Accord commercial majeur à Pékin : Du canola contre des voitures électriques
Richard Davis - 2026-01-16 12:49
credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)
Une rencontre au sommet pour débloquer le commerce

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C’est une poignée de main qui risque de faire couler beaucoup d’encre. Ce vendredi 16 janvier 2026, notre premier ministre Mark Carney a rencontré le président chinois Xi Jinping à Pékin, en Chine. L’ambiance semblait être à la réconciliation économique. M. Carney n’a pas mâché ses mots en qualifiant l’entente conclue d’accord « préliminaire, mais historique ». L’objectif affiché est clair : supprimer les barrières commerciales qui nous embêtaient depuis un moment et réduire les droits de douane. Tout cela s’inscrit, semble-t-il, dans un partenariat stratégique bien plus large que le Canada est en train de forger – ou de retisser – avec l’Empire du Milieu.
On sent bien que la diplomatie a tourné à plein régime. Cet accord a été dévoilé quelques heures à peine après leur tête-à-tête. Pour le gouvernement, c’est un pas de géant, même si, entre nous, on peut se demander comment cela sera perçu par tous les acteurs de l’industrie ici. Mais restons sur les faits : l’échange principal repose sur l’autorisation d’importer des véhicules électriques chinois en masse contre un meilleur accès pour nos produits agricoles.
Bonne nouvelle pour le canola et les produits de la mer

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Parlons concrètement de ce que ça change pour nos producteurs, car c’est là que le bât blessait souvent. Ottawa s’attend désormais à ce que Pékin fasse un geste significatif : abaisser ses droits de douane sur les graines de canola canadiennes à 15 % d’ici le mois de mars. C’est précis. Mais la liste des bonnes nouvelles – enfin, si on est exportateur – ne s’arrête pas là.
Il y a toute une série de produits qui vont bénéficier d’une exemption totale. La farine de canola, les pois canadiens, mais aussi nos fameux homards et crabes ne seront plus soumis aux droits de douane chinois. Cette mesure entrera en vigueur à partir de mars et devrait durer, au minimum, jusqu’à la fin de l’année. Pour les pêcheurs et les agriculteurs qui dépendaient de ce marché gigantesque, c’est un soulagement, j’imagine. On revient de loin.
La contrepartie : les voitures électriques chinoises

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Évidemment, en politique comme en affaires, on ne reçoit jamais rien sans rien donner en retour. La contrepartie de cet accord est l’ouverture de notre frontière aux automobiles de l’Est. Le Canada va autoriser l’entrée sur son marché de 49 000 véhicules électriques chinois. Le taux tarifaire appliqué sera de 6,1 %. M. Carney a défendu cette concession en faisant valoir que cela rendra certains véhicules électriques plus abordables pour les familles canadiennes. Vu le prix des voitures ces temps-ci, l’argument pourrait porter.
Cet accord met fin – ou du moins, espérons-le – à un différend commercial qui s’étirait depuis plusieurs années. Vous vous souvenez peut-être que tout cela avait commencé lorsque le gouvernement libéral précédent avait imposé des tarifs sur ces mêmes véhicules pour tenter de protéger notre secteur automobile. C’est un sacré virage. Enfin… M. Carney a tout de même précisé avoir abordé la question des droits de la personne lors de sa discussion avec le président Xi, même si le cœur de la rencontre était visiblement le business.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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