Trump recrute Mark Carney pour son Conseil de paix à Gaza
Richard Davis - 2026-01-17 11:36
credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)
Une équipe de stars pour gérer l’après-guerre

credit : votrequotidien.ca (image IA)
C’est une nouvelle qui risque de faire couler beaucoup d’encre. On apprend que le premier ministre canadien, Mark Carney, a reçu une invitation formelle de Donald Trump pour rejoindre le fameux Conseil de la paix pour Gaza. L’objectif ? Superviser, du moins temporairement, la gouvernance de l’enclave palestinienne. Et d’après une source haut placée au gouvernement qui s’est confiée à Radio-Canada, M. Carney s’apprête à dire oui.
Ce conseil, présidé par Donald Trump lui-même, ressemble à une véritable liste VIP. Le président américain avait promis le groupe le plus prestigieux jamais assemblé, et il n’a pas fait les choses à moitié. On y retrouve son fidèle chef de la diplomatie Marco Rubio, mais aussi l’ancien premier ministre britannique Tony Blair. Ajoutez à cela Steve Witkoff, l’émissaire spécial, et bien sûr Jared Kushner, le gendre et médiateur de l’ombre.
Mais ce n’est pas tout. La liste des sept membres de ce « founding executive board » comprend aussi des figures de la finance comme Ajay Banga, le président de la Banque mondiale, ou encore Marc Rowan, le patron milliardaire d’Apollo Global Management, sans oublier Robert Gabriel, conseiller de Trump. L’idée, c’est que chacun gère un secteur précis : la reconstruction, les investissements, ou encore la mobilisation de capitaux. Une approche très… business, dirons-nous.
Diplomatie et sécurité : la mécanique se met en place
Au-delà des grands noms, il y a la réalité du terrain. La Maison-Blanche a précisé que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov deviendrait le haut représentant pour Gaza. On s’en doutait un peu, c’était dans l’air. Pour le volet militaire, c’est le général américain Jasper Jeffers qui prendra les commandes de la Force internationale de stabilisation.
Tout ça s’inscrit dans un calendrier serré. Cette annonce tombe pile au moment où un comité technocratique palestinien commence à bosser. C’est la suite logique de la deuxième phase du cessez-le-feu, qui est entré en vigueur le 10 octobre dernier — un accord fragile, obtenu sous la pression américaine. Le plan Trump, que le Conseil de sécurité de l’ONU a fini par endosser en novembre, est clair sur le papier : désarmement du Hamas, retrait progressif des troupes israéliennes et déploiement de cette fameuse force internationale.
Au Caire, les technocrates s’activent

credit : votrequotidien.ca (image IA)
Pendant ce temps, loin des caméras de Washington, les choses bougent en Égypte. Le comité technocratique palestinien a lancé ses travaux au Caire. C’est du concret. D’ailleurs, Jared Kushner et Nickolay Mladenov étaient présents à la réunion de vendredi, selon un membre du comité qui a préféré rester anonyme. Ils remettent ça samedi pour une autre session.
L’urgence est palpable. « Nous espérons nous rendre à Gaza la semaine prochaine ou la suivante », a confié ce membre. Le comité, composé de 15 personnalités palestiniennes, sera basé au Caire pour l’instant, avec des allers-retours prévus. Leur mot d’ordre ? Pas de politique. « La priorité, ce sera les services d’utilité publique », insiste-t-on. Formé officiellement mercredi dernier, ce groupe dirigé par l’ingénieur Ali Shaath va devoir administrer le territoire sous l’œil attentif du Conseil de Trump.
Reconstruire sur des ruines : un défi colossal

credit : votrequotidien.ca (image IA)
La tâche qui les attend est titanesque. Ali Shaath, qui préside le comité, a rappelé que la reconstruction s’appuiera sur le plan égyptien arabo-islamique adopté en mars 2025. C’est une distinction importante, car ce plan contrecarre la vieille idée de Trump qui voulait transformer Gaza en « riviera » après avoir expulsé tout le monde. Ici, le plan égyptien est ferme : on reconstruit sans transfert de population. Les 2 millions d’habitants restent là.
Les chiffres font froid dans le dos. 85 % des habitations ont été détruites. « Il faut rendre sa dignité au citoyen palestinien assis dans des tentes emportées par le vent », a lâché M. Shaath sur la chaîne al-Qahera News. Pour parer au plus pressé, on parle de l’entrée imminente de 200 000 modules préfabriqués à Gaza. Ils serviront à créer des camps organisés avec écoles et services de santé, comme l’a précisé Omar Chamali, un autre membre du comité. C’est un début, mais la route sera longue.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.