Liberté de la presse : 330 journalistes derrière les barreaux, un bilan 2025 toujours aussi sombre

Liberté de la presse : 330 journalistes derrière les barreaux, un bilan 2025 toujours aussi sombre credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une profession sous les verrous

credit : votrequotidien.ca (image IA)

C’est une lecture qui, je dois l’avouer, laisse un goût amer en bouche. On parle ici de femmes et d’hommes emprisonnés simplement pour avoir fait leur travail : informer. Selon le dernier rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), le bilan est lourd, très lourd même. En 2025, ce sont pas moins de 330 journalistes qui se sont retrouvés derrière les barreaux à travers le monde.

Alors, on pourrait essayer de se rassurer — ou du moins de voir le verre à moitié plein — en notant une légère baisse par rapport au triste « record » de l’année précédente. Fin 2024, ils étaient 384. Mais bon, est-ce vraiment une victoire ? Pas sûr. Le CPJ pointe du doigt deux coupables majeurs pour expliquer ces données inquiétantes : la montée de l’autoritarisme un peu partout et, bien sûr, la hausse dramatique du nombre de conflits armés. C’est un contexte global qui étouffe la vérité.

Le triste palmarès des geôliers de l’information

Quand on regarde la carte du monde dessinée par ce rapport, certains pays reviennent avec une régularité effrayante. La Chine trône toujours en tête de ce classement peu glorieux, avec 50 prisonniers recensés au 1er décembre. Juste derrière, on retrouve la Birmanie qui en détient 30. Et c’est là que ça se complique encore… Israël occupe une place prépondérante avec 29 journalistes palestiniens incarcérés.

La liste continue, et elle fait froid dans le dos. La Russie maintient 27 journalistes en détention — et notez ce détail glaçant : deux sur cinq sont ukrainiens. Le Bélarus n’est pas en reste avec 25 détenus, suivi de près par l’Azerbaïdjan avec 24. C’est… comment dire ? C’est systémique. Pour vous donner une idée de l’ampleur du problème, c’est la cinquième année consécutive que ce chiffre dépasse la barre des 300.

Pour l’ONG américaine, qui fait ce recensement depuis 1992, il s’agit de la troisième année la plus importante en termes de nombre de journalistes emprisonnés. Ce n’est pas juste une mauvaise passe, c’est une tendance lourde qui s’installe.

Justice expéditive, torture et le cas de l’Asie

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Ce qui est peut-être le plus révoltant dans ce rapport, ce n’est pas seulement l’emprisonnement, c’est ce qui se passe une fois les portes refermées. Figurez-vous que près de la moitié des journalistes emprisonnés n’ont même pas été condamnés ! Ils attendent, dans le vide juridique. Et pour ceux qui ont eu le malheur d’être jugés, plus d’un tiers purgent des peines terriblement longues, dépassant les cinq ans.

Les conditions de détention ? Un cauchemar, j’imagine. Près d’un tiers des détenus affirment avoir subi de mauvais traitements. Pire encore, 20 % déclarent avoir été torturés ou battus. Historiquement, depuis 1992, les pays les plus souvent pointés du doigt pour ces violences sont l’Iran (qui détenait encore 5 journalistes au 1er décembre, avant même la répression des récentes manifestations), Israël et l’Égypte, ce dernier comptant 18 prisonniers fin 2025.

Si on regarde par région, c’est l’Asie qui détient le record absolu avec un total de 110 journalistes emprisonnés. Outre la Chine et la Birmanie dont j’ai déjà parlé, le Vietnam en retient au moins 16. Le Bangladesh en compte quatre, l’Inde trois, et les Philippines une. C’est toute une partie du globe où la liberté de la presse semble s’éteindre à petit feu.

L’exception américaine et conclusion

credit : votrequotidien.ca (image IA)

On a souvent tendance à penser que ça n’arrive que « chez les autres », dans des dictatures lointaines. Eh bien, détrompez-vous. Même aux États-Unis, la situation dérape par moments. Prenez l’histoire de Mario Guevara. Ce journaliste salvadorien couvrait des manifestations anti-Trump à la mi-juin lorsqu’il a été arrêté.

Son sort ? Il a fini par être expulsé fin octobre. Pourquoi ? Faute d’avoir pu régulariser son statut migratoire, alors qu’il vivait dans le pays depuis deux décennies… vingt ans, vous imaginez ? C’est brutal. Le climat politique là-bas reste tendu pour la presse ; on voit d’ailleurs souvent des figures politiques comme le vice-président J.D. Vance s’adresser aux journalistes dans une ambiance parfois… électrique.

En fin de compte, que ce soit à Gaza — où l’on a vu les corps de deux journalistes palestiniens transportés après des frappes israéliennes — ou dans une salle de presse à la Maison-Blanche, le métier de journaliste est devenu un parcours d’obstacles, voire un jeu mortel. Il faut rester vigilant, car quand l’information ne circule plus, c’est nous tous qui devenons aveugles.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.