Alopécie : pourquoi une chute de cheveux, souvent banale, peut devenir un véritable souci
Richard Davis - 2025-11-30 09:27
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La différence entre une chute normale et l’alopécie

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Ce trouble, qui laisse la peau partiellement ou totalement dénudée, concerne une majorité d’hommes, bien sûr, mais attention : les femmes ne sont absolument pas épargnées. Qu’est-ce qui provoque cette dégarniture? Est-ce qu’on peut y échapper? C’est la grande question, car qu’elle soit définitive ou seulement passagère, l’alopécie est toujours source d’une grande anxiété. Après tout, qui aime voir son crâne se vider ?
Alopécie, kézako ? Le cycle de vie du cheveu expliqué simplement

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On parle d’un cycle de croissance qui dure environ deux à cinq ans. Il y a la phase anagène, la plus longue, où le cheveu pousse activement, sans relâche. Ensuite, la courte phase catagène où la racine se rapproche du cuir chevelu. Et puis, la phase télogène, la période de repos, qui se termine inévitablement par la mort et la chute du cheveu. Chaque follicule pileux est capable de réaliser entre 20 et 25 de ces cycles durant notre vie. En théorie, ça devrait nous assurer une chevelure jusqu’à 100 ou 125 ans, si on compte bien !
Dans le cas d’une alopécie, hélas, la phase de croissance (anagène) est brutalement raccourcie. Le cheveu pousse moins longtemps, il tombe plus fréquemment, et l’on commence à se dégarnir visiblement. On ne parle d’alopécie que lorsque cette perte dépasse les cent cheveux par jour sur une période prolongée, ce qui conduit souvent, à terme, à la calvitie.
L’alopécie androgénétique : la faute aux gènes et aux hormones

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Cette forme est directement liée à l’influence de nos hormones, spécifiquement la testostérone (ou plutôt un dérivé nommé dihydrotestostérone). Ces hormones ont pour effet, je simplifie un peu, d’inactiver les cellules souches du follicule pileux. Le follicule s’atrophie, se miniaturise, et ne produit plus que des cheveux si fins, qu’on ne les voit plus. C’est étonnant, mais un homme chauve a techniquement le même nombre de cheveux qu’un homme chevelu, ils sont juste devenus microscopiques !
Il y a aussi une forte prédisposition génétique. D’ailleurs, on a identifié un gène majeur sur le chromosome X. Cela signifie, Mesdames et Messieurs, que si ce gène est présent dans la lignée maternelle, le risque pour les hommes d’en souffrir augmente considérablement. C’est la maman, ou plutôt l’histoire génétique de la maman, qui dicte souvent cette mauvaise surprise capillaire.
Causes aiguës ou localisées : quand l’extérieur s’en mêle

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Pensez aux traitements lourds comme la chimiothérapie ou les fortes irradiations—la chute de cheveux est alors un effet secondaire connu, bien sûr. Mais d’autres facteurs plus insidieux jouent aussi un rôle : un pic de stress très élevé, une forte fièvre prolongée, d’autres changements hormonaux soudains ou même des carences alimentaires. Si vous manquez cruellement de fer, de cuivre ou de zinc, cela peut se traduire par une chute massive. Il faut y penser !
Il y a aussi l’alopécie localisée, due à des problèmes de peau spécifiques : une mauvaise blessure, une brûlure, ou même des maladies parasitaires comme la teigne. Enfin, il ne faut jamais oublier l’alopécie areata, cette maladie auto-immune qui crée des plaques, des « pelades ». Dans les cas extrêmes, on parle d’alopécie universelle, où plus aucun poil ne subsiste sur le corps. C’est une maladie complexe, vraiment pas une partie de plaisir.
Le cas des femmes : ménopause et accouchement

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La ménopause est souvent un déclencheur, car les œstrogènes, qui protègent habituellement le corps et les cheveux, diminuent drastiquement. Le cheveu devient plus fragile, sa durée de vie raccourcit. Chez la femme, par contre, l’alopécie est souvent diffuse. On ne voit pas de « plaques » à proprement parler, mais plutôt une raréfaction générale de la chevelure. La densité diminue partout.
Autre moment typiquement féminin : l’alopécie post-accouchement. Celle-là est temporaire, heureusement. Pendant la grossesse, les hormones boostaient la chevelure, la rendant souvent plus épaisse et fournie que jamais. Une fois que ces hormones chutent après la naissance, c’est un peu un « retour à la normale » brutal, une chute soudaine qui peut être impressionnante. Mais ça repousse !
Limiter la chute et les solutions possibles

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Pour les cas définitifs, il existe des traitements médicamenteux pour hommes et femmes qui, pris tôt, peuvent stabiliser la perte. Si cela ne fonctionne pas, la greffe ou la microgreffe de cheveux est une option chirurgicale très satisfaisante, mais elle est généralement réservée aux calvities stabilisées. Mieux vaut attendre si on est très jeune.
Et puis, il y a la prévention, qui est souvent la clé ! Évitons d’agresser nos cheveux : moins de colorations chimiques, des shampoings doux, et essayons de privilégier le séchage naturel plutôt qu’un sèche-cheveux brûlant. Les coiffures trop serrées (chignons rigides, tresses trop lourdes) sont aussi à proscrire. Et bien sûr, l’alimentation équilibrée et la gestion du stress (méditation, thérapies) sont essentielles pour avoir une chevelure saine. On ne le répétera jamais assez : le corps est un tout.
Le réflexe de consulter

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Pourquoi ? Parce qu’au-delà du désagrément esthétique, une chute inexpliquée peut parfois être le symptôme d’une carence ou d’une maladie sous-jacente plus sérieuse. Prendre le problème en amont, c’est souvent la meilleure chance de limiter les dégâts ou de trouver une solution adaptée à votre situation personnelle. Ne négligez jamais ces signaux que votre corps vous envoie !
Selon la source : science-et-vie.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.