RETOUR AUX ACTUALITÉS

Gastro : doit-on craindre ce virus tenace qui secoue nos voisins anglais ?

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Un hiver qui joue les prolongations

credit : votrequotidien.ca (image IA)

On pensait en avoir fini avec les tracas de l’hiver, et pourtant. Vous avez sans doute remarqué que la saison des rhumes et des petits virus s’étire parfois un peu trop en longueur. Chaque année, c’est la même rengaine avec la gastro-entérite qui s’invite dans nos foyers, touchant des millions de Français. Mais cette année, il y a un nom qui revient avec insistance dans les discussions médicales : le norovirus. Ce n’est pas un nouveau venu, loin de là, mais c’est lui qui est souvent responsable de ces épidémies fulgurantes dans les collectivités, comme les maisons de retraite ou les hôpitaux.

Ce qui nous met la puce à l’oreille en ce moment, c’est ce qui se passe juste de l’autre côté de la Manche. Nos amis britanniques font face à une recrudescence assez spectaculaire des cas, au point que leurs autorités sanitaires parlent carrément d’une nouvelle vague. Forcément, quand on voit ça, on se pose la question pour nous, ici en France. Est-ce que ça va traverser la frontière ? Ce virus est connu pour sa capacité à se transmettre à une vitesse folle et, pour ne rien arranger, il est du genre résistant. Quelques particules suffisent pour tomber malade. Alors, faut-il s’inquiéter ou juste rester vigilant ?

L’alerte britannique : des chiffres qui font réfléchir

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Si on regarde de plus près la situation au Royaume-Uni, c’est vrai qu’il y a de quoi être un peu perplexe. Depuis le début de l’hiver, c’est une véritable flambée. Le journal The Guardian rapportait récemment que l’agence de sécurité sanitaire britannique, l’UKHSA, a dû multiplier les alertes. Pour vous donner une idée plus précise, entre début décembre 2024 et février 2025, la circulation du virus a bondi de plus de 60 % par rapport à ce qu’on observait en moyenne avant le Covid. C’est énorme. Les écoles, les hôpitaux, les maisons de repos… tout le monde est touché par des clusters à répétition qui compliquent sacrément la vie quotidienne.

Les experts là-bas ont une théorie assez sensée pour expliquer ça. C’est un peu l’effet boomerang des confinements. Pendant longtemps, avec les masques et les gels hydroalcooliques partout, on a été très protégés. Trop, peut-être ? Résultat, notre immunité collective a un peu oublié comment se défendre contre ces virus de gastro, et nous voilà plus vulnérables aujourd’hui. Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi une histoire de génétique là-dedans. Une souche particulière, le génotype GII.17 Kawasaki — un nom qui fait voyager, apparu en Asie en 2014 — est devenue dominante. Elle représente près de 60 % des cas en Angleterre. Le problème avec ce « Kawasaki », c’est qu’il est non seulement très contagieux, mais il semble aussi avoir l’art et la manière d’échapper à nos défenses immunitaires habituelles. Et l’Angleterre n’est pas seule : le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) note aussi une hausse dans plusieurs pays du Nord. Avec nos climats similaires, la France a un profil de risque quasi identique.

Et chez nous ? Le point sur la situation et les risques

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Alors, qu’en est-il concrètement dans nos régions ? Pour l’instant, on peut souffler un peu. En France, on surveille ça de très près grâce au Réseau Sentinelles, qui fait remonter les infos des médecins généralistes. Fin février 2025, les compteurs affichaient un taux d’incidence de 90 cas pour 100 000 habitants. C’est stable, et franchement, c’est même plutôt bas si on compare aux années d’avant le Covid, où on tournait souvent entre 150 et 200 cas à la même période. On dirait bien que certaines bonnes habitudes d’hygiène ont la vie dure, et tant mieux ! Cela dit, il ne faut pas crier victoire trop vite. Les moyennes nationales, c’est bien, mais ça cache parfois des réalités locales. En Occitanie, par exemple, l’Agence Régionale de Santé a noté quelques petits foyers épidémiques début février, notamment dans des établissements pour personnes âgées. Rien d’alarmant, mais ça prouve que le virus circule.

Pourquoi les médecins sont-ils si méfiants avec ce norovirus ? C’est simple : c’est un champion de la survie. Il résiste au froid, tient sur les surfaces, et même un nettoyage rapide ne suffit pas toujours à le déloger. On peut être contagieux avant même de se sentir mal, et le rester plusieurs jours après avoir guéri. C’est traître. Et puis, soyons clairs : contrairement à la grippe ou au Covid-19, il n’existe aucun vaccin contre ça. Votre vaccin contre la grippe ne vous sera d’aucun secours ici. De plus, avoir eu la gastro l’an dernier ne vous protège pas forcément, car il existe plein de souches différentes. C’est un peu la loterie.

Conclusion : Vigilance, mais pas de panique

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Faut-il craindre une « seconde vague » avant le printemps ? C’est la grande question. Au Royaume-Uni, ils redoutent que plusieurs souches circulent en même temps, ce qui prolongerait l’épidémie. En gros, on pourrait attraper une souche, guérir, et se refaire contaminer par une autre quelques semaines plus tard. Pas très réjouissant. En France, pour anticiper ça, on a maintenant une arme assez efficace héritée du Covid : l’analyse des eaux usées. Depuis le début de l’année 2025, on scrute les égouts de nos grandes villes. C’est moins glamour, je vous l’accorde, mais redoutablement efficace pour voir arriver le virus avant même que les salles d’attente des médecins ne se remplissent.

Pour l’heure, les infectiologues français restent prudents mais sereins. Une vague nationale massive semble peu probable alors que l’hiver touche à sa fin. Mais la prudence est mère de sûreté, surtout si vous fréquentez des lieux collectifs. La meilleure arme reste celle que vous connaissez déjà par cœur : le lavage des mains, fréquent et soigneux. C’est tout bête, mais contre un virus aussi coriace, c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.