Bioteos : Les microalgues, la solution durable et étonnante pour enfin respirer un air pur

Bioteos : Les microalgues, la solution durable et étonnante pour enfin respirer un air pur credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

L’incubateur Science & Vie et les deux Romains de Bioteos

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L’incubateur de Science & Vie, vous le savez bien, est une plateforme faite pour dénicher les vraies pépites, les innovations qui vont bousculer un peu notre quotidien. On ne choisit pas n’importe qui : il faut des solutions vraiment disruptives et qui ont un potentiel énorme. C’est exactement le cas de Bioteos.

Figurez-vous que cette entreprise est une histoire de coïncidences et d’amitié, ou peut-être une « histoire d’R », comme ils aiment le dire. Fondée le 16 juin 2021 à Tourcoing, dans les Hauts-de-France, par Romain Baheux et Romain Dhenin, Bioteos s’est lancée un pari audacieux : utiliser des alliés minuscules, mais incroyablement puissants, pour révolutionner la manière dont nous purifions l’air. Ces alliés ? Les microalgues.

L’inspiration insolite : un documentaire ARTE à l’origine de tout

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Comment est-ce qu’on arrive à l’idée d’utiliser des algues pour nettoyer l’air? C’est souvent par une étincelle inattendue. Romain Dhenin, qui est aujourd’hui le directeur général, raconte que tout a démarré avec un simple documentaire ARTE. Oui, vous avez bien lu : un documentaire sur des algues utilisées pour produire du biocarburant !

Une fois leurs études terminées, les deux Romains ont commencé à réfléchir : comment exploiter au maximum ce potentiel ? C’est leur capacité à capter le carbone, ainsi que d’autres polluants, qui s’est très vite imposée comme la voie à suivre. Franchement, c’est fascinant de voir comment une idée vue à la télévision peut se transformer en une entreprise qui change la donne, n’est-ce pas ?

Le test grandeur nature : la bataille contre la pollution du métro lillois

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Moins d’un an après avoir officiellement créé Bioteos, il fallait passer du concept à l’épreuve du feu. Et quel meilleur endroit pour tester un purificateur d’air qu’un lieu notoirement pollué ? Ils ont choisi la station Lille-Flandres, là où près de 100 000 passagers traversent quotidiennement les quais. L’air y est réputé pour être d’une qualité… disons, médiocre.

D’ailleurs, selon Romain Dhenin, les capteurs de la machine ont détecté des éléments représentant près de la moitié du tableau périodique dans cet environnement hostile. C’est dire l’ampleur de la tâche ! Pourtant, les microalgues, contenues dans cette grande cuve de 100 litres et de plus de deux mètres de haut, se sont développées très rapidement. Et, miracle, elles ont réussi à améliorer la qualité de l’air ambiant. C’était la preuve qu’il leur fallait pour continuer.

Le cœur du système : un circuit fermé vertueux et efficace

Mais comment fonctionne cette drôle de machine, exactement ? Le principe est plutôt simple, et surtout, il est très naturel. Le co-fondateur explique que leur système est en circuit fermé : la machine aspire l’air pollué, le filtre grâce aux microalgues, et rejette ensuite l’air purifié.

Le génie, c’est que les algues se nourrissent de la pollution pour se développer. Une fois qu’elles meurent, elles s’accumulent au fond de la cuve. Et là, surprise : il suffit de les récupérer via un petit robinet. Ce qu’on obtient n’est plus un déchet, mais un engrais 100 % naturel. C’est ça, la durabilité ! En termes de chiffres, Bioteos affirme qu’un kilogramme de chlorelles (l’espèce utilisée) peut traiter deux kilogrammes de dioxyde de carbone (CO2), sans oublier les oxydes d’azote et les particules fines (entre 2,5 et 10 microns). C’est un rendement impressionnant.

De la station de métro aux bureaux : la guerre contre les COV

Suite à ce succès initial, Bioteos a mis au point une version plus compacte. L’objectif immédiat ? Équiper nos bureaux, nos lieux de travail. Car si l’on pense souvent à la pollution extérieure, celle de l’intérieur est bien plus sournoise. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que l’air intérieur peut être jusqu’à sept fois plus pollué que l’air extérieur. Une étude américaine de l’Université de Purdue va même jusqu’à pointer des concentrations de COV (composés organiques volatils) multipliées par 20 dans certains environnements de travail.

Ces COV, les Romains les appellent la « bête noire » des bureaux. Ils viennent de partout : peintures, colles, mobilier, mais aussi nos chers photocopieurs, imprimantes ou produits d’entretien. Le grand avantage que défend le directeur général, c’est que leur machine est « multi-polluant » et capture ces fameux COV, ce que les systèmes concurrents ne font pas toujours très bien. En plus, Bioteos ne se contente pas d’installer la machine : ils proposent une analyse fine de la qualité de l’air et un tableau de bord permettant aux clients de suivre l’évolution de la température, de l’humidité, et surtout, de la quantité de polluants en temps réel.

Un avenir pour les particuliers en Europe

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Ces arguments forts et ce système doublement vertueux – qui purifie et produit de l’engrais – ont rapidement convaincu. Les clients affluent dans toute l’Europe : en France, bien sûr, mais aussi au Luxembourg, en Suisse et en Belgique. On sent que cette technologie simple et efficace a un vrai pouvoir de séduction sur les entreprises soucieuses de l’environnement et de la santé de leurs employés.

Mais ce n’est pas tout. Le plus enthousiasmant, c’est la perspective d’une démocratisation prochaine. Les fondateurs envisagent, d’ici quelques années, de produire des machines adaptées spécifiquement à l’attention des particuliers. Imaginez : bientôt, nous pourrions avoir un air parfaitement purifié chez nous, sans filtre chimique ni système énergivore. C’est une belle promesse pour notre santé et pour la planète.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.