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Vers une fin des traitements lourds ? Cette méthode lumineuse qui cible le cancer à 92 %

credit : votrequotidien.ca (image IA)

Quand soigner ne rime plus avec souffrir

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On a tous, malheureusement, cette image en tête. Celle du combat contre le cancer qui ressemble parfois à une guerre d’usure, où les armes utilisées pour détruire la maladie finissent par abîmer le malade lui-même. C’est le grand paradoxe de la médecine moderne : la chimiothérapie ou la radiothérapie sauvent des vies, c’est indéniable, mais à quel prix ? Fatigue écrasante, nausées, douleurs… la liste est longue et bien connue des patients. On se demande souvent pourquoi, en 2025, il est encore si difficile de viser juste sans faire de dégâts collatéraux.

C’est peut-être sur le point de changer. Enfin, c’est ce que suggère une avancée fascinante qui nous vient d’une collaboration transatlantique. Imaginez une méthode capable de faire le tri, presque intelligemment, entre ce qui doit être détruit et ce qui doit être préservé. Des chercheurs ont mis au point une thérapie qui délaisse la force brute pour une précision quasi chirurgicale, utilisant de simples particules d’étain et de la lumière. Une approche plus douce, plus respectueuse de nos tissus, qui pourrait bien renvoyer les effets secondaires lourds au rang de mauvais souvenirs.

Une alliance inattendue entre le Texas et le Portugal

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C’est souvent aux frontières de plusieurs disciplines que naissent les meilleures idées. Ici, c’est le fruit d’un travail conjoint entre l’Université du Texas à Austin et l’Université de Porto. L’équipe a décidé de contourner les méthodes classiques. Au lieu d’injecter des produits chimiques agressifs qui circulent partout dans le sang, ils ont parié sur la lumière. Mais pas n’importe comment. Leur dispositif repose sur un duo étonnant : une lumière LED dans le proche infrarouge et des nanoflakes (des sortes de minuscules paillettes) d’oxyde d’étain, ou SnOx pour les intimes.

Le principe est d’une simplicité déconcertante, du moins sur le papier. Ces particules d’étain ont une propriété physique géniale : elles absorbent cette lumière spécifique et la transforment immédiatement en chaleur. Une fois qu’elles sont près des cellules malades, on allume la LED, et ça chauffe. Uniquement là où c’est nécessaire. Ce qui est malin, c’est l’utilisation de la LED. Contrairement aux lasers médicaux habituels, qui coûtent une fortune, prennent une place folle et peuvent parfois brûler les tissus sains par accident, la LED est bon marché, accessible et beaucoup plus douce. C’est une technologie qu’on maîtrise bien et qui rend le traitement potentiellement disponible pour tous, pas juste dans les grands centres hospitaliers de pointe.

Des résultats qui dépassent les espérances

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On pourrait se dire « encore une promesse de laboratoire », mais les chiffres publiés par l’équipe dans la revue ACS Nano sont assez bluffants. Lors des tests, il n’a fallu que trente minutes d’exposition pour voir les effets. Et quels effets ! Sur des cellules de cancer de la peau, la technique a permis d’éliminer jusqu’à 92 % des cellules cancéreuses. Vous avez bien lu, la quasi-totalité, et le tout sans égratigner les tissus sains autour. C’est cette sélectivité qui change tout.

Les chercheurs, menés notamment par Jean Anne Incorvia et Artur Pinto, ne se sont pas arrêtés là. Ils ont testé la méthode sur d’autres types de cellules. Pour le cancer colorectal, le taux d’élimination est d’environ 50 %. C’est moins spectaculaire que pour la peau, certes, mais cela prouve que le principe fonctionne sur des structures cellulaires différentes, même si l’efficacité varie. Autre point crucial relevé par l’étude : la stabilité thermique. En gros, on peut répéter l’opération plusieurs fois, le système ne s’essouffle pas, la chaleur reste constante. C’est essentiel si on envisage un traitement sur la durée.

Vers un soin à domicile ?

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C’est là que l’imagination s’emballe un peu. Si cette technologie est si simple et les LED si peu coûteuses, pourquoi rester à l’hôpital ? Artur Pinto, qui dirige le volet portugais de la recherche, évoque déjà des scénarios qui feraient rêver n’importe quel malade contraint aux allers-retours en clinique. On parle de potentiels mini-appareils portables. Imaginez un patient qui vient de subir une opération pour retirer une tumeur ; il pourrait rentrer chez lui avec un petit dispositif à appliquer sur la peau pour « nettoyer » les dernières cellules récalcitrantes et éviter la récidive.

Ce projet, soutenu par le programme UT Austin Portugal, a d’ailleurs reçu de nouveaux financements pour adapter la technique au cancer du sein. C’est un changement de philosophie complet : soigner sans mutiler, traiter en ambulatoire, voire depuis son canapé. Bien sûr, il faudra attendre la confirmation des essais cliniques – la route est encore longue avant que ce soit chez votre médecin – mais cette approche incarne une médecine plus humaine. Une médecine qui ne cherche plus seulement à tuer la maladie, mais à préserver la qualité de vie de celui qui la porte.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.