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Faire baisser la glycémie pourrait réduire de moitié les risques cardiaques chez les personnes en pré-diabète

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une découverte qui remet en cause une croyance médicale répandue

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Vous savez, c’est souvent ce qu’on entend : si vous avez un prédiabète, il faut faire un peu de sport, surveiller votre assiette et perdre du poids. C’est le discours classique, presque une évidence. Mais voilà qu’une étude majeure, publiée ce 12 décembre 2025, vient chambouler cette idée reçue. Des chercheurs du King’s College de Londres affirment que ces changements de mode de vie, aussi louables soient-ils, ne réduisent pas le risque d’infarctus ou de décès précoce chez les personnes en pré-diabète.

En revanche, ils ont découvert quelque chose de bien plus puissant. Leur recherche, parue dans la prestigieuse revue The Lancet Diabetes & Endocrinology, montre que ramener la glycémie à un niveau normal – c’est-à-dire obtenir une rémission du prédiabète – a un effet spectaculaire. Cela réduit de plus de 50% le risque de décès par maladie cardiaque ou d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque. C’est énorme, vous ne trouvez pas ? Cela pourrait bien changer la façon dont les médecins abordent la prévention chez des centaines de millions de personnes.

Le poids du prédiabète dans le monde et comment l’étude a été menée

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Le prédiabète, c’est cet état un peu flou où la glycémie est trop élevée, mais pas assez pour poser le diagnostic d’un diabète de type 2. On sait qu’il peut évoluer vers le diabète, mais ce qu’on oublie souvent, c’est qu’il expose déjà à un risque majeur de maladie cardiovasculaire, l’une des premières causes de mortalité au monde. Les chiffres donnent le tournis. Au Royaume-Uni, environ un adulte sur cinq est touché par le diabète ou le prédiabète. Aux États-Unis, c’est plus d’un sur trois. Et en Chine, ça monte à quatre sur dix. À l’échelle globale, on estime que plus d’un milliard de personnes vivent avec un prédiabète. C’est une véritable épidémie silencieuse.

Alors, comment les chercheurs sont-ils arrivés à cette conclusion surprenante ? L’étude a été menée par le Dr. Andreas Birkenfeld, du King’s College London et de l’University Hospital Tübingen. Son équipe a réanalysé les données de deux études de référence qui suivent des participants depuis des décennies. Il s’agit du US Diabetes Prevention Program Outcomes Study (DPPOS) et de l’étude chinoise DaQing Diabetes Prevention Outcomes Study (DaQingDPOS). Ces travaux de longue haleine avaient testé des interventions basées sur l’exercice physique et une alimentation saine. Les chercheurs ont donc plongé dans ces montagnes de données pour voir ce qui protégeait vraiment le cœur, au-delà du simple report du diabète.

Les résultats concrets : des bénéfices cardiaques spectaculaires et durables

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et ils sont vraiment impressionnants. Les personnes qui sont parvenues à une rémission de leur prédiabète – c’est-à-dire dont la glycémie est revenue à la normale – ont vu leur risque combiné de décès cardiovasculaire ou d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque chuter de 58%. Imaginez, c’est plus que divisé par deux ! Et ce n’est pas tout. Le risque de faire un infarctus, un AVC ou d’autres événements cardiovasculaires majeurs était, lui, réduit de 42%.

Le plus remarquable, c’est que cet effet protecteur persistait des décennies après la normalisation de la glycémie. Cela suggère que le simple fait de réguler durablement le sucre dans le sang laisse une empreinte bénéfique de très long terme sur la santé du cœur. Autre point crucial : les résultats étaient similaires dans les données américaines et chinoises, ce qui renforce considérablement la solidité de la découverte.

Mais voici le détail qui fait tout basculer. Des analyses précédentes de ces mêmes études avaient montré que les interventions combinées sur le mode de vie ne réduisaient pas les maladies cardiovasculaires. En clair, retarder l’apparition du diabète n’est pas une garantie de protection pour le cœur, à moins que des changements métaboliques importants, comme la normalisation de la glycémie, ne se produisent. C’est une nuance capitale.

Conclusion : Une nouvelle arme majeure pour la prévention

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Alors, que faut-il en retenir ? Pour le Dr. Birkenfeld, cette étude signifie que la rémission du prédiabète pourrait bien devenir le quatrième pilier de la prévention primaire des maladies cardiaques, aux côtés de la baisse de la tension artérielle, la réduction du cholestérol et l’arrêt du tabac. Une arme de plus, et apparemment très efficace, dans l’arsenal pour vraiment prévenir les crises cardiaques et les décès précoces.

Cette recherche, éditée par Sadie Harley et revue par Robert Egan pour Science X, marque donc un tournant. Elle ne dit pas que l’exercice et une bonne alimentation sont inutiles – loin de là, ils restent essentiels pour la santé globale et pour atteindre justement cette rémission. Mais elle recentre l’objectif thérapeutique. Désormais, pour les millions de personnes en pré-diabète et leurs médecins, la cible n’est plus seulement de « ne pas devenir diabétique », mais bien de faire redescendre activement et durablement la glycémie à la normale. C’est peut-être là que se trouve la clé pour sauver le plus de vies.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.