Tensions diplomatiques : Trump « déçu » par Zelensky, le plan de paix américain en suspens

Tensions diplomatiques : Trump « déçu » par Zelensky, le plan de paix américain en suspens credit : Crédit : Wikimedia Commons - January 2025 Official Presidential Portrait of Donald J. Trump

Alors que les négociations entre Washington et Kiev s’intensifient, Donald Trump a exprimé publiquement son agacement dimanche soir. En marge du gala du Kennedy Center, le président américain a reproché à Volodymyr Zelensky de ne pas avoir consulté la dernière proposition de paix des États-Unis, pourtant cruciale pour l’issue du conflit.

Une proposition restée lettre morte ?

L’incident diplomatique a pris forme sur le tapis rouge du Kennedy Center à Washington. Interrogé par les journalistes, Donald Trump n’a pas caché sa frustration concernant l’avancée des pourparlers. « Je suis un peu déçu que le président Zelensky n’ait pas encore lu la proposition, il y a quelques heures », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche. Selon lui, si l’entourage du président ukrainien semble favorable au texte (« Son peuple l’adore »), le dirigeant lui-même ferait de la résistance.

Crédit : Wikimedia Commons - Volodymyr Zelenskyy in 2022
Crédit : Wikimedia Commons – Volodymyr Zelenskyy in 2022

Donald Trump a par ailleurs laissé entendre que Moscou serait disposé à accepter les termes actuels : « Je pense que la Russie est d’accord, mais je ne suis pas sûr que Zelensky soit d’accord… Il n’est pas prêt. » Ces déclarations interviennent alors que des délégations américaines et ukrainiennes viennent de clore trois jours de discussions intenses en Floride, menées notamment par l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner.

Les « dix derniers mètres » et les points de blocage

Malgré les frictions affichées, l’envoyé spécial américain pour l’Ukraine, Keith Kellogg, se veut plus optimiste. S’exprimant lors du Forum de défense nationale Reagan, ce dernier — qui doit quitter ses fonctions en janvier — a affirmé que les efforts pour mettre un terme à la guerre se jouaient désormais dans les « dix derniers mètres ».

Crédit : Wikimedia Commons - Portrait of U.S. Army Lt. Gen. Joseph K. Kellogg (cropped)
Crédit : Wikimedia Commons – Portrait of U.S. Army Lt. Gen. Joseph K. Kellogg (cropped)

Toutefois, deux obstacles majeurs persistent : le statut des territoires du Donbas, largement contrôlés par la Russie, et l’avenir de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Cette infrastructure critique, occupée par les forces russes, nécessite une sécurisation urgente pour prévenir tout incident majeur.

Ballet diplomatique à Londres et signaux de Moscou

La séquence diplomatique se poursuit ce lundi en Europe. Volodymyr Zelensky est attendu à Londres pour une réunion stratégique avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz. L’objectif est de coordonner la position européenne face à la pression américaine.

Crédit : votrequotidien.ca (image IA)
Crédit : votrequotidien.ca (image IA)

Parallèlement, le Kremlin a envoyé des signaux d’ouverture. Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a salué la nouvelle stratégie de sécurité nationale de l’administration Trump, y voyant une volonté de dialogue pour « rétablir la stabilité stratégique ».

La guerre continue sur le terrain

Sur le front, la réalité reste meurtrière. Tandis que les diplomates négocient, les frappes russes se sont poursuivies dans la nuit de dimanche à lundi. Des attaques de drones et de missiles ont visé les infrastructures énergétiques et industrielles à Krementchouk et Tchernihiv, faisant au moins quatre morts et causant des coupures d’eau et d’électricité. Kiev dénonce une stratégie russe visant à « armer le froid » pour ce quatrième hiver de guerre.

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