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Coup de froid diplomatique : Trump claque la porte du « Conseil de paix » au nez de Carney

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Une invitation retirée sur fond de tensions à Davos

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C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe, ou du moins, qui a surpris pas mal de monde ce jeudi. Le président américain Donald Trump a décidé, de manière assez abrupte, de retirer son invitation au premier ministre canadien Mark Carney. Ce dernier devait initialement rejoindre ce que Trump appelle son nouveau Conseil de paix. L’annonce a été faite directement sur les réseaux sociaux — comme c’est souvent le cas avec le président américain — sans qu’il ne fournisse vraiment de détails précis sur le « pourquoi » de ce revirement soudain. Il s’est contenté de qualifier ce groupe de « plus prestigieux conseil de dirigeants jamais réuni ».

Il faut dire que le contexte est particulier. Cette décision survient juste après une intervention très remarquée de M. Carney au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. J’ai lu quelque part que son discours avait été largement salué… Il y a averti que l’ancien ordre mondial était révolu — une phrase forte — et a exhorté les puissances moyennes à s’unir. S’unir contre quoi ? Eh bien, contre la coercition économique des grandes puissances. On peut imaginer que le message n’est pas passé inaperçu à Washington.

La guerre des mots : gratitude, souveraineté et menaces commerciales

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La réaction ne s’est pas fait attendre. Dès mercredi, Donald Trump a déclaré avoir entendu le discours et, franchement, il ne l’a pas digéré. Il a affirmé que M. Carney n’était pas « reconnaissant » envers les États-Unis. Ses mots exacts, qui résonnent encore, étaient : « Mais ils devraient nous être reconnaissants. Le Canada existe grâce aux États-Unis. Souvenez-vous-en, Mark, la prochaine fois que vous ferez des déclarations. » C’est d’une violence verbale assez rare entre alliés, je trouve. On ne sait pas exactement ce qui a motivé les actions du président jeudi soir, mais son équipe avait déjà critiqué les propos de Carney lors de la réunion internationale.

Et ce n’est pas tout. Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a qualifié le discours de Carney de « bruit politique ». Il a même lancé un avertissement concernant l’accord récemment conclu entre Ottawa et la Chine, suggérant que cela pourrait bouleverser les négociations de l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique (l’ACEUM), prévues cette année. Face à cela, Mark Carney a réagi depuis Québec plus tôt jeudi. Il a tenté de calmer le jeu en rappelant le partenariat remarquable — économie, sécurité, échanges culturels — entre les deux pays. Mais il a tenu à ajouter une précision capitale : « Le Canada ne vit pas grâce aux États-Unis. Le Canada prospère parce que nous sommes Canadiens. » Pour l’instant, la Maison-Blanche n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Le Conseil de paix controversé et l’avenir incertain de l’ACEUM

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Parlons un peu de ce fameux Conseil de paix. Le président Trump l’a présenté jeudi lors du rassemblement international, mais on a noté l’absence de nombreux dirigeants, notamment du Canada et d’Europe. Au départ, l’idée était de former un petit groupe pour superviser la situation à Gaza, basé sur un plan de cessez-le-feu en 20 points de M. Trump. Mais au fil des révélations, le projet est devenu beaucoup plus ambitieux… et controversé. Surtout depuis qu’il a été confirmé que le président russe, Vladimir Poutine, y était invité, malgré la guerre en Ukraine. Mark Carney s’était d’abord montré ouvert, mais il est devenu plus prudent par la suite. Il faut dire qu’il restait des questions sur la structure et, surtout, sur cette cotisation permanente de 1 milliard $. C’est une somme énorme, non ?

Pour l’instant, on ignore combien de pays ont été invités, mais M. Carney semble être le seul à avoir vu son invitation annulée. Cela pourrait bien donner le ton pour la révision imminente de l’ACEUM. Cet accord, négocié durant le premier mandat de Trump, est aujourd’hui qualifié de « transitoire » par le président depuis son retour à la Maison-Blanche. Il a même dit, au début du mois, que l’accord était « sans importance » à ses yeux. Certes, l’ACEUM a protégé le Canada des pires tarifs : nous avons été frappés par des droits de 35 %, mais heureusement, ceux-ci ne s’appliquent pas aux marchandises conformes à l’accord.

Cependant, tout n’est pas rose. Les industries canadiennes subissent encore des droits distincts sur plusieurs produits clés. Je pense notamment à :

  • L’acier et l’aluminium ;
  • Le cuivre ;
  • Le bois d’œuvre ;
  • Les armoires.

Conclusion : Un gel diplomatique qui perdure

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C’est dommage, car M. Carney avait fait beaucoup d’efforts pour apaiser les tensions. Il avait tenté de trouver une issue à la question des droits de douane lors de deux réunions à la Maison-Blanche à Washington l’année dernière. À l’époque, M. Trump avait même couvert le premier ministre d’éloges. Comme quoi, en politique, le vent tourne vite.

Aujourd’hui, la réalité est plus froide. Les négociations bilatérales sont totalement gelées depuis octobre. La cause ? Une colère de M. Trump provoquée par une publicité commanditée par l’Ontario. Cette pub citait l’ancien président Ronald Reagan critiquant les droits de douane, ce qui n’a visiblement pas plu au président actuel. Avec des informations rapportées par Catherine Morrison à Québec et l’Associated Press, on sent que la route sera encore longue.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.