La grippe monte en flèche, poussée par un nouveau variant. Voici ce qu’il faut savoir

La grippe monte en flèche, poussée par un nouveau variant. Voici ce qu’il faut savoir credit : credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une saison grippale qui démarre fort

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Alors que l’année 2025 tire à sa fin, une nouvelle donne épidémiologique commence à inquiéter les autorités sanitaires américaines. La grippe, cette vieille connaissance hivernale, prend une tournure particulière cette saison. Elle progresse de façon très rapide à travers le pays, et les experts pointent du doigt un nouveau variant du virus comme principal responsable de cette accélération. Moi, ça me rappelle toujours un peu le même sentiment d’incertitude qu’on a connu par le passé quand un nouveau germe fait son apparition.

Le contexte des fêtes de fin d’année, avec ses traditionnels déplacements familiaux et ses rassemblements en intérieur, ne fait évidemment qu’ajouter à l’inquiétude. C’est le genre de cocktail parfait pour que le virus circule allègrement. Cette nouvelle forme, baptisée « sous-clade K » dans le jargon des virologues, a d’ailleurs déjà fait des siennes ailleurs dans le monde. Elle a provoqué des poussées précoces au Royaume-Uni, au Japon et au Canada, comme un avant-goût de ce qui pourrait nous attendre.

Le rythme est inhabituel. Aux États-Unis, la grippe commence généralement sa progression hivernale en décembre, mais cette fois, l’ampleur est notable. Mardi, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont tiré la sonnette d’alarme : plus de la moitié des États rapportent déjà des niveaux d’activité grippale qualifiés de « élevés » ou même « très élevés ». On n’est pas dans la petite toux, on parle d’un vrai phénomène de santé publique qui prend de l’ampleur.

Un bilan déjà lourd et des régions fortement touchées

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Les chiffres, même s’ils sont des estimations, donnent le tournis et font froid dans le dos. Le CDC a calculé qu’il y a eu, jusqu’à présent dans cette saison, au moins 7,5 millions de maladies attribuables à la grippe. Derrière ce nombre colossal se cachent des réalités plus dures encore : 81 000 hospitalisations et malheureusement 3 100 décès. Et, fait particulièrement poignant, au moins huit de ces morts sont des enfants. Il faut préciser que ces données datent du 20 décembre, donc avant les grands rassemblements des fêtes de Noël. Autant dire que le pire est probablement encore à venir dans les statistiques des prochaines semaines.

Certains États sont vraiment en première ligne et subissent de plein fouet cette vague. Prenons l’exemple de New York. Le département de la santé de l’État a annoncé que la semaine se terminant le 20 décembre a tout simplement été la pire enregistrée depuis… 2004 en termes de cas de grippe ! Ils ont comptabilisé 71 000 cas en une seule semaine. C’est énorme. Ça donne une idée concrète de la pression qui s’exerce sur les cabinets médicaux et les hôpitaux.

Alors, est-ce que cette saison sera aussi terrible que celle de l’hiver dernier ? Franchement, il est bien trop tôt pour le dire. Les virus grippaux sont notoirement imprévisibles. Mais une chose est sûre, ce n’est pas une raison pour baisser les bras ou adopter une attitude fataliste.

Le variant « sous-clade K » : un nouveau venu pas si étranger

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Mais au fait, c’est quoi exactement ce « sous-clade K » qui fait tant parler de lui ? Pour le comprendre, il faut savoir que le virus de la grippe est un vrai caméléon, un « change-forme » comme disent les experts. Il mute constamment et existe sous de multiples formes. Il y a deux sous-types principaux de grippe de type A, et ce fameux sous-clade K est en réalité une version mutée de l’un d’eux, nommé H3N2. Et ça, c’est une mauvaise nouvelle de base, car la souche H3N2 est réputée pour être toujours sévère, particulièrement pour les personnes âgées. Elle tape fort, c’est connu.

Les mutations du sous-clade K ne sont pas suffisamment radicales pour en faire un tout nouveau type de grippe. C’est un cousin, pas un étranger. Mais selon Andrew Pekosz, un virologue de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, ces petits changements sont suffisants pour échapper à une partie de la protection offerte par le vaccin de cette année. En clair, le vaccin actuel n’est pas une correspondance parfaite avec cette nouvelle mouture. C’est un peu comme si la serrure avait été légèrement modifiée, et que la clé (le vaccin) ne tournait plus tout à fait aussi bien.

Pour autant, il ne faut surtout pas jeter le vaccin avec l’eau du bain ! Une analyse préliminaire venue du Royaume-Uni apporte une lueur d’espoir : même imparfait, le vaccin de cette saison offrirait au moins une protection partielle contre le sous-clade K, et permettrait de réduire le risque d’hospitalisation. Ce n’est donc pas du tout « tout ou rien ». Se faire vacciner reste une barrière cruciale contre les formes graves.

La vaccination : un geste toujours vital, et des traitements existent

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Alors, ce variant sous-clade K rend-il les gens plus malades ? La réponse officielle du CDC est claire : il est trop tôt pour le savoir. Les saisons grippales dominées par une version de H3N2 ont tendance à être mauvaises en général, avec plus d’infections et de cas graves. Mais le Dr Pekosz de Hopkins nuance : il faudra du temps pour démêler si ce sous-clade K se contente de se propager plus facilement, ou s’il est aussi intrinsèquement plus dangereux.

Mis à part cette question, une bonne nouvelle : il existe des médicaments prescrits pour traiter la grippe. Ils sont généralement recommandés pour les personnes à haut risque de complications (on y revient). Le hic, c’est qu’ils doivent être commencés tôt, idéalement dans la journée ou les deux jours suivant l’apparition des symptômes. D’où l’importance de consulter rapidement si on a un doute.

Mais le message le plus important, celui sur lequel tous les experts s’accordent, concerne la vaccination. Le CDC et toutes les grandes sociétés médicales recommandent le vaccin contre la grippe pour quasiment toute personne âgée de 6 mois et plus. Malgré la désinformation et la confusion qui peuvent circuler sur les vaccins en général, ces recommandations pour la grippe, elles, n’ont pas changé d’un iota.

La grippe est particulièrement dangereuse pour les personnes de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes de tout âge souffrant de problèmes de santé chroniques comme l’asthme, le diabète, les maladies cardiaques ou un système immunitaire affaibli. Pour eux, c’est vraiment vital.

Les vaccins actuels sont conçus pour protéger contre trois souches de grippe. Même avec l’inquiétude autour du H3N2 mutant, ils semblent bien correspondre aux souches H1N1 et de type B qui pourraient aussi circuler cette année, nous rappelle Pekosz. Il existe des injections pour tous les âges, et même le spray nasal FluMist pour les 2 à 49 ans. Nouveauté cette année : certaines personnes pourraient même être éligibles pour s’administrer elles-mêmes le FluMist à domicile. Pratique.

Le dernier chiffre, lui, est un peu décourageant : selon le CDC, seulement environ 42% des adultes et des enfants avaient reçu leur vaccin antigrippal cette année au moment de l’analyse. C’est trop peu, beaucoup trop peu face à un virus aussi actif. Il n’est pas trop tard pour agir. Le vaccin reste le meilleur bouclier, même imparfait, contre les conséquences les plus sévères de cette vague hivernale.

Selon la source : medicalxpress.com

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