La révolution Ozempic : quand les restaurants de New York adaptent leurs portions à nos estomacs réduits

La révolution Ozempic : quand les restaurants de New York adaptent leurs portions à nos estomacs réduits credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

Quand un médicament transforme notre rapport à la table

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Vous vous souvenez de l’époque des portions gargantuesques, des assiettes débordantes qu’on avait du mal à finir ? Eh bien, ça pourrait bien être en train de changer, et pas seulement à cause des prix. Je vous parle d’une tendance qui prend de l’ampleur à New York, et qui a un nom : Ozempic. Ou plutôt, toute cette famille de médicaments qu’on appelle les agonistes du récepteur du GLP-1, utilisés pour le diabète et, de plus en plus, pour la perte de poids.

Prenez Lina Axmacher, par exemple. Cette New-Yorkaise d’adoption depuis 20 ans, une vraie gourmande et grande sociale, adorait explorer la scène culinaire de la ville. Puis elle a commencé l’Ozempic. Et là, son appétit a disparu – son envie de cocktails, de desserts, de tout ce qui est sucré, tout simplement envolée. Elle a perdu plus de 9 kilos en moins de deux mois. Le hic, c’est qu’elle voulait malgré tout garder sa vie sociale, continuer à sortir dîner avec ses amis. Et c’est là qu’une de ses tables préférées, le restaurant Le Petit Village à Manhattan, a trouvé une solution : proposer des portions réduites à des prix plus doux.

Un phénomène de masse qui redessine les menus

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L’initiative du Petit Village n’est pas un coup de tête. Selon un sondage de novembre de l’organisme KFF, environ un adulte américain sur huit prend actuellement ce type de médicaments. Et un sur cinq déclare en avoir déjà pris à un moment donné, que ce soit sous les noms d’Ozempic, de Wegovy ou d’autres. Le mouvement est tel que, lundi dernier, le géant pharmaceutique danois Novo Nordisk a même annoncé l’approbation aux États-Unis du Wegovy sous forme de pilule pour la perte de poids, ce qui pourrait le rendre encore plus accessible.

Face à ça, les restaurateurs ouvrent les yeux. Aristotle Hatzigeorgiou, le propriétaire des cinq établissements Clinton Hall à New York, a commencé à le constater en salle. Il voyait des gens manger beaucoup moins, se contenter d’une bouchée de leur plat, d’une gorgée de leur verre, et c’était tout. Le pire, c’était le gaspillage : une énorme quantité de nourriture préparée par ses cuisines finissait à la poubelle.

Sa réponse ? Le ‘teeny-weeny mini meal’ – un tout petit repas pour 8 dollars. Pour ce prix, vous avez un mini-burger, une petite portion de frites et votre choix entre une bière de 9 cl, un martini ou un verre de vin. C’est un contraste frappant avec le reste de la carte de sa brasserie, qui propose des choses comme un ‘grilled cheese au donut’ ou un ‘burger fondue’ (oui, vous avez bien compris). Mais ce mini-menu cartonne, nous dit-il, pas seulement auprès de ceux qui maigrissent, mais aussi de ceux qui serrent les cordons de la bourse avec l’inflation et la hausse des loyers.

Une ‘vaste expérience humaine’ aux conséquences encore floues

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Pour l’instant, ces traitements pour la perte de poids restent hors de prix pour beaucoup. Mais les experts s’attendent à un changement ; même le président Donald Trump a promis des options abordables. Et en coulisses, les chercheurs commencent tout juste à se pencher sur les bouleversements socioculturels que ça implique. La nourriture, ton ennemie au lieu d’être un grand plaisir de la vie ? C’est très différent, remarque Marion Nestle, professeure émérite de nutrition à l’Université de New York, dans un entretien. Selon elle, le verdict n’est pas encore rendu.

Les effets secondaires de ces médicaments peuvent inclure des problèmes gastro-intestinaux désagréables, mais pour certaines personnes, ils se sont avérés ‘miraculeux’, concède-t-elle. La nutritionniste estime qu’il est bien trop tôt pour saisir l’impact à long terme, aussi bien physiologique que socioculturel : ‘C’est une vaste expérience humaine’, affirme-t-elle.

Lina Axmacher, elle, a pris de l’Ozempic par intermittence. Quand elle a décidé de faire une pause la première fois, c’était parce qu’elle ‘avait envie de pouvoir à nouveau profiter un peu plus de la vie’. Elle avoue : ‘J’apprécie la sensation de faim et de satisfaction quand je mange quelque chose dont j’ai envie’ – une sensation qui lui manquait sous traitement. Paradoxalement, le médicament l’a aussi aidée à adopter de bonnes habitudes durables : elle a réduit l’alcool, fait plus de sport, et veille à manger assez de protéines.

Conclusion : Un retour aux sources… ou juste un nouveau chapitre ?

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Que l’on soit sous Ozempic ou pas, Marion Nestle voit d’un bon œil cette tendance à réduire la taille des plats dans les restaurants, après l’ère du ‘Super Size’ des années 1990-2000. Et le mouvement semble vouloir s’installer. La direction du Petit Village réfléchit à étendre son offre de demi-portions au service du soir, et Clinton Hall travaille sur un mini-repas à base de poulet.

Il y a quelque chose de presque nostalgique dans tout ça. Comme le note Aristotle Hatzigeorgiou avec un petit rire, certains clients lui ont fait remarquer que ‘c’est à ça que ressemblaient les repas avant’. ‘On pense que c’est quelque chose de nouveau, mais peut-être que ce n’est pas si différent. Peut-être que c’est tout simplement la taille normale d’un repas.’

Finalement, cette petite révolution dans nos assiettes, poussée par la science et l’économie, nous ramène peut-être à une question toute simple : quelle est la vraie, la bonne portion ? La réponse, pour le moment, se trouve quelque part entre une pilule innovante et une assiette qui retrouve ses esprits.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.