Quand les intestins font des leurs : Comprendre et soulager naturellement constipation et diarrhée

Quand les intestins font des leurs : Comprendre et soulager naturellement constipation et diarrhée credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

Ces troubles digestifs qui nous gâchent la vie

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Avouons-le, nous avons tous été confrontés à ce genre de moments. Ces troubles digestifs, que ce soit une constipation qui nous bloque ou une diarrhée qui nous précipite, sont incroyablement fréquents. Ils sont pénibles, parfois douloureux, et peuvent franchement nous handicaper dans notre quotidien. Pourtant, s’ils nécessitent parfois un avis médical et des traitements, il est souvent possible d’agir sur ces dérèglements simplement en modifiant nos habitudes de vie, et cela commence par ce qu’il y a dans notre assiette.

La bonne nouvelle, c’est que ces désagréments sont, la plupart du temps, passagers et sans gravité majeure. Mais comme ils touchent beaucoup de monde – la constipation concerne en moyenne 16% de la population mondiale, et la diarrhée, elle, frappe environ 2 milliards de personnes chaque année – il est essentiel de savoir quand et comment réagir.

Constipation, diarrhée : L’effet ying et yang digestif

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Pour parler clairement, la constipation et la diarrhée sont en gros l’inverse l’une de l’autre, même si elles sont toutes deux des troubles intestinaux très fréquents. La constipation se manifeste par une diminution du nombre de selles, associées à une grande difficulté pour les évacuer. À l’opposé, la diarrhée, c’est un excès : des selles liquides et beaucoup trop fréquentes.

Attention, ces déséquilibres ne sont pas des maladies à proprement parler, mais plutôt des symptômes qui peuvent trahir d’autres problèmes. La diarrhée est souvent liée à la gastro-entérite (surtout en hiver) ou à une intoxication alimentaire (si elle est d’origine bactérienne). Cependant, si elle s’installe, des pathologies comme la maladie de Crohn ou la maladie cœliaque peuvent être en cause.

Il faut aussi faire la distinction entre l’aigu et le chronique. Une constipation est dite chronique si elle persiste au-delà de six mois, ce qui nécessite vraiment une recherche approfondie des causes, y compris l’éventualité (bien que rare) d’un cancer colorectal. Pour la diarrhée, si elle dure plus de quatre semaines, elle est considérée comme chronique. Quand c’est aigu, c’est moins de quatre jours, souvent une simple infection.

Plus que la simple fréquence des selles

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Alors, à quel moment doit-on s’inquiéter de la fréquence ? C’est une excellente question, et la réponse n’est pas si simple. Techniquement, on parle de constipation si l’on va à la selle trois fois ou moins par semaine. Pour la diarrhée, on compte plus de trois évacuations liquides par jour. Mais attendez, il y a un piège.

La fréquence seule ne suffit pas toujours à poser le diagnostic. Certaines personnes qui mangent énormément de fibres végétales vont à la selle naturellement trois à cinq fois par jour sans aucun problème. On parlera donc vraiment de diarrhée lorsqu’elle s’accompagne d’autres désagréments : crampes, gaz, ou ce besoin impérieux de courir aux toilettes. C’est le même principe pour la constipation : si vous y allez seulement deux fois par semaine, mais que vous êtes à l’aise et sans douleur, ce n’est pas une maladie. Le problème est avéré seulement si cela provoque des ballonnements, des crampes ou des douleurs au moment de la défécation.

Inégalité face au transit : L’influence du microbiote et de l’âge

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Pourquoi certains semblent avoir des intestins d’acier et d’autres des estomacs de moineau ? Il semble que nous ne soyons pas tous logés à la même enseigne. Le facteur le plus fascinant est sans doute le microbiote, cette communauté de microbes qui habite nos intestins. Des études suggèrent qu’une plus grande diversité de ce microbiote est souvent associée à une fréquence de selles moindre. Cela dit, cette diversité n’est pas toujours bonne signe dans tous les cas, car des liens ont été établis entre constipation et certains microbes pathogènes, notamment chez des patients souffrant de problèmes rénaux (on a observé que 71% des patients dialysés souffraient de constipation chronique).

L’âge et le genre jouent aussi un rôle. Les femmes, par exemple, sont plus susceptibles de souffrir de constipation que les hommes, qui eux, risquent davantage la diarrhée. De plus, la constipation touche surtout les personnes âgées de 55 ans et plus, tandis que la diarrhée affecte majoritairement les plus jeunes. C’est un peu injuste, n’est-ce pas ?

Et n’oublions pas l’état de notre santé mentale. Croyez-le ou non, mais si vous êtes souvent anxieux ou sujet à la dépression, vous avez plus de chances d’avoir la diarrhée. Le lien entre notre cerveau et nos intestins est direct, c’est l’« axe intestin-cerveau » qui est en jeu.

Agir concrètement : Alimentation, hydratation et mouvement

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La bonne nouvelle, c’est que pour les cas bénins et passagers, on peut grandement s’aider soi-même. La constipation arrive quand les selles sont trop dures et sèches parce qu’elles restent trop longtemps dans le côlon. Pour y remédier, commencez par l’exercice physique ! Bouger stimule nos intestins, facilitant le péristaltisme (ces fameux gargouillis que l’on entend).

Ensuite, l’alimentation, évidemment. Notre régime occidental manque souvent de fibres et est trop riche en graisses et sucres. Les fibres végétales (fruits, légumes, céréales complètes) sont nos meilleures amies : elles augmentent le volume des selles et les ramollissent. C’est indispensable !

Pensez aussi à votre hydratation. Il est vital de boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour. C’est essentiel contre la constipation (pour empêcher les selles de sécher) et encore plus en cas de diarrhée (pour éviter la déshydratation).

Si vous souffrez de diarrhée, ne vous lancez pas dans des régimes trop restrictifs qui pourraient entraîner des carences. Privilégiez les aliments qui apportent des nutriments importants et qui sont faciles à digérer : les féculents raffinés (pâtes, riz), les bananes, les carottes cuites, et même les fromages à pâte dure, comme l’emmental, pour le calcium.

Enfin, n’oubliez pas : si vous prenez des médicaments comme certains antidépresseurs ou des opioïdes qui ralentissent la motilité intestinale et vous constipent, parlez-en à votre médecin. Il existe souvent des ajustements possibles.

Un appel à la sérénité intestinale

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En bref, il est rassurant de se dire que la majorité des troubles intestinaux que nous rencontrons, de la constipation à la diarrhée, sont généralement bénins. Ils sont le plus souvent le reflet d’un déséquilibre simple dans notre vie. La clé pour les prévenir et les traiter réside dans l’adoption d’une hygiène de vie globale et cohérente.

Manger suffisamment de fibres, veiller à une bonne hydratation et s’assurer une activité physique régulière sont des piliers fondamentaux. Mais n’oublions jamais le rôle de notre cerveau. Le stress et l’anxiété ont un impact direct sur nos intestins. Alors, accorder du temps à la méditation, à la relaxation, c’est aussi s’occuper de sa digestion. C’est un tout, vous voyez. Si malgré ces ajustements, vos symptômes persistent (au-delà de six mois pour la constipation, ou quatre semaines pour la diarrhée), il est impératif de consulter un professionnel de santé pour écarter toute pathologie sous-jacente.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.