Santé aux États-Unis : Trump met la pression sur les assureurs à l’approche du « mur budgétaire » de 2026
Richard Davis - 2025-12-20 16:49
credit : Official portrait of President Donald J. Trump, Friday, October 6, 2017. (Official White House photo by Shealah Craighead)
Alors que des millions d’Américains font face à une échéance cruciale concernant le coût de leur couverture maladie, le président Donald Trump a ouvert un nouveau front vendredi 19 décembre. Depuis la Maison-Blanche, il a déclaré son intention de convoquer les dirigeants des grandes compagnies d’assurance santé privées pour exiger une baisse immédiate de leurs tarifs.
Un « pari » présidentiel sur la baisse des coûts
À quelques jours de la fin de l’année 2025, l’ambiance est à l’urgence à Washington. Lors d’une allocution officielle, le président républicain a improvisé une proposition directe à l’encontre du secteur des assurances. « C’est juste une idée que j’ai là », a lancé Donald Trump, affirmant qu’une simple réunion au sommet pourrait suffire à infléchir les courbes tarifaires.

Crédit : votrequotidien.ca (Image IA)
« Je suis sûr que si j’organisais une réunion avec les compagnies d’assurance […] je suis prêt à parier qu’elles réduiraient leurs prix. Je vais appeler ces compagnies d’assurance qui se font tellement d’argent, et il faut qu’elles se fassent moins, beaucoup moins d’argent. »
Cette déclaration intervient alors que le système de santé américain, basé majoritairement sur des acteurs privés souvent liés aux employeurs, reste l’un des plus onéreux au monde. Selon les données de l’OCDE, les États-Unis dépensent en moyenne deux fois plus par habitant pour la santé que les autres pays développés.
Extension de l’accord pharmaceutique
Cette sortie contre les assureurs s’est inscrite en marge d’une annonce concrète concernant le prix des médicaments. L’administration Trump a officialisé l’élargissement d’un accord visant à réduire les coûts des prescriptions, un modèle déjà éprouvé avec des géants comme Pfizer ou AstraZeneca.

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Vendredi, neuf nouveaux laboratoires ont rejoint ce protocole, portant le total des signataires à quatorze. Parmi les nouveaux entrants figurent des poids lourds du secteur tels que :
- Sanofi
- Merck
- Novartis
- Bristol Myers Squibb
- GSK
- Amgen
- Gilead Sciences
- Boehringer Ingelheim
- Genentech
L’objectif affiché est de combler l’écart de prix massif entre le marché américain et le marché européen, une étude de la Rand Corporation soulignant que les Américains paient leurs ordonnances en moyenne 2,5 fois plus cher que les Français.

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La menace de la fin des aides « Obamacare »
Le timing de ces annonces est critique. Au 31 décembre 2025, les aides financières fédérales (subventions améliorées via l’Inflation Reduction Act) qui soutiennent actuellement plus de 20 millions d’Américains inscrits au programme « Obamacare » (Affordable Care Act) doivent expirer.
Sans prolongation législative de dernière minute, le choc tarifaire pour les ménages s’annonce brutal. Selon les projections d’organismes indépendants comme la Kaiser Family Foundation (KFF) ou le Commonwealth Fund, la facture pourrait plus que doubler pour de nombreux assurés. Une personne payant une moyenne annuelle de 888 dollars en 2025 pourrait voir sa prime bondir à environ 1 906 dollars dès 2026.
Un enjeu électoral pour 2026
Au-delà de l’économie, la manœuvre est hautement politique. Alors que le coût de la vie reste une préoccupation majeure des électeurs, le Parti républicain cherche à désamorcer les critiques avant les élections de mi-mandat (midterms) prévues fin 2026. En ciblant publiquement les profits des assureurs et en actant des baisses sur les médicaments, l’exécutif tente de rassurer une base électorale inquiète face à l’inflation médicale.
Selon la source : lapresse.ca