La fertilité après 30 ans : La nouvelle vérité sur le rôle caché des ovaires

La fertilité après 30 ans : La nouvelle vérité sur le rôle caché des ovaires credit : freepik

Le déclin inéluctable… ou pas ?

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Nous le savons depuis longtemps : la fertilité d’une femme commence généralement à chuter de manière assez marquée vers la trentaine avancée. Chaque mois qui passe après cet âge, les chances de tomber enceinte diminuent drastiquement. Pendant des années, l’explication la plus courante pointait du doigt la qualité des œufs. C’est logique, n’est-ce pas ? Les femmes naissent avec un stock limité qui vieillit et se dégrade au fil du temps. Mais figurez-vous qu’une étude très récente vient un peu chambouler cette théorie, ou du moins, la compléter sérieusement.

Ce nouveau travail de recherche montre que ce ne sont pas seulement les œufs eux-mêmes qui sont en cause, mais bien l’ensemble des cellules et des tissus de l’ovaire – l’environnement, en quelque sorte – qui jouent un rôle bien plus important que ce que nous pensions dans le vieillissement de notre capacité de reproduction. C’est une découverte qui pourrait vraiment changer la façon dont nous diagnostiquons et traitons l’infertilité à l’avenir.

Le défi : étudier un organe bien caché

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Étudier la fertilité féminine, et surtout l’ovaire, est historiquement une tâche difficile. Non seulement la recherche dans le domaine de la santé des femmes a souvent été sous-financée – il faut bien le dire –, mais en plus, l’accès aux ovaires et aux tissus ovariens pour les études est loin d’être simple. C’est difficile d’aller y voir de près!

Dans ce genre de cas, les scientifiques se tournent vers des modèles animaux dont la biologie est similaire à la nôtre. Mais là, le hic, c’est que les humains font partie d’un tout petit groupe d’espèces qui traversent la ménopause ! Les seules autres espèces animales connues qui subissent la ménopause sont certains types de baleines, comme les orques ou les bélugas. C’est une sacrée difficulté, convenons-en. Malgré tout, de nombreux animaux partagent tout de même une biologie ovarienne proche de celle de l’être humain. C’est pourquoi l’équipe de chercheurs a commencé ses travaux en utilisant des souris.

Comparer l’âge : l’ovaire de la souris et celui de la femme

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Pour mener leur enquête, les chercheurs ont pris des tissus ovariens provenant de souris jeunes et de souris plus âgées. Ils ont ensuite comparé ces échantillons avec ceux d’humaines de différents âges : des femmes dans la vingtaine, la trentaine et la cinquantaine. Pour voir tout cela en détail, ils ont utilisé l’imagerie 3D et ont analysé les profils génétiques des cellules.

Cela leur a permis de créer des cartes très détaillées des différents types de cellules présentes dans les ovaires et de comprendre comment elles fonctionnaient à travers les âges. Ces travaux ont révélé des similitudes, mais aussi des différences cruciales entre la souris et l’humain. Par exemple, ils ont découvert que les œufs les plus âgés étaient plus similaires entre les humains et les souris que ne l’étaient les œufs jeunes. Une étape essentielle pour s’assurer que les souris pouvaient servir de modèle pour l’étude de la fertilité humaine.

Les cellules de soutien : plus complexes qu’on ne le pensait

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Dans les deux espèces, humain et souris, les ovaires contiennent des types de cellules similaires qui sont censées soutenir la croissance de l’ovule. Prenons les cellules de la granulosa, chez nous, elles entourent l’œuf et sont chargées de produire l’œstrogène. Les souris ont des cellules comparables qui font la même chose. Jusque-là, tout va bien.

Mais il y a une différence intéressante avec les cellules thécales. Chez l’humain, ces cellules fabriquent la testostérone et stimulent la granulosa, mais chez la souris, leur fonctionnement semble diverger un peu. Et la grande surprise est venue d’une autre découverte : la présence d’une cellule de soutien nerveuse, appelée la cellule gliale, dans les ovaires des deux espèces. Cette cellule se développe très tôt, durant la vie fœtale, et elle semble être un moteur qui stimule l’ovaire à produire des œufs.

Un lien prometteur avec le SOPK

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Ce rôle des cellules gliales pourrait être une clé majeure, notamment pour traiter le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Les chercheurs ont réussi à manipuler génétiquement le développement de ces cellules gliales chez les souris. Devinez quoi ? Leurs ovaires ont commencé à imiter ce que l’on observe chez les femmes atteintes de SOPK.

Cette manipulation a entraîné le développement d’un plus grand nombre d’œufs de stade précoce, mais malheureusement, ceux-ci n’ont pas réussi à mûrir correctement. C’est une observation très importante car elle donne un véritable espoir : si le modèle murin (souris) fonctionne pour le SOPK, cela pourrait enfin nous aider à développer de nouveaux traitements, qui sont franchement nécessaires pour cette maladie qui touche tant de femmes.

La rigidité du temps : quand l’ovaire vieillit physiquement

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En comparant les ovaires jeunes aux ovaires âgés, les scientifiques ont remarqué que la structure tissulaire elle-même changeait. Chez l’humain, on voit des écarts se former entre les œufs. Plus frappant encore : l’ovaire devient plus rigide. Pourquoi cette rigidité ? C’est l’accumulation de tissu fibreux, un peu comme des cicatrices.

Cette fibrose est probablement due au cycle continu d’ovulation et de réparation tissulaire qui se produit tout au long de la vie reproductive d’une femme. Ces changements physiques dans le tissu ovarien pourraient bien expliquer pourquoi les ovaires humains vieillissent relativement plus tôt que chez d’autres espèces. Cette découverte confirme une chose essentielle : ce n’est pas uniquement la qualité des œufs qui décline après 30 ans, mais bel et bien l’ensemble de l’écosystème ovarien qui est impliqué dans ce processus.

Conclusion : de nouvelles perspectives pour l’infertilité

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Grâce à ce type de recherche, la possibilité d’utiliser des modèles animaux pour étudier la santé des femmes va considérablement faire progresser notre compréhension de problèmes comme le SOPK et l’infertilité. Ce sont, rappelons-le, des domaines qui ont été historiquement et grandement sous-financés et sous-étudiés. C’était vraiment temps que ça bouge !

Ce savoir nouveau permet d’améliorer notre compréhension des processus fondamentaux du vieillissement ovarien. L’espoir est là : avoir de meilleurs diagnostics et, surtout, des traitements plus efficaces pour ces maladies souvent débilitantes qui affectent tant de femmes. L’ovaire, dans sa globalité, vient de passer du rôle de simple contenant à celui d’acteur principal du déclin de la fertilité. Une perspective rafraîchissante et porteuse d’avenir.

Selon la source : medicalxpress.com