De l’or blanc aux barreaux : Ryan Wedding plaide non coupable, et maintenant ?
Richard Davis - 2026-01-28 11:25
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Une chute vertigineuse pour l’ex-olympien
C’est le genre d’histoire qui dépasse la fiction, vous ne trouvez pas ? Ryan Wedding, ce gars qui dévalait les pentes en snowboard pour le Canada aux Jeux olympiques, se retrouve aujourd’hui dans de sales draps, très loin de la poudreuse. Lundi dernier, au tribunal fédéral de Santa Ana – c’est juste au sud de Los Angeles –, il a plaidé non coupable. Et attention, on ne parle pas d’une petite infraction routière. L’homme fait face à une montagne de chefs d’accusation, allant du meurtre au trafic de drogue.
Pour vous donner une idée de l’ambiance, imaginez la scène : Wedding, vêtu de l’uniforme orange classique des prisonniers, assis à côté de son avocat, Me Anthony Colombo, un homme tiré à quatre épingles, le tout sous le regard du juge John D. Early. C’est un contraste saisissant pour cet homme de 44 ans, natif de Thunder Bay en Ontario, qui a réussi l’exploit douteux d’échapper aux autorités pendant près de 10 ans. Une décennie de cavale, c’est long. Il a finalement été arrêté au Mexique la semaine dernière, mettant fin à une traque qui a mobilisé du monde… beaucoup de monde.
Une tête mise à prix et une liste d’accusations longue comme le bras
Quand je dis qu’ils ont mis le paquet pour le retrouver, je n’exagère pas. Il figurait carrément sur la liste des 10 personnes les plus recherchées par le FBI. Tenez-vous bien : le gouvernement américain offrait une récompense de 15 millions de dollars (ça fait environ 20,4 millions de nos dollars canadiens !) pour toute info menant à son arrestation. C’est colossal. On comprend mieux pourquoi les polices du Canada, du Mexique, de la Colombie et même de la République dominicaine étaient sur le coup.
Maintenant, parlons des charges. Il y en a 17 au total aux États-Unis. On l’accuse, entre autres, de complot pour exporter de la cocaïne et d’avoir dirigé une entreprise criminelle continue. Mais ça devient encore plus sombre : il est aussi accusé de meurtre en lien avec cette entreprise criminelle et de représailles mortelles contre un témoin ou un informateur. C’est lourd, très lourd. Comme les crimes auraient été commis dans plusieurs pays, c’est un véritable casse-tête juridique qui se profile.
Le casse-tête de la peine de mort et la connexion canadienne

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C’est là que ça se complique techniquement, et c’est fascinant. Ryan Wedding risque la prison à vie automatique s’il est reconnu coupable des accusations de meurtre et de trafic. Son avocat, Anthony Colombo, a même évoqué la possibilité de la peine de mort, bien qu’il doute que le procureur aille jusque-là. Mais une peine de vie sans libération conditionnelle ? C’est tout à fait possible.
Et c’est ici que le Canada entre en jeu, ou plutôt… pourrait sortir du jeu. J’ai lu ce que disait Robert Currie, un prof de droit à l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, et c’est très clair : si la peine de mort est sur la table, la police canadienne doit arrêter de coopérer. On ne rigole pas avec ça chez nous. M. Currie explique que notre législation bloque l’envoi de preuves ou d’agents pour témoigner si la peine capitale est envisagée. Même la prison à vie sans libération conditionnelle pourrait poser problème, car c’est jugé inconstitutionnel ici.
Il y a aussi des bruits de couloir, des spéculations… Peut-être que Wedding va se mettre à table ? Robert Currie pense que c’est possible : la défense et la poursuite pourraient s’entendre sur des charges moins graves en échange d’informations. Comme il le dit si bien : « Ça laisserait la place pour une négociation de plaidoyer ». On verra bien ce que Wedding décide de faire.
Calendrier judiciaire et fantômes du passé
Alors, quelle est la suite ? Ryan Wedding doit revenir au tribunal le 11 février pour une audience préliminaire. Une date de procès a été fixée au 24 mars, mais honnêtement… ça semble irréaliste. Son avocat l’a dit à CBC News : avec la complexité du dossier, le volume de preuves et le nombre de personnes impliquées, ils vont probablement demander de repousser tout ça d’au moins six mois. En attendant, il reste en prison en Californie. Le juge a refusé sa libération sous caution lundi, estimant que rien ne garantissait la sécurité publique ou qu’il ne s’enfuirait pas à nouveau. Mais bon, la porte n’est pas totalement fermée si la défense revient avec un meilleur plan.
Et n’oublions pas le volet canadien ! Wedding traîne aussi des casseroles chez nous. La GRC avait découvert un complot d’importation de cocaïne en 2015, à l’époque où il vivait à Montréal. Selon un acte d’accusation de 2024, son groupe était carrément le plus gros fournisseur de coke au Canada. C’est fou, non ?
Techniquement, le Canada pourrait demander son extradition pour le juger ici. Mais soyons réalistes, comme le souligne le professeur Currie, c’est très peu probable. La machine est lancée aux États-Unis, la coopération est forte, et il semble que la décision a été prise de tout régler là-bas. Wedding pourrait essayer de contester la juridiction, mais pour des crimes qui traversent les frontières comme ça, les lois sont assez flexibles. Il a peu de chances de gagner sur ce point.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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