Un fossé qui se creuse vertigineusement
credit : votrequotidien.ca (image IA)
C’est une nouvelle qui risque de faire couler beaucoup d’encre, et pas seulement chez les économistes. Alors que le gratin mondial de la finance et de la politique se prépare à se réunir dans la station huppée des Alpes suisses pour le fameux Forum économique mondial (WEF), l’ONG Oxfam a décidé de frapper un grand coup ce lundi. Le constat est sans appel, et franchement, il donne le vertige : la fortune des milliardaires a atteint un sommet historique en 2025.
Mais ce n’est pas tout. Oxfam ne se contente pas de jeter des chiffres en l’air ; l’organisation pointe directement du doigt la politique de Donald Trump, accusée de « saper la liberté politique » tout en jetant de l’huile sur le feu des inégalités. C’est dans ce climat un peu tendu que le président américain est attendu ce mercredi à Davos. Et tenez-vous bien, le chiffre qui résume tout ce déséquilibre est presque difficile à concevoir : aujourd’hui, les 12 milliardaires les plus riches possèdent à eux seuls plus de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité entière. Oui, vous avez bien lu… cela représente environ quatre milliards de personnes.
Une accumulation de richesses sans précédent et son impact politique
credit : votrequotidien.ca (image IA)
Regardons un peu plus près ce qui se passe dans les portefeuilles de ces ultra-riches. D’après les calculs minutieux de l’ONG, l’année dernière marquait une première : le monde comptait plus de 3000 milliardaires. Si on additionne tout ce qu’ils possèdent, on arrive à la somme astronomique de 18 300 milliards de dollars. C’est colossal. Ce qui inquiète surtout, c’est la vitesse à laquelle ça grimpe. La valeur de leur patrimoine a bondi de 16,2 %, ce qui est, tenez-vous bien, trois fois plus rapide que durant les cinq années précédentes. Et pendant ce temps-là ? Eh bien, la réduction de la pauvreté, elle, marque le pas depuis la pandémie de 2020.
Oxfam met en garde contre ce qu’elle appelle une « politique fiscale arrangeante » et un étouffement des voix qui tentent de s’opposer. Cette accumulation démesurée permet aux plus riches de s’offrir, disons-le clairement, un accès privilégié aux institutions et même de racheter des médias entiers. Cela finit par éroder les droits de la majorité. D’ailleurs, l’ONG a sorti une statistique assez parlante : les ultrariches auraient 4000 fois plus de chances d’obtenir un poste politique que n’importe quel citoyen ordinaire comme vous et moi. L’exemple des États-Unis est frappant, première puissance mondiale où le gouvernement de Trump compte, sans surprise, plusieurs milliardaires dans ses rangs.
La colère gronde dans les rues de Davos
credit : votrequotidien.ca (image IA)
Évidemment, tout cela ne passe pas inaperçu et la réaction de la rue ne s’est pas fait attendre. Dimanche, à Davos, l’ambiance était électrique. De nombreuses pancartes visaient directement le président américain lors d’un rassemblement orchestré par la Jeunesse socialiste suisse. Leur slogan ? « No WEF – Stop Trump ». On pouvait même voir des messages beaucoup plus virulents, comme cette banderole accrochée au balcon d’une maison qui affichait sans détour : « Trump Nazi. Va te faire foutre! ». C’est dire le niveau de tension.
Il y avait environ 300 manifestants sur place. Certains portaient des masques assez caricaturaux, représentant le milliardaire Elon Musk, le chancelier allemand Friedrich Merz ou encore le vice-président américain J.D. Vance, tout en agitant de grands billets d’euros découpés dans du carton. Nathalie Ruoss, la vice-présidente de la Jeunesse socialiste, n’a pas mâché ses mots. Pour elle, le WEF est l’endroit où les puissants décident de notre avenir — économie, climat — sans aucune « légitimité démocratique ». Elle a même jugé « inacceptable » auprès de l’AFP d’accueillir ce qu’elle qualifie de fascistes, comme Donald Trump, estimant que cela légitime leurs actions.
Pour la petite histoire, samedi déjà, plusieurs centaines de personnes avaient tenté de rejoindre Davos à pied depuis une autre commune. Même si seulement une partie d’entre eux a eu l’autorisation finale de rejoindre le rassemblement de dimanche, ils ont réussi à bloquer le trafic vers la station de ski pendant une bonne heure et demie en milieu de journée, comme l’a constaté une journaliste de l’AFP sur place.
Conclusion : Un cercle vicieux et des appels à la réforme
credit : votrequotidien.ca (image IA)
Au final, tout cela ressemble à ce que Amitabh Behar, le directeur général d’Oxfam, appelle un « cercle vicieux ». Il prévient que ces inégalités économiques et politiques peuvent accélérer la perte de nos droits et de notre sécurité à une vitesse effrayante. Et l’avenir proche ne semble pas indiquer un changement de cap. Avec les élections américaines de mi-mandat qui approchent en novembre, on parle déjà de réductions massives d’impôts pour les entreprises. Pire encore, les multinationales américaines ont réussi à obtenir une exemption du taux minimal de taxation de 15 %, pourtant prévu par un accord international.
Oxfam insiste : les mesures de l’ère Trump ont profité aux plus riches partout sur la planète. L’organisation appelle donc à limiter le pouvoir de ces ultrariches, notamment en les taxant « véritablement » et en leur interdisant de financer les campagnes politiques. De son côté, Christy Hoffman, secrétaire générale de la fédération syndicale UNI Global Union, dénonce la dérégulation technologique et la politique douanière « irrationnelle » de l’administration actuelle. Elle plaide pour une taxation qui redistribue mieux les richesses, des services publics plus solides et, surtout, pour que les travailleurs aient enfin voix au chapitre via une structure du marché du travail renforcée.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.