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Sous la glace, un secret à 3 640 mètres : l’incroyable découverte des monticules de Freya

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une plongée dans l’inconnu

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Franchement, quand on pense à l’Arctique, on visualise la banquise, les ours polaires et peut-être le froid mordant, non ? On imagine rarement ce qui se trame tout au fond, là où la lumière du soleil n’a jamais mis les pieds (si je puis dire). Et pourtant, c’est bien là-dessous, dans l’obscurité totale, que des scientifiques viennent de tomber sur quelque chose d’assez dingue. À une profondeur hallucinante de 3 640 mètres, une équipe a débusqué une réserve secrète de méthane.

Ça se passe sur la dorsale de Molloy, pas très loin du Groenland. C’est un endroit hostile, gelé, écrasé par la pression. On pensait connaître un peu le coin, mais cette découverte remet pas mal de certitudes en question. Ce site, qu’ils ont décidé d’appeler les « monticules de Freya » (joli nom pour un truc aussi extrême), n’est pas juste un tas de cailloux au fond de l’eau. C’est un monde actif, instable, et contre toute attente… vivant. C’est fascinant de se dire qu’on en apprend encore tous les jours sur notre propre planète.

Un record mondial et des fuites spectaculaires

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C’était au printemps 2024. Une campagne océanographique battait son plein quand les chercheurs ont repéré ces fameux monticules de gaz hydraté. Pour vous donner une idée de l’ampleur du truc, c’est la source de méthane froide la plus profonde jamais observée dans l’Arctique. Mais attendez, le plus fou, c’est ce qu’a rapporté Gizmodo. Ils ont détecté un panache de méthane – imaginez une sorte de colonne de bulles géante – qui s’élève sur plus de 3 300 mètres dans la colonne d’eau. 3 300 mètres ! C’est un record mondial, tout simplement.

Ce qui est troublant, c’est que cette activité intense était restée invisible jusqu’ici. On parle de structures qui ne sont pas figées dans le marbre. Les robots sous-marins ont filmé un paysage en perpétuelle mutation : des monticules qui poussent doucement, d’autres qui se fissurent ou s’effondrent carrément, relâchant au passage du méthane et des fluides chargés en hydrocarbures. Ça bouge là-dedans. Les analyses chimiques sont formelles : ce gaz vient des entrailles de la Terre. Il s’est formé durant le Miocène, il y a une éternité… enfin, entre 5 et 23 millions d’années pour être précis.

C’est ce qu’on appelle du méthane « thermogénique ». En gros, c’est de la vieille matière organique qui a cuit sous la pression et la chaleur. Les scientifiques ont même trouvé des traces de pétrole brut qui suintent autour des fissures. Ça change complètement nos modèles, car on pensait que ce genre de système n’existait pas si profondément, ou du moins pas de manière aussi active.

La vie trouve toujours un chemin

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Mais ce n’est pas qu’une histoire de gaz et de cailloux. C’est là que ça devient presque poétique. Autour de ces fuites toxiques, la vie foisonne. Les résultats de cette incroyable étude, dirigée par la géoscientifique Giuliana Panieri, ont été publiés le 17 décembre 2025 dans la prestigieuse revue Nature Communications. Oui, vous avez bien lu, c’est tout récent (enfin, façon de parler selon quand vous lisez ceci). Ils décrivent un écosystème qui n’a rien à faire du soleil.

Tout fonctionne grâce à la chimiosynthèse. C’est un peu comme de la photosynthèse, mais avec des produits chimiques à la place de la lumière. Autour des monticules de Freya, les chercheurs ont vu des forêts entières de vers tubicoles siboglinidés. Il y a aussi des escargots marins, des amphipodes et tout un tas de crustacés qui se baladent tranquillement. Ces bestioles tirent leur énergie du méthane grâce à des bactéries symbiotiques. C’est une collaboration parfaite.

Le truc curieux, c’est que cette faune ressemble énormément à celle qu’on trouve près des sources hydrothermales (les fumeurs noirs), pourtant situées ailleurs. Ça suggère qu’il y a des autoroutes biologiques au fond des océans qu’on ne soupçonnait même pas. Les espèces voyagent, se connectent.

Conclusion : Un laboratoire naturel en péril ?

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Au final, les monticules de Freya sont bien plus qu’une curiosité géologique. C’est un véritable laboratoire à ciel ouvert… ou plutôt à fond ouvert. Ils nous permettent de comprendre comment le carbone circule dans les abysses, comment ces bulles de méthane (un puissant gaz à effet de serre, rappelons-le) se comportent, parfois piégées par la glace ou le pétrole avant d’atteindre la surface.

Dans une région arctique qui chauffe déjà beaucoup trop vite et où les appétits pour l’exploitation minière s’aiguisent, cette découverte est précieuse. Elle nous rappelle que l’océan a encore des secrets immenses, et qu’il serait peut-être sage de les comprendre avant de tout chambouler.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.