs dizaines de nanogrammes par kilo de poids corporel. Mais c’est pour les enfants que c’est le plus préoccupant. Eux, qui sont plus souvent en contact direct avec le sol et les textiles, pourraient avoir des niveaux d’exposition jusqu’à dix fois supérieurs.

Ces chiffres sont en dessous des seuils officiels, comme ceux de l’Agence américaine de protection de l’environnement. Ouf, me direz-vous. Mais attention : ce n’est qu’une voie d’exposition parmi d’autres. On ingère et on inhale aussi ces produits. Et surtout, certaines de ces molécules, comme les fameux PFAS (les « produits chimiques éternels »), ont la fâcheuse tendance à s’accumuler dans nos tissus et à y rester très, très longtemps.

Alors, que faire ? Paniquer et jeter tous ses leggings ? Non, bien sûr. Mais on peut commencer par des gestes simples et prudents. Privilégier les fibres naturelles, comme le coton biologique ou la laine non traitée. Se méfier des promesses miraculeuses comme « anti-microbien » ou « imperméable permanent » si ce n’est pas clairement certifié. Chercher des labels « sans phtalates » ou « sans retardateurs de flamme ». L’Ecolabel européen peut aussi être un bon repère.

Le but n’est pas de diaboliser tous les vêtements techniques. Ils ont leur utilité. Mais cette alerte scientifique nous oblige à regarder la face cachée de notre consommation. L’enjeu maintenant, c’est de comprendre comment réduire cette exposition invisible. Les fibres du futur devront être aussi performantes que respectueuses de notre corps. En attendant, un peu de vigilance dans nos placards ne peut pas faire de mal.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.