Le gel qui change la donne
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Depuis cet automne, les choses se sont un peu compliquées pour les futurs retraités, vous ne trouvez pas ? L’annonce du gel de la réforme des retraites, mi-octobre, a vraiment bousculé les cartes. On pensait avoir un calendrier bien établi, et puis… patatras. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le fameux PLFSS, a été adopté à l’Assemblée nationale avec cette suspension temporaire intégrée. Ça veut dire quoi, concrètement ? Eh bien, les changements ne toucheront les départs effectifs qu’à partir du 1er septembre 2026. En attendant, l’âge légal va être comme figé à 62 ans et 9 mois pendant deux bonnes années.
Pour la plupart des gens, ça représente un trimestre de travail en moins, ce qui n’est déjà pas si mal. Et pour les chanceux, les premiers-nés de 1965, c’est même deux trimestres de gagnés ! Mais attention, ce n’est pas qu’une question d’âge. Ce gel va aussi toucher la durée de cotisation qu’il faut accumuler et même les règles pour les carrières longues, celles qui ont commencé très tôt. Bref, il faut regarder tout ça de près.
Âge légal et trimestres : les nouvelles règles année par année
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Alors, voyons ce qui change vraiment. Le principe de base est assez simple à retenir : il n’y aura pas de relèvement de l’âge légal avant janvier 2028. C’est une pause, un temps d’arrêt. Du coup, pour les générations nées en 1963 et 1964, le départ est maintenant fixé à 62 ans et 9 mois. C’est un trimestre de moins que ce que prévoyait initialement la réforme Borne. Pas mal.
Et là, il y a même une petite prime pour certains. Les personnes nées au premier trimestre 1965 (en janvier, février ou mars) font encore mieux : elles peuvent partir à 62 ans et 9 mois, alors qu’elles devaient initialement attendre 63 ans et 3 mois. Ça fait deux trimestres de gagnés, c’est significatif ! Pour les générations qui suivent, après 1965, le calendrier reprend son cours normal, mais avec tout un trimestre de décalage, comme l’explique le site spécialisé Moneyvox.
Mais l’âge, ce n’est qu’une partie de l’histoire. Il y a aussi le fameux nombre de trimestres qu’il faut valider pour avoir sa retraite à taux plein. Et là aussi, la suspension apporte des ajustements. Les générations 1964 et 1965 gagnent un trimestre de cotisation nécessaire. Toujours avec notre exception pour les premiers-nés de 1965, qui, eux, en gagnent deux.
Prenons un exemple concret, c’est toujours plus clair. Quelqu’un né en 1964 devra justifier de 170 trimestres (ce qui fait 42 ans et 6 mois de travail), alors que le projet initial en demandait 171. À partir de la génération 1966, par contre, le compte revient à 172 trimestres, soit 43 ans pleins. Il faut bien le noter.
Par contre, il est important de savoir que cette suspension ne concerne pas tout le monde. Si vous êtes né entre septembre 1961 et décembre 1963, malheureusement, les règles ne changent pas pour vous. Vous avez déjà subi le recul de l’âge légal et devez travailler plus longtemps pour liquider vos droits. La législation actuelle continue de s’appliquer. Seuls les départs à partir de septembre 2026 pourront bénéficier de ce nouveau calendrier.
Les carrières longues dans tout ça : des départs toujours possibles, mais adaptés
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Et pour ceux qui ont commencé à travailler très jeune ? C’est une question qui revient souvent. Le dispositif des carrières longues, qui permet un départ anticipé, reste bien en vigueur. Mais évidemment, il s’adapte aussi au gel. C’est un dispositif important : en 2024, il concernait près de 18% des retraites personnelles attribuées.
Avec la suspension, les conditions évoluent un peu. Prenons le cas d’une personne née en 1964 qui aurait commencé à travailler avant ses 20 ans. Elle pourra prétendre à un départ à 60 ans et 3 mois, à la condition expresse d’avoir validé ces 170 trimestres réputés cotisés dont on parlait tout à l’heure.
Pour les carrières encore plus précoces, les règles permettant un départ très anticipé à 58 ou 60 ans restent valables. Si vous avez commencé avant 16 ou 18 ans, vous restez éligible, sous réserve, encore une fois, d’avoir tous les trimestres nécessaires dans votre besace. Par exemple, une personne née en 1966 qui a commencé avant 18 ans devra justifier de 172 trimestres pour pouvoir partir à 60 ans, courant 2026. Le nombre de trimestres reste donc le critère clé, même pour ces départs très anticipés.
Il y a un dernier point un peu technique. La réforme Borne avait aussi introduit une nouvelle « borne » à 63 ans pour les carrières commencées avant 21 ans. Avec la suspension actuelle, cette disposition, eh bien… elle attendra. Elle n’aura d’effet que pour la génération 1966 au plus tôt, qui pourrait éventuellement en bénéficier en 2029. D’ici là, puisque l’âge légal est bloqué à 62 ans et 9 mois, cette borne de 63 ans devient tout simplement inutile pour les générations précédentes. C’est un détail, mais qui montre bien comment tout est lié.
Conclusion : Un paysage retraite temporairement simplifié, mais à surveiller
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Alors, où est-ce qu’on en est, finalement ? Ce gel de deux ans offre une bouffée d’air, surtout pour les générations 1964 et 1965 qui voient leurs conditions de départ légèrement allégées. C’est une parenthèse, une suspension qui simplifie temporairement le paysage en figeant l’âge légal à 62 ans et 9 mois et en réduisant d’un ou deux trimestres la durée de cotisation pour certains.
Mais il ne faut pas s’y tromper. Les règles pour les carrières longues, bien que maintenues, s’alignent sur ces nouveaux nombres de trimestres. Et surtout, cette pause n’est que temporaire. Le calendrier initial reprend son cours après 2027, et la fameuse borne à 63 ans pour les carrières longues pointe déjà à l’horizon pour les plus jeunes générations concernées.
L’essentiel, pour chacun, reste de faire le point sur sa propre situation : son année de naissance, sa date de début de carrière, et le nombre de trimestres accumulés. Parce que c’est toujours ce dernier chiffre qui fera la différence entre un départ à taux plein ou pas. Cette période de stabilité relative est peut-être le bon moment pour vérifier tout ça tranquillement.
Selon la source : pleinevie.fr
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