Quand la génétique explique les addictions : 220 marqueurs identifiés dans des populations diverses
Richard Davis - 2025-10-26 19:38
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Les troubles de l’usage de substances, un enjeu de santé publique majeur

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Pendant longtemps, on a cherché à comprendre ce qui rend certaines personnes plus vulnérables que d’autres. Nous savons que ces troubles sont souvent accompagnés d’autres problèmes psychologiques, comme l’anxiété ou la dépression. Mais ce que des chercheurs de l’Université d’Indiana et d’autres instituts viennent de découvrir, ça pourrait bien changer la donne. Ils ont regardé de très près les variantes génétiques – les petites différences dans notre ADN – qui augmentent ce risque, en analysant d’énormes quantités de données génétiques déjà existantes.
La piste génétique confirmée et élargie

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Pour que cette analyse soit vraiment pertinente, ils ont utilisé des échantillons génétiques issus de populations très diverses, ressemblant aux groupes Européens, Africains et Américains mixtes du 1000 Genomes Project. Pourquoi cette diversité est-elle cruciale ? Parce que les risques et les variations génétiques peuvent différer selon les populations. C’est un point que les études précédentes n’avaient peut-être pas assez pris en compte.
220 « adresses » génétiques et 40 découvertes inédites

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Pour nous, les profanes, le mot ‘locus’ est un peu technique, mais imaginez que c’est une adresse spécifique sur la carte de notre ADN. Découvrir 40 nouvelles adresses liées au risque d’addiction, cela ouvre évidemment la porte à bien d’autres recherches futures, forcément.
Le cerveau au centre de l’action : 785 gènes partagés

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Ces 785 gènes sont très fortement exprimés dans des zones clés : l’amygdale, le cortex, l’hippocampe, l’hypothalamus et le thalamus. Ces régions, si l’on se souvient bien, jouent un rôle fondamental dans la régulation des émotions, la mémoire, et surtout, dans le fameux comportement de recherche de récompense. En gros, le plaisir, l’apprentissage et l’émotion. Cette découverte suggère en fait que plus de régions cérébrales seraient impliquées dans les SUD que ce que l’on pensait avant. C’est fascinant, je trouve, de voir comment tout est lié.
Évaluer le risque avant qu’il ne soit trop tard

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Les résultats pour les échantillons Européens et Américains mixtes montrent que les 10 % d’individus ayant les scores polygéniques les plus élevés présentaient un risque beaucoup plus important de développer ces troubles (avec des ratios de chances allant de 1.95 à 2.87). En d’autres termes, si l’on peut calculer ces scores avec précision, on pourrait potentiellement identifier très tôt les personnes à haut risque, ce qui permettrait, je l’espère, de mettre en place des mesures de prévention ciblées. Imaginez pouvoir agir avant que le problème ne s’installe !
Le repositionnement de médicaments : la note d’espoir

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Ils ont analysé un large ensemble de médicaments déjà existants et approuvés. Et bingo ! Ils ont réussi à identifier sept médicaments qui ciblent précisément les gènes liés à l’usage compulsif de ces substances. L’idée, c’est de pouvoir les « repositionner » pour le traitement des SUD. Repositionner un médicament, cela signifie l’utiliser pour traiter une maladie pour laquelle il n’était pas initialement destiné. C’est génial, car cela permet de gagner énormément de temps et d’éviter les longs processus de développement et d’approbation d’une nouvelle molécule. C’est une perspective très prometteuse pour les soins, vraiment.
Conclusion : Avancer dans la compréhension et le soin

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Mais, je crois que le point le plus encourageant pour l’avenir réside dans l’application pratique de ces découvertes : la possibilité d’utiliser les scores polygéniques pour repérer les individus vulnérables et, surtout, l’identification de ces sept médicaments existants qui pourraient être rapidement réutilisés. Ces résultats nous offrent de nouvelles pistes concrètes pour la prévention et, surtout, pour améliorer les stratégies de traitement de ces troubles si difficiles à gérer. La science ne s’arrête jamais, et c’est tant mieux pour nous tous.
Selon la source : medicalxpress.com