Un retour aux sources pour 2026
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On connaissait déjà bien les programmes Sports-études ou Arts-études qui rythment la vie de milliers d’adolescents, mais voilà qu’une nouvelle option pointe le bout de son nez, et franchement, ça fait du bien. Le gouvernement du Québec a décidé de lancer la concentration Nature-études. L’idée est simple mais séduisante : apprendre à pêcher de manière responsable, identifier les oiseaux juste au son de leur chant ou reconnaître les plantes qui tapissent nos sous-bois. C’est un peu un retour à l’essentiel.
Pour l’instant, on est encore à l’étape du projet pilote. Une première cohorte d’environ 1000 élèves, issus de la 1re, 2e et 3e secondaire, aura la chance de tester ce cursus dès l’automne 2026. Si tout se passe comme prévu, le programme sera ensuite ouvert aux écoles participantes à travers la province pour la rentrée 2027. C’est le ministère de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs qui tire les ficelles de ce projet, avec un budget de deux millions de dollars débloqué spécifiquement pour cette phase d’essai.
Daniel Labonté, le relationniste du ministère, ne s’en cache pas et utilise des mots qui résonneront chez bien des parents : l’objectif est aussi de « décoller un petit peu » les ados de leurs écrans et technologies. Ça ne peut pas faire de tort, non ? Il insiste sur le fait que ce programme va permettre de développer des compétences qu’on ne voit jamais sur les bancs d’école classiques. C’est, selon ses propres termes, « un retour en quelque sorte sur le plancher des vaches ».
L’école Grand Défi : quand la nature devient une salle de classe
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Pour bâtir ce programme, cinq écoles ont été sélectionnées, et l’exemple de l’école Grand Défi à Mont-Joli est particulièrement touchant. C’est un établissement qui accueille des jeunes ayant certaines difficultés, et ils n’ont pas attendu le gouvernement pour comprendre les vertus du plein air. Ils utilisent déjà une approche appelée l’intervention par la nature et l’aventure (INA), où les jeunes font de l’escalade ou de la zoothérapie. C’est d’ailleurs ce savoir-faire déjà acquis qui a poussé Mélanie Deschênes, la directrice adjointe, à lever la main pour participer à l’élaboration du nouveau programme.
Mais attention, il ne s’agit pas juste d’aller jouer dehors. Mélanie Deschênes précise bien qu’avec Nature-études, on ajoute tout un volet académique sérieux lié à la science et à la biodiversité. En lisant la brochure gouvernementale, on comprend que l’élève pourra découvrir les métiers de demain en gestion de la faune, du territoire ou en environnement. C’est du concret.
La directrice adjointe souligne ce besoin criant de sortir du cadre rigide de l’école traditionnelle : « Le plaisir d’apprendre autrement, d’être collé à la réalité de la nature… » Pour ces élèves-là, c’est souvent exactement ce qu’il faut pour raccrocher avec le système scolaire. Il y a une dimension humaine indéniable ici.
L’hiver n’est pas un obstacle, au contraire
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On pourrait se dire : « C’est bien beau tout ça, mais on fait quoi l’hiver au Québec ? » Eh bien, Loïc Pulido, professeur titulaire au département des sciences de l’éducation à l’UQAC (Université du Québec à Chicoutimi), est catégorique : la saison froide ouvre des possibilités pédagogiques immenses. Il s’enthousiasme même à l’idée d’utiliser les environnements hivernaux. On peut creuser, construire des abris comme des quinzhees, et à partir de là, faire des mathématiques et des sciences appliquées.
Ce chercheur relève aussi un point crucial : quand les jeunes apprennent dehors, ils bougent. Ils sont moins sédentaires, ce qui a un effet domino super positif sur leur santé mentale. C’est prouvé. D’ailleurs, ses recherches montrent un fait assez surprenant : les enseignants qui goûtent à l’apprentissage en nature finissent souvent par sortir plus souvent l’hiver que l’été avec leurs groupes ! Comme quoi, le froid, c’est dans la tête.
Monsieur Pulido espère maintenant que le déploiement sera bien encadré pour que l’expérience reste positive pour tout le monde. Pour la suite des choses, Daniel Labonté du ministère a indiqué qu’un appel d’intérêt sera lancé au printemps prochain pour les directions d’école qui, inspirées par l’idée, voudraient embarquer dans l’aventure Nature-études.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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