Urgence à Sainte-Catherine : la Ville exige des explications sur le dossier Terrapure

Urgence à Sainte-Catherine : la Ville exige des explications sur le dossier Terrapure credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une inquiétude grandissante à l’hôtel de ville

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On sent que l’heure est grave du côté de Sainte-Catherine. Suite aux révélations assez troublantes d’un reportage de Radio-Canada concernant l’usine Terrapure, la Ville a décidé de ne pas rester les bras croisés. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est cette histoire de surexposition au plomb chez les travailleurs de l’usine, située sur la Rive-Sud de Montréal. C’est le genre de nouvelle qui fait sursauter.

Dans un communiqué qui est tombé mardi en fin de journée, la Municipalité a annoncé qu’elle convoquait d’urgence les autorités gouvernementales. L’objectif est clair, enfin, on l’espère : faire le point sur la situation environnementale et sanitaire qui préoccupe tout le monde. La Ville dit vouloir répondre aux inquiétudes légitimes des citoyens, et franchement, on les comprend.

Ce qui inquiète particulièrement l’administration, ce sont les chiffres sortis par la santé publique de la Montérégie. Tenez-vous bien : entre 2013 et 2022, on a recensé plus de 1800 cas d’exposition au plomb au-delà des seuils de maladies à déclaration obligatoire à l’usine. C’est énorme. Pour vous donner une idée de l’ampleur du problème, cette seule entreprise a enregistré le tiers de tous les cas au Québec sur la même période. Un rapport de 2024 a même conclu que la majorité des travailleurs ont été exposés à des taux de plomb dans le sang jusqu’à sept fois supérieurs à ce qui est acceptable.

Le maire sonne le ralliement général

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Devant de telles révélations, le maire de Sainte-Catherine, Sylvain Bouchard, a décidé de battre le rappel. Il ne veut pas de réponses à moitié, alors il convoque tout le monde autour de la table. Et quand je dis tout le monde, c’est du sérieux : les ministères de l’Environnement du Canada et du Québec, la Direction de la santé publique de la Montérégie, la Sécurité civile du Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal et même la MRC de Roussillon.

L’idée, selon le maire, c’est d’obtenir « l’ensemble de l’information disponible » en fonction des compétences de chacun. Il faut déterminer quelles mesures sont nécessaires pour protéger les citoyens. C’est une démarche qui semble dire : « on veut savoir ce qui se passe réellement chez nous ».

De son côté, l’entreprise Terrapure tente de rassurer. Elle affirme avoir mis la main à la poche, investissant environ 1,5 million de dollars depuis janvier 2024 pour améliorer l’environnement de travail. Ils disent aussi avoir dépensé plus de 4 millions de dollars depuis 2020 spécifiquement pour la gestion de la qualité de l’air. « Nous continuons d’évaluer d’autres possibilités », ont-ils ajouté dans un courriel, tout en assurant moderniser leurs opérations pour la sécurité environnementale.

Entre rassurances officielles et zones d’ombre

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C’est là que ça devient un peu complexe, vous allez voir. La santé publique de la Montérégie, dans une réponse par courriel, se veut rassurante pour le voisinage. Selon eux, il n’y a pas de risque établi pour la population environnante. Pourquoi ? Parce que les émissions mesurées pour plusieurs contaminants respecteraient les normes québécoises en vigueur. Ils assurent maintenir une surveillance active pour prévenir toute détérioration.

Cependant — et c’est un détail qui fait sourciller — la santé publique a refusé de transmettre des données plus récentes sur l’exposition au plomb des travailleurs. On reste un peu sur notre faim de ce côté-là.

Pour ce qui est du ministère de l’Environnement du Québec, ils avaient déjà l’usine à l’œil. Depuis 2021, ils ont constaté divers manquements liés aux eaux usées et aux matières dangereuses résiduelles. Résultat ? Terrapure a reçu trois avis de non-conformité et deux sanctions administratives pécuniaires. Le ministère affirme toutefois que, suite à des inspections de suivi, ces manquements ont été corrigés. Tout serait rentré dans l’ordre, paraît-il.

Conclusion : Poursuites et imbroglio juridique

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L’affaire prend une tournure encore plus judiciaire quand on regarde les dates et les accusations. La Ville de Sainte-Catherine affirme qu’elle n’était pas au courant des problèmes d’exposition des travailleurs, malgré ce fameux rapport de janvier 2024. Par contre, elle admet qu’elle connaissait les problèmes de plomb dans le fleuve Saint-Laurent depuis au moins octobre dernier.

Et ce n’est pas fini. Depuis octobre (le texte source mentionne une date future, 2025, probablement une coquille pour dire l’année dernière ou en cours), l’usine est visée par plus de 50 chefs d’accusation du ministère fédéral de l’Environnement. On l’accuse d’avoir rejeté des sulfates et du plomb au-delà des normes dans le fleuve entre 2020 et 2023. C’est lourd.

Mais le comble de l’histoire, c’est que la Ville elle-même n’est pas épargnée. Le ministère a confirmé avoir déposé 38 chefs d’accusation contre la Ville de Sainte-Catherine pour violation de la Loi sur les pêches, sans toutefois donner les détails précis. Une rencontre d’urgence s’impose donc, c’est le moins qu’on puisse dire, pour démêler tout cet écheveau.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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