La lutte quotidienne contre la distraction
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Des scientifiques du Picower Institute for Learning and Memory du MIT (Massachusetts Institute of Technology) pensent avoir trouvé une explication fascinante. Il semblerait que ce soit une activité neuronale coordonnée, prenant la forme d’une onde cérébrale en rotation, qui remette l’ordre dans notre tête après une perturbation. C’est un peu comme si le cerveau utilisait un phare tournant pour retrouver ses repères, voyez-vous.
La danse des pensées : le test de mémoire visuelle
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Comme on pouvait s’y attendre, ces petits accrocs impactaient leur performance. Soit ils ralentissaient leur réaction, soit, carrément, ils se trompaient. Pendant tout ce temps, l’équipe du Picower Institute, dirigée par le professeur Earl K. Miller, gardait un œil attentif sur l’activité électrique de centaines de neurones situés dans le cortex préfrontal. C’est cette région qui gère la pensée complexe, le « patron » de notre cognition, si vous voulez. C’est là que ça se joue.
Le mystère du codage d’espace mathématique
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Le professeur Miller l’a comparé à quelque chose de très visuel et poétique : « comme des étourneaux murmurant dans le ciel ». Vous savez, quand ces milliers d’oiseaux volent ensemble et forment ces figures incroyables ? L’activité neuronale, c’est un peu pareil, elle se déplace de façon hyper coordonnée.
Le cercle magique de la reconcentration
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Cette rotation n’était pas juste un joli graphique ; elle prédisait directement la réussite de l’animal. Quand l’animal s’en sortait sans erreur, le signal neuronal dessinait un cercle complet. Récupération terminée ! Par contre, quand la distraction entraînait une faute, la trajectoire s’arrêtait en chemin, elle manquait une trentaine de degrés en moyenne. On a aussi remarqué que la vitesse de cette trajectoire était plus lente en cas d’erreur, ce qui expliquerait pourquoi le cerveau n’a pas pu se rattraper à temps. C’est une preuve assez solide, je trouve.
Une question de temps : l’importance du répit
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Les données sont sans appel : cette organisation rotative, hautement coordonnée entre les neurones, est ce qui maintient le focus. Et notez bien ceci : ces rotations n’apparaissaient jamais spontanément. Elles étaient toujours déclenchées par l’effort d’ignorer une perturbation. Le cerveau est donc incroyablement efficace et ne gaspille pas d’énergie s’il n’y a pas de problème à résoudre. C’est rassurant.
Du mathématique au physique : la vraie rotation
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Les mesures ont montré que les pics d’activité neuronale avaient un ordre spatial bien défini, avec des angles changeant continuellement, exactement comme une onde qui balaie la surface. Fait incroyable : la vitesse de rotation de l’onde réelle était la même que celle de l’onde modélisée mathématiquement. Franchement, qui aurait cru qu’un cercle dans un graphique corresponde à un vrai mouvement dans notre tête ?
Un mode de calcul différent et plus naturel
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Pourquoi l’analogique ? Simplement parce que c’est bien plus économe en énergie que le digital. Et la biologie, comme on le sait, privilégie toujours les solutions qui consomment peu. C’est une manière différente, et peut-être plus naturelle, d’envisager la façon dont nos neurones travaillent ensemble.
Conclusion : Une nouvelle perspective sur la flexibilité du cerveau
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L’étude, menée par Tamal Batabyal et ses collègues (dont Scott Brincat, Jacob Donoghue, Mikael Lundqvist et Meredith Mahnke), montre que lorsque nous sommes distraits, le cerveau ne panique pas. Il s’active de manière coordonnée, crée cette vague rotative, et si le cercle est complété à temps, la concentration est restaurée. Une preuve de plus, s’il en fallait, que l’harmonie et la coordination neuronale sont absolument clés pour le fonctionnement de notre esprit.
Selon la source : medicalxpress.com