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Maison-Blanche : Donald Trump installe un « Mur de la gloire » et cible Joe Biden

Donald Trump marchant le long de la colonnade de la Maison-Blanche ou dévoilant une plaque <br/><small>Crédit : Adam Schultz (Wikimedia) & Crédit : Shealeah Craighead (Wikimedia)</small>

WASHINGTON — Plus d’un an après sa réélection, le président Donald Trump intensifie sa campagne de dénigrement envers son prédécesseur, officialisant ses critiques par des installations permanentes à la Maison-Blanche et une enquête sur l’utilisation de signatures automatisées.

Une réécriture historique affichée à la Maison-Blanche

Dans ce qui apparaît comme une rupture inédite avec le décorum présidentiel, Donald Trump a inauguré une nouvelle galerie le long de la colonnade de l’aile Ouest, baptisée le « Mur de la gloire présidentielle » (Presidential Wall of Fame). Selon des informations rapportées par le Washington Post et NBC News, cette installation remplace le portrait traditionnel de Joe Biden par une photographie d’un « autopen » (un stylo automatique), parfois agrémentée d’un émoji aux yeux globuleux.

Susie Wiles, cheffe de cabinet de la Maison-Blanche
Crédit : The White House (Wikimedia)

La semaine dernière, cette offensive symbolique a pris une tournure plus institutionnelle avec l’ajout de plaques explicatives sous les portraits des anciens présidents. Le texte accompagnant l’espace dédié à Joe Biden le qualifie de « pire président de l’histoire » et utilise le surnom « Joe l’endormi » (Sleepy Joe), tout en évoquant un supposé « grave déclin mental » et une « famille criminelle ».

Interrogée par NBC News, Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison-Blanche, a confirmé la paternité de ces écrits : « Les plaques sont des descriptions éloquentes de chaque président […]. Beaucoup ont été écrites directement par le président lui-même. » D’autres prédécesseurs, notamment Barack Obama, sont également visés par des commentaires acerbes gravés dans le métal.

Karoline Leavitt lors d’un point presse
Crédit : @WhiteHouse on YouTube (Wikimedia)

L’obsession de l’« autopen »

Au-delà des attaques personnelles, l’administration Trump a lancé une offensive administrative concernant la gestion de l’exécutif sous le mandat précédent. Le président républicain soutient la théorie selon laquelle Joe Biden n’aurait pas signé lui-même de nombreux décrets, laissant cette tâche à un dispositif automatique ou à son entourage.

Selon des rapports relayés par CBS News et Fox News, Donald Trump a ordonné une enquête formelle sur l’utilisation de l’autopen par l’administration Biden, cherchant à invalider rétroactivement certains documents officiels. Cette démarche vise à accréditer l’idée que l’ancien président démocrate n’était pas aux commandes de ses propres décisions, une rhétorique qui alimente la base électorale du président actuel mais soulève de nombreuses questions juridiques sur la continuité de l’État.

Gros plan sur une machine autopen signant un document officiel
Crédit : votrequotidien.ca (Image IA)

Tensions internes et révélations de Susie Wiles

Ce climat de revanche permanente s’accompagne de tensions au sein même de l’équipe rapprochée du président. Dans une série d’entretiens accordés au magazine Vanity Fair et publiés mi-décembre, Susie Wiles, la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, a livré une analyse sans fard de la personnalité de Donald Trump.

Mme Wiles y décrit un président au tempérament « obsessif », allant jusqu’à évoquer une « personnalité d’alcoolique » (bien que le président ne boive pas) pour illustrer son caractère possessif et sa fixation sur certains sujets, dont Joe Biden. Elle y critique également d’autres figures de l’administration, qualifiant notamment le vice-président J.D. Vance d’ancien « conspirationniste ». Malgré ces propos, Donald Trump a publiquement maintenu sa confiance en sa cheffe de cabinet, qualifiant son travail de « fantastique ».

 

Selon la source : journaldemontreal.com