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La vérité bouleversante sur l’origine du chat domestique : une histoire réécrite par la génétique

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Et si tout ce que l’on croyait était faux ?

Le chat, notre compagnon à moustaches qui squatte le canapé et monopolise l’internet, fait partie de nos vies depuis… eh bien, depuis toujours, n’est-ce pas ? On le pensait. Pourtant, des études génétiques hyper pointues viennent de tout bousculer. Leur véritable histoire, depuis les dunes d’Afrique jusqu’aux cités impériales d’Asie, s’avère bien plus tortueuse, plus compliquée qu’un simple bond dans l’histoire.

Pendant des millénaires, croyez-le ou non, ce n’était pas notre chat d’aujourd’hui qui régnait. D’autres félins, des oubliés de l’histoire, ont occupé sa place aux côtés des humains. Préparez-vous à revoir vos certitudes : l’histoire de la domestication féline est en pleine réécriture.

Trois mille ans passés en compagnie d’un autre félin

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C’est un scoop pour beaucoup : bien avant que le Felis catus, notre chat domestique, ne pointe le bout de son nez en Chine, il y avait un autre acteur sur scène. Pendant plus de 3 500 ans, les humains en Chine ont côtoyé le Prionailurus bengalensis, que l’on appelle aussi le chat léopard. Un petit carnivore originaire d’Asie, mais qui avait trouvé ses marques près de nous.

Pourquoi cette proximité ? C’est une histoire de rats, bien sûr. Ces villages néolithiques, avec leurs stocks de grains, attiraient forcément beaucoup de rongeurs. Et qui dit rongeurs, dit prédateurs. Le chat léopard s’était installé, profitant de cet environnement avantageux. Mais attention, cette cohabitation n’a jamais mené à une vraie domestication.

Le chat léopard est resté un sauvage

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Malgré des millénaires passés littéralement aux portes des maisons, les chats léopards sont restés génétiquement sauvages. C’est la conclusion d’une vaste étude passionnante menée par Shu-Jin Luo à l’Université de Pékin. On a même retrouvé des artefacts dans les tombes de la dynastie Han, notamment sur le site de Mawangdui, qui montrent des félins au pelage tacheté, très similaires à ce chat léopard.

Leurs restes parsèment les sites archéologiques chinois, de 5 400 ans avant notre ère jusqu’à 150 après J.-C. Mais la chose curieuse, c’est qu’il n’y a eu aucune hybridation génétique détectée entre ces félins et ceux qui sont arrivés plus tard. Cette cohabitation a juste cessé, de manière progressive et sans laisser de descendance métissée.

L’origine des vrais chats domestiques révélée par l’adn ancien

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Il y a un trou. Un vide de près de six siècles sépare la dernière trace de chats léopards de l’arrivée des premiers chats que nous reconnaissons aujourd’hui. Ces derniers n’apparaissent en Chine qu’au VIIᵉ siècle de notre ère. Cette rupture temporelle et biologique, elle est bétonnée par l’analyse ADN de 22 ossements de félins retrouvés un peu partout en Chine.

Le spécimen clé, baptisé FS12, vient de Tongwan, un ancien carrefour commercial essentiel. Grâce à un séquençage complet, très fiable, on a pu reconstituer le génome de ce chat. Il était probablement blanc ou blanc tigré, avec une belle longue queue, mais ce n’est pas ce qui compte le plus. Ce qui est dingue, c’est que FS12 ne descend pas d’une lignée chinoise locale. Absolument pas !

Une seule lignée : l’africain du levant

Alors, d’où vient FS12 ? Il provient directement du Felis lybica lybica, le chat sauvage qui est originaire d’Afrique. Oui, vous avez bien lu : l’Afrique ! Et ce n’est pas tout. Il partage des marqueurs génétiques spécifiques avec des spécimens du Levant, cette région qui englobe aujourd’hui Israël, la Syrie et la Jordanie. L’étude dirigée par Greger Larson, publiée dans Science, est formelle : nos chats modernes, y compris ceux de Chine, viennent tous de cette lignée africaine, apparue juste après les premières communautés agricoles du Levant.

C’est une découverte majeure parce qu’elle écarte l’idée qu’on puisse avoir domestiqué le chat plusieurs fois et à plusieurs endroits sur le globe. La domestication fut unique, suivie d’une expansion rapide et massive. L’homogénéité génétique et le phénotype stable, cela prouve qu’ils ont voyagé loin, mais sont restés les mêmes. Les traces les plus anciennes de cette lignée n’arrivent en Europe que 2 000 ans après leur apparition initiale, c’est pour dire à quel point le Moyen-Orient a été le point de départ central.

La route de la soie, vecteur principal de l’expansion féline

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Comment un chat originaire d’Afrique et du Levant a-t-il pu traverser l’immense Asie pour arriver en Chine au VIIᵉ siècle ? C’est là que l’histoire prend un tournant géopolitique absolument fascinant. L’analyse de la répartition des ossements et des génomes montre une coïncidence frappante : les premiers chats domestiques, comme notre FS12, ont été découverts dans des villes qui étaient des étapes clés de la fameuse Route de la Soie.

Cette période correspond à l’apogée des échanges entre l’Est et l’Ouest, sous les dynasties Sui et Tang. L’hypothèse est donc la suivante : le chat n’a pas migré lentement avec les fermiers, comme l’ont fait les animaux de ferme habituels. Non ! Le chat a voyagé dans les bagages des marchands. C’est le commerce, et non pas l’agriculture, qui fut le principal moteur de son expansion fulgurante vers l’Asie orientale.

Ascension sociale par terre et par mer

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D’ailleurs, l’histoire ne s’arrête pas là. Une partie des chats modernes vivant sur les côtes chinoises possède des marqueurs génétiques différents, typiques de l’Europe de l’Ouest. Ce détail suggère fortement qu’une deuxième vague d’introduction a eu lieu, cette fois par voie maritime. Le chat, en bon marin, est arrivé par bateau !

Qu’importe la manière, ce félin s’est vite imposé. Dès le IXᵉ siècle, il est devenu un véritable animal de compagnie, intégré jusqu’aux plus hautes sphères sociales, parfois même offert par l’impératrice elle-même. En moins de deux millénaires, ce nouveau venu africain a complètement supplanté son prédécesseur asiatique, le chat léopard. Une ascension discrète, mais absolument imparable.

Une histoire de commerce et de chance

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Ce que ces analyses génétiques nous apprennent, c’est que le parcours du chat est bien plus complexe que ce que l’archéologie seule nous laissait deviner. Il y a eu un « faux départ » avec le chat léopard, qui a cohabité avec les hommes sans jamais être domestiqué. Puis, la véritable star, le chat d’origine africaine et levantine (le Felis lybica lybica), est arrivée tardivement.

Son succès n’est pas le fruit d’une lente sédentarisation, mais plutôt de la mondialisation antique. Le commerce, la Route de la Soie, et peut-être aussi une certaine « capacité à se faire aimer » par les élites, voilà les clés de l’expansion du chat. La prochaine fois que vous verrez votre chat dormir, pensez à son incroyable voyage : de l’Afrique au Levant, puis à travers les déserts et les mers, tout ça pour finir sur votre lit. C’est fascinant, non ?

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.